UNE ÉQUIPE HORS DU COM­MUN

Le Journal de Quebec - Weekend - - RENTREE CULTURELLE 2010 - Mi­chelle Coudé-Lord

MON­TRÉAL | «Sans avoir fait le film Po­ly­tech­nique, je n’au­rais pas été ca­pable de tour­ner In­cen­dies, qui s’est fait à une vi­tesse in­croyable. In­cen­dies est un film vis­cé­ral, pas cé­ré­bral.

In­cen­dies est une adap­ta­tion de la pièce de théâtre ac­cla­mée par la cri­tique du dra­ma­turge ca­na­dien Wa­j­di Moua­wad. C’est l’his­toire des ju­meaux Jeanne et Si­mon si­dé­rés par les der­nières vo­lon­tés de leur mère qui leur de­mande de re­mettre en per­sonne des lettres à leur père qu’ils croyaient mort et à un frère dont ils igno­raient l’exis­tence. En re­fai­sant ain­si la route, ils re­cons­ti­tuent l’his­toire de leur mère, mar­quée par la haine et la guerre.

De­nis Ville­neuve vante le tra­vail de ses ac­teurs Lub­na Aza­bal, «une co­mé­dienne fran­co-belge qui porte le film sur ses épaules », dit-il, Mé­lis­sa Dé­sor­meaux-Pou­lin, «c’est mon arme se­crète dans le film, une force in­croyable », et Maxim Gau­dette, son com­plice dans

Po­ly­tech­nique et «un ac­teur humble, à l’écoute des autres. »

Pour De­nis Ville­neuve, il n’y a rien qui le touche plus que de voir une équipe de ci­né­ma tra­vailler en­semble.

« C’est tou­chant », pré­cise-t-il.

LE SON DU FILM

Il vante éga­le­ment l’équipe de TS Pro­duc­tions en France qui a fait le mixage.

«Ce sont des maîtres qui m’ont ap­pris beau­coup».

Il sou­ligne que le son du film est par­ti­cu­liè­re­ment in­té­res­sant. «C’est comme un per­son­nage. Je me dois de nom­mer les Gre­goire Het­zel, qui a fait la mu­sique; Jean-Pierre La­force, le pre­neur de son; Jean Umans­ky, qui a tra­vaillé à un film comme Amé­lie Pou­lain, j’ai eu l’im­pres­sion de re­tour­ner à l’école pen­dant un mois et de­mi. C’était for­mi­dable de tra­vailler avec eux.»

Il ajoute : «J’avais fait un pre­mier che­mi­ne­ment avec Po­ly­tech­nique, qui m’a per­mis d’ap­pro­cher le ci­né­ma d’une autre ma­nière. Main­te­nant, je peux dire qu’In­cen­dies, c’est mon meilleur film, mais je sais aus­si que je n’ai pas réus­si à al­ler jus­qu’au bout. Je suis conscient des la­cunes des deux films, mais, c’est un pas en avant et je sais que je suis ha­bi­té par la force de vou­loir faire mieux», conclut l’éton­nant De­nis Ville­neuve.

C’EST UN PRI­VI­LÈGE DE TOUR­NER AVEC RÉ­MY GI­RARD

LUB­NA AZA­BAL PORTE LE FILM SUR SES ÉPAULES CONFIE DE­NIS VILLE­NEUVE.

J’AI EN­TRE­PRIS UNE ES­PÈCE DE DIA­LOGUE CRÉA­TIF AVEC MAXIM GAU­DETTE, AVEC QUI J’AI AUS­SI TOUR­NÉ PO­LY­TECH­NIQUE. AVEC LUI, C’EST JUSTE DU BON­HEUR DANS LA CRÉA­TION

DE­NIS VILLE­NEUVE

MÉ­LIS­SA DÉ­SOR­MEAUXPOU­LIN EST UNE GUER­RIÈRE SUR UN PLA­TEAU, UNE FORCE PLUS GRANDE QUE NA­TURE , ES­TIME LE CI­NÉASTE.

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