MA­RIO DU­MONT:

<<LES PO­LI­TI­CIENS ME FONT PI­TIÉ>>

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Mi­chelle Coudé-Lord

MON­TRÉAL | Il a eu 40 ans le 19 mai der­nier. Ma­rio Du­mont a voue avoir connu une pre­mière sai­son de té­lé­vi­sion « en mon­tagnes russes ». Il a dû af­fron­ter « à la dure » la lutte aux fa­meuses cotes d’écoute. C’est pour­quoi il croit que sa nou­velle case ho­raire de 22h30 s’an­nonce ga­gnante. « Il fal­lait se don­ner le temps. Je crois que les gens qui ont ai­mé l’émis­sion dans la se­conde par­tie de la sai­son re­trou­ve­ront le même ton, la même fac­ture. L’étape de conso­li­da­tion est en­fin ter­mi­née. On a trou­vé notre ton et les té­lé­spec­ta­teurs sont prêts main­te­nant à en­tendre mes opi­nions, à les par­ta­ger et à les dé­battre. On sait plus où on s’en va », af­firme Ma­rio Du­mont.

Des chro­ni­queurs se joignent à lui, dont Gilles Proulx qui fait un re­tour à l’an­cien TQS. Du­mont-Proulx... ça pro­met cer­tains soirs.

« C’est une re­vue d’ana­lyse de l’ac­tua­li­té et une émis­sion d’opi­nions. Et je crois que le cré­neau de 22 h 30 se­ra beau­coup mieux pour nous. V a fait le choix ju­di­cieux, je crois, d’of­frir une pro­gram­ma­tion pour la fa­mille à l’heure du sou­per. L’an der­nier, nous avons es­sayé plu­sieurs choses; on a per­du des membres de l’équipe, les chan­ge­ments se sont mul­ti­pliés tout au long de la sai­son. Mais nous sommes par­ve­nus à trou­ver un bon équi­libre. Je suis confiant pour les mois à ve­nir », lance-t-il.

VI­VE­MENT LES COM­MU­NI­CA­TIONS

Il est tout à fait à l’aise que l’hu­mo­riste mor­dant, Jean-François Mer­cier, ré­chauffe sa salle juste avant.

« Son concept d’émis­sion est in­té­res­sant. J’ai confiance et j’étais un fan des Bou­gon. C’est un au­teur et un hu­mo­riste in­tel­li­gent ».

Ma­rio Du­mont se sent to­ta­le­ment pri­vi­lé­gié d’avoir eu ac­cès à une deuxième car­rière en com­mu­ni­ca­tions aus­si ra­pi­de­ment.

Et il ne fait pas de ja­loux dans sa fa­mille, car sa conjointe, Marie-Claude Bar­rette, une des ve­dettes de l’émis­sion Deux filles le ma­tin à TVA, pour­suit aus­si une car­rière au pe­tit écran avec suc­cès.

« Nous nous trou­vons tous les deux bien chan­ceux d’avoir pu ain­si re­tom­ber sur nos deux pattes, après une vie in­tense de 20 ans en po­li­tique. Ap­pe­lez ce­la de l’op­por­tu­nisme, de la chance, je ne sais pas, mais c’est fan­tas­tique de vivre ce­la », dit-il sans au­cune hé­si­ta­tion.

Il ne cache pas d’ailleurs que des mai­sons de pro­duc­tion ai­me­raient bien ini­tier une émis­sion té­lé­vi­sion pour le couple Du­mont-Bar­rette.

« C’est trop tôt. Je ne dis pas non pour plus tard. On ne sait ja­mais, mais sû­re­ment pas main­te­nant ».

Il a flir­té avec suc­cès cet été à la ra­dio au 98,5 FM et fe­ra par­tie de l’équipe de Paul Ar­cand cet au­tomne. « Paul est un homme que j’ad­mire et il le sait ».

Chaque ma­tin, il par­ta­ge­ra ses opi­nions en com­pa­gnie de Marie-France Baz­zo... un tête-à-tête ra­dio­pho­nique qui risque de sur­prendre et de faire ja­ser.

L’après-po­li­tique est bien beau pour Ma­rio Du­mont. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’a pas trou­vé ce­la dif­fi­cile l’an der­nier.

« Les cotes d’écoute vous rap­pellent à l’ordre. Et c’est plus fré­quent qu’un son­dage en po­li­tique. Mais c’est la réa­li­té de ce monde-là, et je l’ac­cepte. Di­sons, qu’une émis­sion comme la nôtre à 22 h 30 risque d’at­ti­rer plus de monde », conclut, op­ti­miste et fier, Ma­rio Du­mont, prêt à faire le com­bat au quo­ti­dien au pe­tit écran. Dé­but le 30 août de Du­mont à 22h30 à V. Il a un contrat d’un an avec V.

«Au dé­but, c’est une émis­sion qui s’est cher­chée beau­coup. Il nous a fal­lu trou­ver la bonne for­mule... je crois que pour cette 2e sai­son, le té­lé­spec­ta­teur ne se­ra pas dé­çu», in­dique Ma­rio Du­mont.

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