La sar­riette, une herbe aphro­di­siaque?

Le Journal de Quebec - Weekend - - SAVEURS - Cinzia Cu­neo

On ap­pré­ciait aus­si la sar­riette, car elle était, bien avant l’ar­ri­vée du poivre et du pi­ment, un des condi­ments les plus re­le­vés. Elle a d’ailleurs ser­vi de sub­sti­tut au poivre en Eu­rope pen­dant la Se­conde Guerre mon­diale, lorsque ce der­nier était rare. La sar­riette entre dans la com­po­si- La sar­riette est une plante vi­vace aro­ma­tique, ori­gi­naire du bas­sin mé­di­ter­ra­néen, dont on connaît au moins 15 es­pèces, les plus cou­rantes étant la sar­riette des jar­dins (hor­ten­sis) et la sar­riette vi­vace (mon­ta­na). Au temps des Ro­mains, on lui at­tri­buait un ef­fet aphro­di­siaque, d’où son nom « sa­tu­re­ja », qui si­gni­fie l’herbe à sa­tyre (créa­ture my­tho­lo­gique mi­homme mi-chèvre, connue pour sa vi­gueur sexuelle). tion de di­vers mé­langes aro­ma­tiques, dont les herbes de Pro­vence. Dans de nom­breuses cui­sines du monde, on l’ajoute à la cuis­son des haricots et de tous les lé­gumes secs, car elle pré­vient les fla­tu­lences. En Allemagne, on l’ap­pelle en ef­fet boh­nen

kraut, soit herbe aux haricots. La sar­riette est par­fois ven­due fraîche (en sai­son), mais on la trouve sur­tout sé­chée. Très po­pu­laire dans la cui­sine tra­di­tion­nelle du Québec, la sar­riette est in­dis­pen­sable à la soupe aux pois, la soupe aux gour­ganes et les ci­gares au chou.

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