MU­SIQUE

EN­TRE­VUE AVEC LA SEXY KA­TY PERRY

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Jane Ste­ven­son Agence QMI

La chan­son Ca­li­for­nia Gurls (pas Girls), ti­rée de son nou­vel al­bum Tee­nage Dream da­van­tage axé sur la danse qui sor­ti­ra en ma­ga­sin le jeu­di 24 août, est de­ve­nue l’hymne fes­tif de l’été, avec Snoop Dogg rap­pant de fa­çon en­dia­blée à ses cô­tés tout le long de la chan­son.

Qu’est-ce qu’une Ca­li­for­nienne – dans son cas ori­gi­naire de San­ta Bar­ba­ra et éle­vée par des pas­teurs pen­te­cô­tistes – pour­rait vou­loir de plus, étant don­né qu’elle tire en­core par­ti du suc­cès de son pre­mier al­bum sor­ti en 2008, One of the Boys, et la chan­son à suc­cès qui l’a fait connaître, I Kis­sed a Girl?

« Je sen­tais que j’avais be­soin de me li­bé­rer de ce poids qui pe­sait sur ma poi­trine », af­firme Ka­ty Perry, 25 ans, blot­tie dans le ca­na­pé d’une salle d’ha­billage d’un club to­ron­tois si­tué au bord du lac, dans le cadre d’une en­tre­vue ex­clu­sive en tête à tête avec l’Agence QMI.

« J’avais en­vie de chan­ter des émo­tions qui étaient en­fer­mées en moi. Je sens que ce sont main­te­nant des chan­sons qui me re­pré­sentent vrai­ment, qui brossent un ta­bleau com­plet de ce que je suis, un ins­tan­ta­né qui tra­duit bien où je suis ren­due. Et je n’ai pas l’im­pres­sion qu’il manque quelque chose parce que je ne l’au­rais pas fait si vite. Pen­dant un cer­tain temps, je me di­sais : j’ai beau­coup de bi­joux, mais je n’ai pas de couronne. J’avais be­soin d’avoir une couronne tout en­tière. » Ka­ty Perry est ve­nue à To­ron­to pour écou­ter quelques pistes de Tee­nage

Dream à l’oc­ca­sion d’une fête qui a eu lieu au cours de la même fin de se­maine que les Mu­chMu­sic Vi­deo Awards.

« AL­COO­LIQUE »

En­jouée et pro­vo­ca­trice, comme d’ha­bi­tude de­vant un pu­blic ré­duit, Perry – vê­tue d’une robe mi­ni noire avec des pièces en forme de mains beiges ajou­tées à des en­droits sug­ges­tifs, des ta­lons hauts noirs et une queue de che­val nouant ses longs che­veux – si­ro­tait une Bud­wei­ser et plai­san­tait avant de pré­sen­ter chaque chan­son : « Je suis Ka­ty Perry et je suis al­coo­lique ».

« Pour le pre­mier disque, j’ai fait beau­coup plus d’en­tre­tiens en tête à tête parce que j’avais du temps pour faire la pro­mo­tion de l’al­bum. Mais cette fois, je vais da­van­tage droit au but, a-t-elle dit plus tard en soi­rée. Alors, plu­tôt que de dire “Al­lez-vous faire foutre, je suis cé­lèbre“, ce se­rait plu­tôt “Non, je sais que mon exis­tence dé­pend de ce type de re­la­tions avec tous ces gens, et c’est pour­quoi je les in­vite”. »

Ca­li­for­nia Gurls compte par­mi les chan­sons les plus lé­gères de l’al­bum Tee­nage

Dream, qui in­clut éga­le­ment des bal­lades amou­reuses plus sé­rieuses, comme Hum

ming­bird Heart­beat et Not Like the Mo­vies, in­fluen­cées par son fian­cé, l’ex-mau­vais gar­çon, co­mé­dien et ac­teur bri­tan­nique Rus­sell Brand ( Ame­ri­can Trip et Ou­blie Sa­rah

Mar­shall), qu’elle a ren­con­tré à mi-che­min de l’en­re­gis­tre­ment de son al­bum.

« FAITES FONDRE VOS POP­SICLES »

« Bien sûr, Ca­li­for­nia Gurls n’est pas la chan­son la plus pro­fonde du monde, mais ce n’est pas né­ces­sai­re­ment ce que j’es­sayais de faire », dit Ka­ty Perry, qui ap­pa­raît à de­mi­nue, éten­due sur de co­ton­neux nuages bon­bons sur la cou­ver­ture de son disque

Tee­nage Dream.

« Cette chan­son a été conçue spé­cia­le­ment pour cet été. Tout le monde est en va­cances ou en de­hors de l’école et les gens veulent sim­ple­ment quelque chose de jo­vial qui les fait se sen­tir sexy sans être nuls, tout en les fai­sant sou­rire. J’es­time qu’il y a quelques images dans la chan­son qui sont mi­gnonnes et amu­santes, et les pa­roles “faites fondre vos pop­sicles” sont une al­lu­sion gri­voise évi­dente. »

Sans ou­blier que, dans la vi­déo co­quine ins­pi­rée par Can­dy­land, on voit Ka­ty Perry avec le haut du bi­ki­ni gar­ni de can­nettes de crème fouet­tée qui va­po­rise la crème fouet­tée au­tour d’elle.

