SUR SCÈNE AVEC JOHN­NY HAL­LY­DAY... UN MO­MENT IN­OU­BLIABLE

Trois mo­ments ma­giques dans la vie d’Isabelle Boulay, qui l’ha­bi­te­ront jus­qu’à la fin de ses jours. C’est alors qu’elle parle de sa ren­contre sur scène avec John­ny Hal­ly­day, à Ber­cy, pour les 60 ans du chan­teur ve­dette.

Le Journal de Quebec - Weekend - - ISABELLE BOULAY | JOHNNY HALLDAY - Mi­chelle Coudé-Lord MCLORD@JOUR­NALMTL.COM

C’était en juin 2003. « Nous étions sur scène, au Parc des Princes, de­vant 60 000 per­sonnes et 60 mil­lions de té­lé­spec­ta­teurs. Chan­ter avec John­ny Hal­ly­day, c’est une ex­pé­rience in­croyable. Ça me rap­pe­lait mon pre­mier duo avec Gil­bert Bé­caud. Ce sont des gens d’ex­cep­tion. John­ny Hal­ly­day a une voix éblouis­sante. Ce soir-là, je me sou­viens, sa voix vi­brait dans tous mes os, tout mon corps. Pour moi c’était comme chan­ter avec un dieu. J’avais tel­le­ment peur. Et dire qu’une amie proche de l’en­tou­rage de John­ny Hal­ly­day m’a rap­por­té qu’il avait af­fir­mé que j’avais su le ras­su­rer et apai­ser ses peurs. Nous res­sen­tions la même force. Ça m’émeut en­core au­jourd’hui », ra­conte une Isabelle Boulay vi­brante de vé­ri­té.

Elle s’en est beau­coup in­quié­té, ces der­niers temps de son John­ny.

« J’ai pris beau­coup de ses nou­velles. Il va bien. Pour moi, John­ny Hal­ly­day, c’est comme Piaf. Ce sont des ar­tistes qui n’ont ja­mais ou­blié d’où ils viennent, ils ont pous­sé sur le trot­toir et sont tou­jours res­tés vrais. Ce sont de beaux mo­dèles », es­time l’in­ter­prète qué­bé­coise.

SON PRE­MIER OLYM­PIA

Puis, il y a eu son pre­mier Olym­pia, seule, le 4 dé­cembre 2000.

« C’était hal­lu­ci­nant, je ne tou­chais plus le sol. Je lé­vi­tais. Un jour, j’avais dit à ma mère, qui était une grande ad­mi­ra­trice des ar­tistes fran­çais et li­sait Paris Match, que j’al­lais un jour chan­ter à l’Olym­pia de Paris. J’étais toute pe­tite. J’y croyais tel­le­ment ».

Elle se rap­pel­le­ra éga­le­ment sa vic­toire à 17 ans du prix du pu­blic et de la meilleure in­ter­prète du Fes­ti­val de chan­son de la Pe­tite-Vallée.

« C’était la pre­mière grande marque de confiance du pu­blic », pré­cise-t-elle.

COMME ÇA ME CHANTE

Dans ce nou­veau spec­tacle qui dé­bute jeu­di pro­chain et qui l’amè­ne­ra dans une vaste tour­née à tra­vers tout le Québec, Isabelle Boulay dit « vou­loir faire du bien aux gens. »

« Je les in­vite à ren­trer les yeux fer­més et le coeur ou­vert. C’est une ex­pé­rience que je dé­sire leur faire par­ta­ger. »

Et elle ajoute « la vie est un ca­deau qu’il faut pro­fi­ter le plus pos­sible, mal­gré les évé­ne­ments dif­fi­ciles, par­fois. Moi, j’em­ma­ga­sine le plus de beau­té pos­sible, car nous sommes à l’abri de rien. Je me dis que pour éven­tuel­le­ment faire face à ce­la, il faut que mes ré­serves de beau­té soient bonnes » conclut Isabelle Boulay, sou­riante et sûre d’elle.

PHOTO D’ARCHIVES

Être com­plice sur scène avec John­ny Hal­ly­day, un ca­deau de car­rière pour Isabelle Boulay.

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