À son rythme

Gilles La­tu­lippe cam­pe­ra un en­tre­pre­neur de pompes fu­nèbres dans L’au­berge du chien noir, de re­tour cet au­tomne à Ra­dio-Ca­na­da.

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Serge Drouin SERGE.DROUIN@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

« Pour le mo­ment, c’est un pe­tit rôle, mais peut-être que les au­teurs (Syl­vie Lus­sier et Pierre Poi­rier) lui don­ne­ront plus de place. De toute ma­nière, je leur ai dit qu’à par­tir du mois d’oc­tobre, je pars pas­ser l’hi­ver en Flo­ride », pré­cise le co­mique.

À SON RYTHME

Plus pré­ci­sé­ment, le per­son­nage de Gilles La­tu­lippe ver­ra son éta­blis­se­ment dé­truit par un in­cen­die. « Il loue­ra alors des salles à l’au­berge pour pour­suivre ses ac­ti­vi­tés. Il ai­me­ra tel­le­ment ça qu’il fi­ni­ra par de­ve­nir un com­pé­ti­teur de l’au­berge », ex­plique La­tu­lippe.

Avec 51 ans de car­rière der­rière lui, Gilles La­tu­lippe tra­vaille main­te­nant à son rythme. Il est heu­reux d’être de l’Au­berge tout comme il a ac­cep­té de faire un ca­méo dans le film Cabotins, d’Alain Des­ro­chers. « Je fais un chauf­feur de taxi qui ra­conte des his­toires. Je ne sais vrai­ment pas pour­quoi ils ont pen­sé à moi », lance-t-il à la blague. « J’ai ac­cep­té ce ca­méo à cause de Ré­mi Gi­rard. C’est un co­mé­dien pour qui j’ai beau­coup d’ad­mi­ra­tion. »

À DRUM­MOND­VILLE

En ce mo­ment, Gilles La­tu­lippe joue à Drum­mond­ville dans la pièce qu’il a écrite et qu’il met en scène, La course au ma­ria

ge. Il s’agit d’une pièce écrite il y a 36 ans re­vi­si­tée par La­tu­lippe puis­qu’au dé­part, elle était pré­sen­tée sous forme de comédie mu­si­cale.

Voi­là main­te­nant 16 ans que le co­mé­dien joue dans cette ville du Québec. La pièce ra­conte l’his­toire d’un di­rec­teur d’une mai­son de haute cou­ture cé­li­ba­taire et qui compte bien le res­ter. C’est pour ça qu’il de­mande à son se­cré­taire de se dé­bar­ras­ser des conquêtes qui vou­draient tôt s’at­ta­cher. Tou­te­fois, un oncle pa­ri­sien an­nonce sa vi­site et croit que notre hé­ros est ma­rié. Vite, il faut lui trou­ver une conjointe. Et ce per­son­nage est joué par une spec­ta­trice!

La course au ma­riage est pré­sen­tée jus­qu’au 11 sep­tembre à l’église Saint-Jean Baptiste puisque des ré­no­va­tions sont en cours au Centre cultu­rel de Drum­mond­ville. Outre La­tu­lippe, elle met en ve­dette une di­zaine de co­mé­diens dont Jacques Sal­vail, Guy Go­din et Ma­rielle Lé­veillée...

EN RAP­PEL

Les fans du co­mé­dien peuvent aus­si le voir à Prise 2 alors que le ré­seau pré­sente Sym

pho­rien. Pour ces re­prises, La­tu­lippe et sa bande sont payés 20 % du ca­chet du temps (1970). « Si, en exemple, on était payé 300 $ par show, nous re­ce­vons 60 $. On nous dit qu’avec Prise 2, on nous ra­mène à l’écran. Je veux bien, mais ce n’est pas pour une bonne oeuvre. La sta­tion de té­lé vend tout de même ses pubs aux prix d’au­jourd’hui. »

Par ailleurs, ap­pe­lé à com­men­ter le lan­gage cru de cer­tains de nos hu­mo­ristes, Gilles La­tu­lippe di­ra que « si les hu­mo­ristes d’au­jourd’hui avaient fait car­rière il y a 40 ans, ils n’au­raient ja­mais fait de té­lé. À moins qu’ils adaptent leur lan­gage. Nous étions très sur­veillés à l’époque. On n’au­rait ja­mais pu dire « câ­lisse ». Moi j’ai ra­con­té des blagues sous la cein­ture toute ma vie mais, à la té­lé, j’adap­tais mon lan­gage. Je par­lais d’un gars « bien gâ­té par la Na­ture » au lieu de dire « un gars avec une grosse qué­quette », conclut le co­mique.

La course au ma­riage est pré­sen­tée jus­qu’au 11 sep­tembre à l’église Saint-Jean Baptiste de Drum­mond­ville. Pour in­fos : www.centre-cultu­rel.qc.ca ou www.ova­tion.qc.ca.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.