« J’AI L’IN­TEN­TION DE FAIRE BOU­GER LES CHOSES »

Le Journal de Quebec - Weekend - - AC­TUA­LI­TÉS - Yves Bou­dreau

MON­TRÉAL | Dès cet au­tomne et du­rant 14 se­maines, le pu­blic est in­vi­té à pé­né­trer dans le quo­ti­dien et l’in­ti­mi­té de Claude Du­bois et de sa fa­mille, grâce à l’émis­sion Du­bois en réa­li­té.

Qui au­rait cru que Claude Du­bois ac­cep­te­rait un jour de jouer son propre rôle dans une té­lé­réa­li­té où l’on pour­rait le voir dans son in­ti­mi­té avec sa jeune femme, Ch­rys­tal, et ses deux en­fants, William et Me­lo­dy Cléa? « Je n’ai ja­mais été contre ce genre d’émis­sion si c’est bien fait, af­firme Claude Du­bois. La dé­ci­sion a été fa­cile à prendre, parce que j’ai des choses à dire et Ch­rys­tal aus­si. »

Mais que ver­rons-nous dans cette émis­sion où les ca­mé­ras suivent l’ar­tiste et sa fa­mille presque 24 heures sur 24? Claude n’a pas l’in­ten­tion de par­ler la langue de bois. « Il n’est pas ques­tion de faire un show plate dans le genre “ouvre la switch, ferme la switch”. J’ai l’in­ten­tion de bras­ser la cage, de faire bou­ger les choses, po­li­ti­que­ment et so­cia­le­ment. »

Ch­rys­tal, plus ré­ser­vée que son cé­lèbre ma­ri et moins ha­bi­tuée à l’ob­jec­tif, com­mence dé­jà à ap­pri­voi­ser les ca­mé­ras. « J’ai évi­dem­ment mon mot à dire. Je vois cette émis­sion avec mes yeux de femme et, comme femme, j’ai des choses à faire par­ta­ger. Au dé­but, j’étais un peu in­ti­mi­dée par la ca­mé­ra, mais après deux se­maines de tour­nage, je suis dé­jà plus à l’aise. On ou­blie vite qu’on est fil­mé. »

Il est as­sez éton­nant de voir Claude Du­bois ac­cep­ter de s’en­ga­ger dans un tel pro­jet. Il y a quelques an­nées en­core, il par­lait peu de sa vie pri­vée. « Je n’ai ja­mais été par­ti­cu­liè­re­ment dis­cret, c’est que je n’étais pas là. Je vois cette émis­sion un peu comme un film de Gilles Carle, qui ai­mait bien uti­li­ser l’im­pro­vi­sa­tion dans plu­sieurs de ses films. Je ne dis pas que nous fai­sons du Gilles Carle, mais il y a une res­sem­blance dans l’ap­proche. »

Par ailleurs, les té­lé­spec­ta­teurs qui s’at­tendent à voir des scènes plus épi­cées dans cette té­lé­réa­li­té se­ront dé­çus. « Il n’est pas ques­tion qu’on tombe dans le gouffre de la pro­mis­cui­té. C’est un show pour la fa­mille et je peux voir dans les yeux de mes en­fants si c’est bon ou pas. En plus, nous avons un droit de re­gard sur le conte­nu de l’émis­sion. Il était es­sen­tiel pour nous de par­ti­ci­per au mon­tage. »

Comme Du­bois en réa­li­té est tour­née tous les jours, en temps réel, on ne peut pas pré­voir ce qui se­ra pré­sen­té cet au­tomne. Il ne se­ra pas im­pos­sible de voir le chan­teur dans son pro­ces­sus de créa­tion, à écrire ou à jouer de la gui­tare. « Il ne faut sur­tout pas que ce soit en­nuyant, pour­suit-il. Je peux bien grat­ter ma gui­tare, mais je ne fais pas cette émis­sion pour vendre des billets de mon pro­chain show. »

Il fau­dra donc at­tendre le mar­di 14 sep­tembre, à 19 h, pour voir com­ment vivent Claude Du­bois et sa pe­tite fa­mille, que ce soit dans leur mai­son des Lau­ren­tides ou lors de leurs dé­pla­ce­ments à Mon­tréal et un peu par­tout au Qué­bec.

PHO­TO AGENCE QMI

Claude Du­bois et Ch­rys­tal pen­dant le tour­nage de la té­lé­réa­li­té Du­bois en réa­li­té.

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