HOL­LY­WOOD DÉ­VOILE SES GROSSES POIN­TURES

Comme l’été doit sem­bler in­ter­mi­nable à cette in­dus­trie du film qui at­tend im­pa­tiem­ment l’au­tomne pour re­gar­nir ses coffres après une sai­son es­ti­vale plu­tôt dé­ce­vante du­rant la­quelle le pu­blic a ac­cueilli les sor­ties en salle avec apa­thie.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ke­vin William­son Agence QMI

Oh! bien sûr, les Iron Man 2, La Sa­ga Twi­light : Hé­si­ta­tion, Shrek 4 : Il était une fin, His­toire de jouets 3 et Inception ont tous bien per­for­mé au Box Of­fice, mais leur suc­cès est in­ver­se­ment pro­por­tion­nel à ce­lui d’autres films dont on at­ten­dait de meilleurs ré­sul­tats, comme L’Agence tous risques, Prince of Persia : Les sables du temps, L’Ap­pren­ti sor­cier ou Nuit et jour.

L’au­tomne, c’est bien connu, est la sai­son où Hol­ly­wood range ses jouets et nous pré­sente ses pré­ten­dants sé­rieux pour les Os­cars. L’an­née 2010 ne fait pas ex­cep­tion à la règle et le nombre de films pou­vant être in­clus dans cette ca­té­go­rie semble avoir aug­men­té ex­po­nen­tiel­le­ment, même si un jeune ap­pren­ti sor­cier risque fort de leur faire om­brage.

Voi­ci donc un aper­çu des plus im­por­tantes pa­ru­tions sur nos écrans d’ici à la mi-no­vembre, qui mar­que­ra le dé­but de la sai­son des films des Fêtes (qui fe­ront l’ob­jet d’un aper­çu bien à eux plus tard cet au­tomne). Les dates de pa­ru­tion sont, comme tou­jours, mo­di­fiables sans pré­avis.

SEP­TEMBRE

The Town

Qui Réa­li­sé par Ben Af­fleck, qui est éga­le­ment au coeur d’une so­lide dis­tri­bu­tion met­tant en ve­dette Jon Hamm (Mad Men), Blake Lively (Gos­sip Girl), Re­bec­ca Hall et Je­re­my Ren­ner (The Hurt Lo­cker).

Quoi Af­fleck in­carne un cri­mi­nel de car­rière qui tombe amou­reux d’une cais­sière (Re­bec­ca Hall) dans une banque qu’il a ré­cem­ment dé­va­li­sée. Jon Hamm in­carne un agent du FBI qui est à ses trousses et Je­re­my Ren­ner est un membre de la bande d’Af­fleck, in­quiet des agis­se­ments de son col­lègue.

À quoi s’at­tendre On di­ra ce qu’on vou­dra du ta­lent d’Af­fleck de­vant la ca­mé­ra, son ta­lent de réa­li­sa­teur est in­dé­niable; on a qu’à pen­ser à l’ex­cellent Gone Ba­by Gone. D’ailleurs, il na­vigue ici dans les mêmes eaux: une adap­ta­tion d’un ro­man à suc­cès se dé­rou­lant à Boston et jouis­sant d’une so­lide dis­tri­bu­tion. 17 sep­tembre

Wall Street : l’ar­gent ne dort ja­mais

Qui Réa­li­sé par Oli­ver Stone; met­tant en ve­dette Dou­glas, Shia La­Beouf, Josh Bro­lin et Ca­rey Mul­li­gan.

Quoi Fraî­che­ment sor­ti de pri­son, Gor­don Gek­ko (in­ter­pré­té par Mi­chael Dou­glas, un rôle qui lui avait va­lu l’Os­car du meilleur ac­teur en 1988) es­père se ra­che­ter aux yeux de sa fille Win­nie (Ca­rey Mul­li­gan) en de­ve­nant le conseiller de son fian­cé, Ja­cob (Shia La­Beouf), qui est un spé­cu­la­teur bour­sier.

À quoi s’at­tendre Cette suite, qui tente clai­re­ment d’ex­ploi­ter l’ac­tuel sen­ti­ment an­ti-Wall Street, a re­çu un ac­cueil qua­si ex­ta­tique en mai, à Cannes. En gros, on peut s’at­tendre à ce que Stone et Dou­glas n’ar­rivent pas à surpasser ce qu’ils avaient réus­si avec le pre­mier film, mais sans pour au­tant ter­nir leur ré­pu­ta­tion. 24 sep­tembre

OC­TOBRE

Le Ré­seau so­cial

Qui Réa­li­sé par Da­vid Fin­cher (Fight Club); met­tant en ve­dette Jesse Ei­sen­berg, Andrew Gar­field, Jus­tin Tim­ber­lake et Roo­ney Ma­ra.