« Ah, mon Dieu, j’avais cette idée en tête de­puis l’été der­nier, dit-elle. J’avais l’idée de faire cette tour­née Can­dy­land, qui se fe­ra Dieu sait quand, mais je pense tou­jours d’avance à ce qui vien­dra par la suite. Donc, j’avais cette idée des su­cettes pla­cées sur les seins que vous pour­riez lâ­cher et lé­cher et don­ner à un membre du pu­blic. Puis, j’ai eu l’idée des sou­tiens-gorge gar­nis de va­po­ri­sa­teurs de crème fouet­tée et je n’ai ja­mais eu

la chance de l’uti­li­ser. La vi­déo l’a réus­sie par­fai­te­ment. Per­son­nel­le­ment, je ne veux ja­mais faire ce à quoi les gens s’at­tendent. Par exemple, quand vous en­ten­dez la chan­son Girls at the beach, in bi­ki­nis, and next to

no­thing, vous pen­sez au même trai­te­ment que vous avez vu dans dif­fé­rents vi­déo­clips. Mais moi, j’ai cru qu’il était temps de mettre mon jeu en scène et les seins avec la crème fouet­tée en fai­saient par­tie. »

Du­rant la fête or­ga­ni­sée pour faire l’écoute de son disque, Ka­ty Perry a plai­san­té en di­sant que la vi­déo – qui montre éga­le­ment un Gum­my­bear lui fai­sant un doigt d’hon­neur – était « aus­si in­no­cente que Miley Cyrus ».

FILLES PLUS RÉA­LISTES

Elle a af­fir­mé plus tard qu’elle ap­prou­vait le chan­ge­ment contro­ver­sé de Cyrus, cette an­née, consis­tant à pas­ser de reine du pop ado à une ar­tiste plus sexy, plus adulte.

« Elle sait exac­te­ment ce qu’elle fait. Je crois que beau­coup de chan­teuses pop qui pro­viennent d’un uni­vers quelque peu contrô­lé comme ce­lui de la chaîne de té­lé Ni­cke­lo­deon ou autre sentent tou­jours qu’elles doivent muer et s’épa­nouir à nou­veau, se trans­for­mer en pa­pillon, en paon ou je ne sais quoi. Je l’adore. Je crois qu’elle est hot. J’aime ce qu’elle fait. Elle est in­tel­li­gente, cette pe­tite. »

Perry pré­tend éga­le­ment ai­mer La­dy Ga­ga, en dé­pit d’un mes­sage an­té­rieur en­voyé sur Twee­ter di­sant que l’uti­li­sa­tion de l’ima­ge­rie re­li­gieuse de Ga­ga dans sa vi­déo Ale­jan­dro « était d’aus­si mau­vaise qua­li­té qu’un hu­mo­riste fai­sant une blague sur les pets ».

« Je crois que c’est une bonne pé­riode pour la mu­sique pop, parce qu’il y a quel­qu’un comme La­dy Ga­ga qui re­pousse les li­mites tel­le­ment loin que ce­la nous laisse, à nous, suf­fi­sam­ment de place pour s’amu­ser tout sim­ple­ment. Je crois que mon amie Rihanna est al­lée très loin, tant vi­suel­le­ment que par sa propre per­son­na­li­té. Je trouve Ke$ha mi­gnonne et je crois qu’il y a beau­coup d’oes­tro­gènes par­mi nous. »

Le ma­ga­zine Maxim vient en outre de nom­mer Ka­ty Perry à la tête de sa liste an­nuelle des 100 per­son­na­li­tés les plus hot. « Ouais, je pour­rais aus­si être la plus moche, ce que je suis pro­ba­ble­ment, plai­sante-t-elle. C’est dif­fi­cile d’être à la hau­teur de ce titre un tant soit peu et je ne suis pas du tout de leur avis, mais je suis flat­tée et je trouve aus­si mi­gnon qu’ils aient pris ce que j’es­time être moi – une balle cou­pée (comme au ba­se­ball). Je ne suis pas né­ces­sai­re­ment aus­si sexy que Me­gan Fox, Angelina Jo­lie ou Zoe Sal­da­na, qui au­raient dû être en pre­mière po­si­tion à mon avis, mais je crois que mes blagues sont peut-être plus drôles. Qui sait? Les seins s’af­faissent et les fesses gros­sissent, alors les gars doivent au­jourd’hui fan­tas­mer sur des filles plus réa­listes. »

LA SCH­TROUMP­FETTE

Ka­ty Perry se pré­pare éga­le­ment à faire ses dé­buts au grand écran, l’an pro­chain, en in­ter­pré­tant la Sch­troump­fette dans le pro­chain film des Sch­troumpfs.

« C’est un film plus fa­cile à faire que ce que Rus­sell a fait, c’est de l’ani­ma­tion. Mais je me sers de ma voix tous les jours et je me vois des fois comme un per­son­nage de bande des­si­née, alors ce n’est pas si ti­ré par les che­veux que ça. C’est ri­go­lo aus­si parce qu’on ne m’a ja­mais per­mis de re­gar­der un film de Sch­troumpfs, peut-être parce que l’his­toire était ba­sée sur la sorcellerie ou la magie, ou que Smur­fette, étant la seule femme du vil­lage, était en fait une pute, je ne sais pas trop. Mais vous pou­vez vous ima­gi­ner com­ment ma mère a ré­agi quand je l’ai ap­pe­lée et que je lui ai dit : « Hé, je vais être Smur­fette ! » J’ap­puie cons­tam­ment sur leurs bou­tons. Il était rouge quand je suis né, mais de­puis ce temps-là, toute la pein­ture s’est usée gra­duel­le­ment. »

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