UNE AN­NÉE DE RÊVE

L’été pro­chain, la chan­teuse fran­çaise Char­lotte Ma­rin pour­ra jouer le rôle de sa vie au ci­né­ma. Les droits pour une tri­lo­gie dé­bu­tant par le ro­man Apo­ca­lips­tick ont été ache­tés par un pro­duc­teur de film et c’est elle qui au­ra le rôle titre!

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES - Marie-France Bor­nais

Le pre­mier ro­man de Char­lotte Ma­rin, qui a fait la pre­mière par­tie de la tour­née de Bé­na­bar, en France, avant de par­tir en tour­née so­lo, est né du per­son­nage qu’elle pré­sente sur scène, Char­lotte Ma­lère. Un mé­lange de mal­heur et de ga­lère.

Au fil des spec­tacles, la chan­teuse a réa­li­sé que le thème de ses chan­sons tou­chait une grande par­tie de la po­pu­la­tion. Avec Ma­rion Mi­chau, qui co­écrit avec elle les chan­sons, elle a eu l’idée de sor­tir le per­son­nage de scène et de l’in­té­grer dans une comédie ro­man­tique.

« On vou­lait écrire un film, mais comme le mi­lieu du ci­né­ma était très fer­mé, com­ment faire pour comp­ter sur moi, qui joue l’hé­roïne alors que je suis inconnue au ba­taillon? », ra­conte Char­lotte Ma­rin, en en­tre­vue té­lé­pho­nique. Les deux amies ont dé­ci­dé d’écrire le ro­man d’abord et voir s’il pou­vait être édi­té. Bin­go! Elles ont ti­ré le nu­mé­ro ga­gnant. Avec ex­tra.

APO­CA­LIPS­TICK

Apo­ca­lips­tick ra­conte les pé­ri­pé­ties de Char­lotte Ma­lère, une « tren­te­naire à vif », cri­tique de ci­né­ma de pro­fes­sion, qui peine à se trou­ver un amou­reux digne de ce nom. À tra­vers ses dé­boires amou­reux, on se prend à l’ai­mer, avec ses tra­vers et ses mal­chances, sans tou­te­fois en avoir pi­tié puis­qu’elle a en­vie d’être heu­reuse.

Le ro­man se lit ra­pi­de­ment, un peu comme si on re­gar­dait un film. « C’est vite consom­mé, mais on vou­lait avoir du rythme, qu’on n’ait pas en­vie de lâ­cher le bou­quin deux se­condes, comme un film qu’on n’a pas en­vie d’ar­rê­ter. »

Pa­ri te­nu puis­qu’il est bien dif­fi­cile de mettre Char­lotte de cô­té sans sa­voir qui, de Martin ou Ri­chard, ga­gne­ra son coeur... « J’es­père qu’on a réus­si à créer un per­son­nage qui soit en même temps la meilleure amie, la voi­sine, the girl next door. Une fille qui res­semble un pe­tit peu à tout le monde et qui a un des­tin un peu étrange. Même si elle n’ar­rête pas de pleu­rer pen­dant tout le bou­quin parce qu’il ne lui ar­rive que des merdes, en même temps, elle se re­lève et reste tou­jours po­si­tive. Elle est douée pour le bon­heur. »

CHAR­LOTTE ET CHAR­LOTTE

Char­lotte res­semble-t-elle à Char­lotte? « Il y a ce pe­tit cô­té ‘’schcou­moune’’ - mau­vais oeil - dans la vie où je me dis, ça n’ar­rive qu’à moi... Il y a les pe­tits mo­ments où je me pète un ta­lon, où la porte se ferme avec les clefs à l’in­té­rieur...Il y a un pe­tit cô­té comme ça dans ma vie. » L’hé­roïne lui res­semble comme une soeur. « J’ai ten­dance à être un pe­tit peu speed et à faire dix mil­liards de trucs en même temps, ça c’est sûr. Mais le per­son­nage s’ar­rête là, au plan de la res­sem­blance. »

AU CI­NÉ­MA

L’été pro­chain, Char­lotte Ma­rin pour­ra donc jouer le rôle qu’elle a elle-même écrit, puisque le ro­man se­ra por­té au grand écran et qu’elle in­carne l’hé­roïne au ci­né­ma. « On tour­ne­ra le film à l’été 2011 et je vais pou­voir jouer le rôle de ma vie. Les pro­duc­teurs ont ado­ré le script et des co­mé­dies ro­man­tiques, d’après eux, il n’y en a pas de si en­le­vées en France. Ils veulent faire ça un pe­tit peu à l’an­glaise et à l’amé­ri­caine. J’es­père que ce se­ra su­per gla­mour et que Paris se­ra ma­gni­fiée dans le film. Ils veulent aus­si faire la tri­lo­gie en film. J’es­père que tout ça va bien se dé­rou­ler, en bonne in­tel­li­gence, et que ça va plaire », sou­haite Char­lotte avec une bonne hu­meur évi­dente. « Mon rêve de pe­tite fille, c’était de jouer dans un film et si je peux jouer le rôle que je me suis écrit, c’est un rêve! »

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