La pa­role aux ac­teurs

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isabelle Hontebeyrie

Réa­li­sé par Da­niel Stamm et pro­duit par Éli Roth, Le der­nier exor­cis

me met en ve­dette Pa­trick Fa­bian et Ash­ley Bell. Les deux ac­teurs, ri­go­lant comme de pe­tits dia­blo­tins, ré­vèlent quelques se­crets de ce film.

LES AU­DI­TIONS

« C’était trip­pant. À l’oc­ca­sion de la der­nière au­di­tion, je me suis fait exor­ci­ser. Je me rap­pelle avoir de­man­dé aux per­sonnes qui éva­luaient ma pres­ta­tion si je pou­vais m’al­lon­ger par terre. C’était com­plè­te­ment sur­réa­liste de me trou­ver à West Hol­ly­wood avec un ca­mé­ra­man au-des­sus de moi, pen­dant que quel­qu’un es­sayait de me li­bé­rer de cette chose cen­sée m’ha­bi­ter. J’ai pen­sé à ce mo­ment-là que mes pa­rents se­raient ru­de­ment fiers de moi s’ils me voyaient. » - Ash­ley Bell

« Je me suis fait de­man­der d’im­pro­vi­ser un ser­mon de dix mi­nutes. J’ima­gine que j’ai dû bien m’en ti­rer. » - Pa­trick Fa­bian

LA RE­CHERCHE

« Être un ac­teur ou un pré­di­ca­teur est qua­si­ment la même chose. Sé­rieu­se­ment, j’ai lu des livres, j’ai re­gar­dé

L’exor­ciste ain­si que des en­re­gis­tre­ments vi­déo de té­lé­van­gé­listes comme Jim­my Swag­gart. Mon per­son­nage est né dans la bu­si­ness fa­mi­liale qui se trouve être Dieu. » - Pa­trick Fa­bian

« J’ai lu tous les livres que j’ai pu trou­ver sur le su­jet et j’ai par­lé à des gens de pe­tites com­mu­nau­tés. » - Ash­ley Bell

L’EN­VERS DU DÉ­COR

« Je suis une fan de films d’hor­reur. J’en ai vu des tonnes quand j’étais pe­tite. J’avais hâte de voir de quelle ma­nière ces longs mé­trages sont faits. Un jour, Da­niel m’a de­man­dé si j’étais vé­gé­ta­rienne. Je lui ai ré­pon­du que oui. Il m’a ex­pli­qué que c’était pour dé­ci­der ce que l’équipe al­lait mettre dans la bouillie qui ser­vi­rait à faire mon vo­mi : du bouillon de pou­let ou du Ga­to­rade. Il n’y a pas à dire, c’est clas­sieux. » - Ash­ley Bell

« Il n’y a presque pas d’ani­ma­tions par or­di­na­teur dans Le der­nier exor

cisme, sauf la scène dans la­quelle je me casse les doigts un à un. Mais oui, j’ai fait tout le reste moi-même. J’ai pu ain­si dé­ve­lop­per la sé­quence dans la­quelle j’arque le dos au maxi­mum. » - Ash­ley Bell

LE SUS­PENS

« Je n’aime pas dire que c’est un film d’hor­reur au sens tra­di­tion­nel du terme. Par contre, on se fait hap­per par l’his­toire avant de se faire conduire dans une di­rec­tion com­plè­te­ment dif­fé­rente. L’hor­reur vient de l’an­goisse, de ce sen­ti­ment des poils de la nuque qui se dressent au fur et à me­sure du dé­rou­le­ment de cette his­toire. » - Pa­trick Fa­bian

LA FIN

« Si les spec­ta­teurs sortent du film en se po­sant des ques­tions et en en par­lant après, nous au­rons réus­si notre coup. C’est la plus belle chose qu’on puisse de­man­der en tant qu’ac­teur. » - Pa­trick Fa­bian et Ash­ley Bell, com­plé­tant les phrases l’un de l’autre.

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