UN RE­TOUR MUS­CLÉ AU GRAND ÉCRAN

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Agence QMI | Pour Les sa­cri­fiés, qui sort le 13 août, Syl­ves­ter Stal­lone a réuni une dis­tri­bu­tion de choc com­pre­nant, entre autres, Ja­son Sta­tham, Jet Li, Mi­ckey Rourke et Dolph Lund­gren.

Pour son nou­veau long-mé­trage − dont il est réa­li­sa­teur et scé­na­riste, en plus de te­nir le rôle prin­ci­pal −, Syl­ves­ter Stal­lone a fait très fort.

En ef­fet, Ja­son Sta­tham, Ar­nold Sch­war­ze­neg­ger, Bruce Willis, Ran­dy Cou­ture, Jet Li, Ter­ry Crews, Dolph Lund­gren et Mi­ckey Rourke s’y par­tagent la ve­dette. Et cette bro­chette de spé­cia­listes de films d’ac­tion in­carnent les membres d’un com­man­do de mer­ce­naires, char­gés d’al­ler mettre le dic­ta­teur d’un pays du golfe du Mexique hors d’état de nuire.

Par­mi les pre­miers ap­pe­lés de l’in­ter­prète de Ram­bo, le sué­dois de 52 ans Dolph Lund­gren, son ad­ver­saire dans Ro­cky IV, il y a 25 ans.

«Il m’a ap­pe­lé il y a en­vi­ron un an et de­mi avec le pro­jet. J’ai tout de suite ac­cep­té, tant le scé­na­rio m’a plu », se rap­pelle l’ac­teur à la sta­ture im­pres­sion­nante. C’est le cô­té « vieille école» du film qui a rem­por­té son adhé­sion: « L’idée est très cool, et le fait que l’his­toire se concentre sur un groupe de mecs qui partent en mis­sion m’a rap­pe­lé les films d’ac­tion que je re­gar­dais quand j’étais ga­min. »

LE MÊME SOU­CI DU DÉ­TAIL

Les re­trou­vailles des deux hommes se sont par­fai­te­ment bien pas­sées, Dolph Lund­gren n’ayant re­mar­qué qu’une dif­fé­rence de taille entre le Sly des an­nées 1980 et ce­lui de 2010.

« J’ai eu l’im­pres­sion d’avoir un fla­sh­back. Il ne por­tait pas de short de boxe et son corps n’était plus cou­vert de va­se­line pour le faire briller, mais c’était le même homme», confie Dolph Lund­gren. «Il est tou­jours aus- si con­cen­tré sur son tra­vail et tou­jours aus­si strict sur le pla­teau », car Syl­ves­ter Stal­lone, réa­li­sa­teur, s’at­tend à un pro­fes­sion­na­lisme exem­plaire de la part des ac­teurs qu’il em­bauche.

« Tout le monde doit faire son tra­vail, et il est par­fai­te­ment au cou­rant de tous les as­pects de la pro­duc­tion. »

Dolph Lund­gren ré­vèle qu’il a quand même trou­vé son com­plice «plus at­ten­tion­né» qu’à l’époque de Ro­cky IV. « Il a pris le temps de par­ler avec tous les co­mé­diens. Syl­ves­ter Stal­lone s’est peut-être adou­ci avec l’âge », dit-il en riant. Et quand on lui de­mande si c’est aus­si son cas, ce cham­pion de ka­ra­té, qui a dé­jà été le garde du corps de Grace Jones, doit bien ad­mettre que oui.

Pen­dant le tour­nage des Sa­cri­fiés, qui s’est dé­rou­lé au prin­temps et à l’été 2009 au Bré­sil et en Loui­siane, l’am­biance était au beau fixe. Mal­gré la plé­thore d’ac­teurs à suc­cès et la tes­to­sté­rone sur le pla­teau, pas de mau­vaise hu­meur ni d’at­ti­tudes de di­va.

« Nous étions comme de vieux en­fants vou­lant en­core jouer aux sol­dats », se sou­vient Dolph Lund­gren. « Sur une pro­duc­tion de cette am­pleur [NDLR : le bud­get de pro­duc­tion tourne au­tour de 80 mil­lions de dol­lars], on a plein de beaux jouets, des équipes de cas­ca­deurs, quan­ti­té de vé­hi­cules, des tonnes d’ex­plo­sifs, etc. Tout est plus gros. Et nous sommes tous là pour faire un bon film. De plus, on sen­tait qu’on fai­sait par­tie d’une équipe spé­ciale. »

PHOTO KEYSTONE

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