Quoi L’idée d’un film sur Fa­ce­book vous ex­cite sans doute au­tant qu’une sé­rie té­lé­vi­sée au su­jet de Twit­ter, mais pa­rions que le film de Da­vid Fin­cher, scé­na­ri­sé par l’ex­cellent Aa­ron Sor­kin (À la Mai­son Blanche, Des Hommes d’hon­neur) réus­si­ra à rendre in­té­res­sant le choc des égos et les ba­tailles ju­di­ciaires qui ont en­tou­ré l’émer­gence du monstre des mé­dias so­ciaux. Comme le dit si bien le sous-titre, « on ne se fait pas 500 mil­lions d’amis sans se faire quelques en­ne­mis».

À quoi s’at­tendre J’achète. Si un réa­li­sa­teur peut faire un film in­té­res­sant avec un su­jet en ap­pa­rence ano­din, c’est bien Fin­cher. Le film doit d’ailleurs être pré­sen­té en grande pre­mière au pres­ti­gieux New York Film Fes­ti­val, ce qui laisse croire qu’il li­vre­ra la mar­chan­dise. De plus, deux des membres de la dis­tri­bu­tion se sont vu of­frir des rôles im­por­tants dans de fu­tures pro­duc­tions de So­ny, ce qui est gé­né­ra­le­ment un signe de confiance. Andrew Gar­field se­ra le nou­veau Spi­der-Man, tan­dis que Roo­ney Ma­ra, dont rôle dans Le Ré­seau so­cial est pe­tit, mais cru­cial, se­ra Lis­beth Sa­lan­der dans l’adap­ta­tion amé­ri­caine du film Millé­nium aux cô­tés de Da­niel Craig. 1er oc­tobre

Ac­ti­vi­té paranormale 2

Qui Réa­li­sé par Tod Williams; met­tant en ve­dette Ka­tie Fea­thers­ton.

Quoi Une suite était in­évi­table après que le pre­mier film, pa­ru en 2009, ait en­gran­gé plus de 100 mil­lions de dol­lars au box-of­fice avec un bud­get de pro­duc­tion es­ti­mé à... 15 000$. Mais la vraie ques­tion est la sui­vante: était-ce un phé­no­mène unique, un feu de paille à la Blair Witch Pro­ject, ou est-ce que le pro­jet de base est as­sez so­lide pour don­ner vie à une ou plu­sieurs suites?

À quoi s’at­tendre Un week-end d’ou­ver­ture phé­no­mé­nal, sur­tout à quelques jours de l’Hal­lo­ween. Pour le

reste, seul le film pour­ra être ga­rant de son propre suc­cès. Le choix de Tod Williams est néan­moins in­tri­guant: c’est lui qui avait réa­li­sé le sous-es­ti­mé drame La Trappe dans le plan­cher. 22 oc­tobre

He­reaf­ter

Qui Réa­li­sé par Clint East­wood; met­tant en ve­dette Matt Da­mon, Cecile DeF­rance et Bryce Dal­las Ho­ward

Quoi : East­wood et Da­mon, qui in­ter­prète un voyant, tra­vaillent de nou­veau en­semble pour ce drame paranormal dans le­quel s’en­tre­croisent de nom­breuses trames ec­to­plas­miques.

À quoi s’at­tendre Le scé­na­rio de Pe­ter Mor­gan

(Frost/Nixon) rap­pelle ce­lui du Sixième sens à plus d’un égard et il ne faut pas ou­blier que Clint East­wood est pas­sé maître dans l’art de nous don­ner des fris­sons, et

ce, de­puis son Fris­son dans la nuit, en 1971. 22 oc­tobre

Due Date

Qui Réa­li­sé par Todd Phil­lips (Len­de­main de veille); met­tant en ve­dette Robert Dow­ney Jr., Zach Ga­li­fia­na­kis, Mi­chelle Mo­na­ghan, Ju­liette Le­wis et Ja­mie Foxx

Quoi Robert Dow­ney Jr dé­laisse mo­men­ta­né­ment les rôles de su­per­hé­ros pour in­car­ner Pe­ter High­man, un homme sur le point de de­ve­nir pa­pa et qui doit tra­ver­ser les États-Unis en pa­nique afin de ne pas ra­ter la nais­sance de son en­fant. Son plan méticuleux est tou­te­fois mis à rude épreuve par un étrange ado at­tar­dé in­ter­pré­té par Zach Ga­li­fia­na­kis.

À quoi s’at­tendre Un Ti­cket pour deux croi­sé avec Len­de­main de veille? Pour­quoi pas! Dif­fi­cile d’ima­gi­ner une meilleure dis­tri­bu­tion co­mique que Robert Dow­ney Jr., Zach Ga­li­fia­na­kis et Todd Phil­lips. 5 no­vembre

Me­ga­mind

Qui Réa­li­sé par Tom McG­rath (Ma­da­gas­car); met­tant en ve­dette les voix de Will Fer­rell, Ti­na Fey, Brad Pitt et Jo­nah Hill.

