SLASH AVANT QU’IL NE SOIT TROP TARD

En 1978, un ado­les­cent de Hol­ly­wood nom­mé Saul Hud­son a vu un com­pa­gnon de classe se bles­ser en fai­sant du ska­te­board et il s’est ar­rê­té pour lui por­ter secours.

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - DARRYL STER­DAN

Ni un ni l’autre ne se dou­tait que 32 ans plus tard, Saul Hud­son, mieux connu sous le nom de Slash, lé­gende de la gui­tare rock, ai­de­rait de nou­veau Ste­ven Ad­ler à se re­mettre sur pied.

Après une ving­taine d’an­nées sans contacts, les amis d’en­fance et an­ciens membres de Guns N’ Roses se sont re­trou­vés : Slash est ve­nu à l’aide de Ste­ven Ad­ler afin de l’ai­der à sur­mon­ter les nom­breuses dé­pen­dances qui ont dé­truit sa car­rière et lui ont presque coû­té la vie.

« Ce n’est cer­tai­ne­ment pas comme si j’avais dé­ci­dé de tour­ner la page sur mon ami­tié avec Ste­ven, ra­conte Slash. Pen­dant toutes ces an­nées, je me te­nais au cou­rant de ce qui se pas­sait dans sa vie et quand les choses al­laient vrai­ment mal, j’ai ten­té de lui ve­nir en aide. Je me suis em­bar­qué avec lui dans une longue route vers la gué­ri­son. Je vou­lais vrai­ment m’as­su­rer que je réus­si­rais à le ré­chap­per avant qu’il ne soit vrai­ment trop tard. »

Et « trop tard » est un eu­phé­misme. L’his­toire sor­dide de Ste­ven Ad­ler, qu’il a ra­con­té en dé­tail dans son au­to­bio­gra­phie in­ti­tu­lée My Ap­pe­tite for Des­truc­tion : Sex &

Drugs & Guns N’ Roses, com­prend 28 « over­doses », d’in­nom­brables sé­jours en dé­sin­tox, trois ten­ta­tives de sui­cide, deux in­farc­tus, des sé­jours en pri­son, un ac­ci­dent vas­cu­laire cé­ré­bral qui ont lais­sé un trouble d’élo­cu­tion en guise de sé­quelle, sans par­ler de l’in­di­gni­té de s’être fait mettre à la porte du groupe Mais pour lui, tout ce­la est chose du pas­sé. « Le simple fait d’avoir de nou­veau une vraie re­la­tion avec mon ami Slash m’est suf­fi­sant, ex­plique le bat­teur de 45 ans. Il m’est d’un sou­tien in­es­ti­mable, que ce soit en ce qui concerne ma so­brié­té ou ma re­mise sur pied. J’ai tou­jours eu énor­mé­ment d’ad­mi­ra­tion pour lui, même lorsque nous étions ado­les­cents. »

Ce qui ne si­gni­fie pas pour au­tant qu’ils ont tou­jours par­ta­gé les mêmes points de vue.

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