Le lau­rier, sym­bole de vic­toire et sa­gesse

Le Journal de Quebec - Weekend - - SAVEURS - Cinzia Cu­neo

Ori­gi­naire de la Mé­di­ter­ra­née, le lau­rier est un ar­buste vi­vace à feuilles en forme de fer de lance, qui dé­gagent un arôme très pro­non­cé lors­qu’on les brise, car elles sont riches en huiles es­sen­tielles. On les uti­lise en cui­sine, sur­tout sé­chées, pour aro­ma­ti­ser ma­ri­nades, soupes et tout plat mi­jo­té, car leur par­fum se dé­ve­loppe tout au long de la cuis­son. Dans l’An­ti­qui­té gré­co-ro­maine, on as­so­ciait le lau­rier au dieu Apol­lon, pa­tron de la mu­sique et des arts. Il était aus­si sym­bole de vic­toire : on cou­ron­nait de lau­rier les poètes et les gé­né­raux vic­to­rieux. Voi­là pour­quoi on dit qu’il ne faut pas « s’en­dor­mir sur ses lau­riers ». Quant au mot « bac­ca­lau­réat » (du la­tin bac­ca lau­rea), son ori­gine re­monte aux an­ciennes écoles de mé­de­cine, où on en­tou­rait la tête des jeunes di­plô­més de cou­ronnes de ra­meaux de lau­rier ( lau­rea) avec leurs baies ( bac­ca ) pour les gra­ti­fier.

Le feuillage du lau­rier étant dense et per­sis­tant, d’un beau vert sombre et brillant, il est aus­si culti­vé pour l’or­ne­men­ta­tion. Peu exi­geant en ce qui concerne le sol sur le­quel il pousse, il a tou­te­fois be­soin d’un cli­mat chaud. Je vous in­vite donc à unir l’utile à l’agréable en le fai­sant pous­ser à l’in­té­rieur de votre mai­son. Mais pour l’uti­li­ser en cui­sine, il ne faut sur­tout pas le confondre avec ses cou­sins le lau­rier-rose et le lau­rier-ce­rise qui sont eux très toxiques et uni­que­ment or­ne­men­taux!

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