Quoi L’ul­tra­vi­lain Me­ga­mind (Will Fer­rell) a été vain­cu à maintes re­prises par son en­ne­mi ju­ré, le su­per­hé­ros Me­tro Man (Brad Pitt) et sa jour­na­liste de pe­tite amie (Ti­na Fey). Mais qu’ar­rive-t-il lors­qu’un su­per­vi­lain par­vient à se dé­bar­ras­ser de son en­ne­mi ju­ré? Il réa­lise que sans le Bien, le Mal est plu­tôt en­nuyeux.

À quoi s’at­tendre Le suc­cès du film Dé­tes­table moi a dé­mon­tré que les ci­né­philes aiment les ado­rables vi

lains, tan­dis que Dra­gons, de DreamWorks, a clai­re­ment dé­mon­tré que ce stu­dio est ca­pable de plus que des pa­ro­dies de culture po­pu­laire. Grand bien leur fas

se, car les com­pa­rai­sons à Dé­tes­table moi et Les In­vin

cibles se­ront in­évi­tables. 5 no­vembre

Mor­ning Glo­ry

Qui Réa­li­sé par Ro­ger Mi­chell (Coup de foudre à Not­ting Hill); met­tant en ve­dette Har­ri­son Ford, Ra­chel McA­dams et Diane Kea­ton.

Quoi L’am­bi­tieuse pro­duc­trice d’un talk-show ma­ti­nal en dif­fi­cul­té (Ra­chel McA­dams) fait ap­pel à un di­no­saure de la té­lé­vi­sion (Har­ri­son Ford), et les fric­tions avec l’ani­ma­trice en place (Diane Kea­ton) sont im­mé­diates.

À quoi s’at­tendre Ce ne se­ra pas le Broad­cast News de sa gé­né­ra­tion, mais la bande-an­nonce nous laisse tout de même en­tre­voir que Har­ri­son Ford a re­trou­vé, grâce à ce­lui de Diane Kea­ton, son sens de l’hu­mour ja­dis plu­tôt en verve. Dire que Ra­chel McA­dams est ma­gni­fique se­rait aus­si re­don­dant que dire que l’eau est mouillée. 12 no­vembre

Uns­top­pable

Qui Réa­li­sé par To­ny Scott; met­tant en ve­dette Den­zel Wa­shing­ton, Chris Pine et Ro­sa­rio Daw­son.

Quoi Un mé­ca­ni­cien (Den­zel Wa­shing­ton) et un chef de train (Chris Pine) font tout pour frei­ner la course mor­telle d’un train sans conduc­teur char­gé d’ex­plo­sifs et de conta­mi­nants toxiques.

À quoi s’at­tendre Peu de réa­li­sa­teurs maî­trisent l’art du film d’ac­tion comme To­ny Scott, lorsque ce­lui­ci a la pré­sence d’es­prit de ne pas « sur­réa­li­ser » (pen­sez à Do­mi­no). Quant à Chris Pine, il a choi­si ce film pour la suite de sa car­rière après Star Trek, ce qui n’est pas peu dire. Il semble a prio­ri qu’il soit un ex­cellent com­pa­gnon de jeu pour Den­zel Wa­shing­ton. 12 no­vem

bre

Har­ry Pot­ter et les Re­liques de la Mort, pre­mière par­tie

Qui Réa­li­sé par Da­vid Yates; met­tant en ve­dette Da­niel Rad­cliffe, Ru­pert Grint, Em­ma Wat­son, He­le­na Bon­ham Car­ter, Rob­bie Col­trane, Tom Fel­ton, Ralph Fiennes, Mi­chael Gam­bon, John Hurt et Mi­ran­da Ri­chard­son.

Quoi La pre­mière par­tie de l’adap­ta­tion en deux vo­lets du sep­tième et der­nier livre de la sé­rie, la deuxième de­vant ar­ri­ver sur nos écrans l’été pro­chain, ce nou­veau vo­let de la sé­rie nous pré­sente la confron­ta­tion ul­time entre Har­ry et le sombre Lord Vol­de­mort. Est-ce que la clé de la vic­toire de Har­ry sur son en­ne­mi ju­ré ré­side dans la lé­gende des Re­liques de la mort?

À quoi s’at­tendre À ce point-ci de la sa­ga, Har­ry Pot­ter ne ga­gne­ra sû­re­ment plus de nou­veaux ad­mi­ra­teurs, mais qu’à ce­la ne tienne : les films pré­cé­dents de la sé­rie ont tous en­gran­gé entre 800 mil­lions $ et 1 mil­liard de dol­lars, mon­dia­le­ment. Il n’y a donc au­cune rai­son que la ten­dance change dans le cas de ce nou­veau tome. 19 no­vembre

Le Ré­seau so­cial

The Town

Wall Street : l’ar­gent ne dort ja­mais

Wall Street : l’ar­gent ne dort ja­mais

Me­ga­mind

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Mor­ni­gn Glo­ry

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