Au som­met de la gloire

De tous les groupes punk qui ont émer­gé dans les an­nées 1990, au­cun n’a ob­te­nu un suc­cès de masse com­pa­rable à ce­lui de Green Day. En quinze ans, le trio ca­li­for­nien est pas­sé du sta­tut de sa­veur du mois à ce­lui de mé­ga-for­ma­tion rock qui peut se per­met­tr

Le Journal de Quebec - Weekend - - NOUVELLES - Cé­dric Bé­lan­ger cedric.be­lan­ger@jour­nal­de­que­bec.com

Per­sonne n’au­rait ima­gi­né un tel scé­na­rio quand, en 1994, Billie Joe Arm­strong, Mike Dirnt et Tré Cool chan­taient Basket Case et

Long­view et s’ins­pi­raient de la diar­rhée qui les af­fli­geait pour bap­ti­ser un al­bum ( Doo

kie).

Pour­tant, le 20 avril, la ver­sion scé­nique d’Ame­ri­can Idiot, leur pre­mier opé­ra-rock lan­cé en 2004, pre­nait l’af­fiche au théâtre Saint-James.

« Ce qui fait un vé­ri­table ar­tiste, c’est sa ca­pa­ci­té de se mettre en dan­ger et se rend- re vul­né­rable », avait alors dé­cla­ré Arm­strong, qui était confiant qu’un al­bum ven­du à quinze mil­lions d’exem­plaires puisse at­ti­rer un nou­veau pu­blic sur Broad­way.

65 MIL­LIONS D’AL­BUMS

Pa­ri re­le­vé pour Green Day puisque la pro­duc­tion tien­dra l’af­fiche jus­qu’en jan­vier 2011. Une autre réus­site pour un groupe qui a ven­du plus de 65 mil­lions d’al­bums en car­rière et qui a même un jeu rock band à son nom de­puis peu.

Les pre­miers al­bums pa­rus au dé­but des an­nées 1990, 39/Smooth et Ker­plunk, n’an­non­çaient pour­tant rien de tel. Green Day de­meu­rait un se­cret bien gar­dé, mais Ker­plunk a tout de même at­ti­ré l’at­ten­tion de quelques éti­quettes de disques ma­jeures.

C’est fi­na­le­ment Re­prise qui a mis le grap­pin sur le groupe et, en 1994, Green Day ba­layait tout sur son pas­sage avec l’al­bum Doo­kie, du­quel ont été ex­traites Long­view, When I Come Around et Basket Case.

Ont sui­vi In­som­niac, Nim­rod et War­ning de même qu’un creux de vague au tour­nant du millé­naire. Green Day n’est ce­pen­dant pas de­meu­ré dans l’ombre long­temps et a fait un re­tour fra­cas­sant, en 2004, avec Ame­ri­can Idiot, un brû­lot po­li­tique qui a ra­me­né le trio à l’avant-plan. Le concept d’al­bum opé­ra-rock a été ex­ploi­té de nou­veau, l’an der­nier, avec la sor­tie de 21st Century Break­down, qui a re­çu un ac­cueil très fa­vo­rable de la cri­tique.

RE­TOUR À QUÉBEC

Au som­met de sa po­pu­la­ri­té, Green Day se trouve ac­tuel­le­ment au coeur d’une tour­née mon­diale qui les amène à Québec, à l’Ago­ra, ven­dre­di soir pro­chain, et à Mon­tréal, le len­de­main.

Les fans de la ca­pi­tale, peu gâ­tés par le groupe qui ne les a jus­qu’ici vi­si­tés qu’à deux re­prises, en 1995 et 2005, pour­ront se re­prendre, puisque Green Day leur of­fri­ra un mi­ni­mum de deux heures de mu­sique. Pi­geant al­lè­gre­ment dans tout leur ré­per­toire et s’of­frant quelques re­prises,

Arm­strong et ses com­pères ont joué plus d’une tren­taine de titres au cours de leurs ré­cents concerts et tout in­dique qu’il en se­ra de même au Québec.

Ce se­ra tout un contraste avec leur spec­tacle au Colisée, le 28 oc­tobre 1995, deux jours avant le ré­fé­ren­dum sur la sou­ve­rai­ne­té, quand ils avaient ba­lan­cé leur ma­té­riel en soixante-dix mi­nutes bien tas­sées.

GREEN

DAY

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