MER­CIER EST PRÊT À LI­VRER

MON­TRÉAL | Lun­di, 22 heures, Jean-François Mer­cier saute dans l’arène des cotes d’écoute et de la té­lé­vi­sion avec son nou­veau show Un gars le soir à V. Un pro­jet re­fu­sé à maintes re­prises, mais qu’il co­gite de­puis dix ans. Il fon­ce­ra donc, libre et non ce

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION - Mi­chelle Coudé-Lord MCLORD@JOUR­NALMTL.COM

«J’ai eu carte blanche. Les pa­trons de V me font confiance, mais c’est cer­tain que je suis un fac­teur de risques », confie-t-il au Jour­nal.

Mais, conscient qu’il est un des hu­mo­ristes les plus po­pu­laires au­près des 18-35 ans, Jean-François Mer­cier sait aus­si qu’il peut être drô­le­ment payant pour un dif­fu­seur.

«Je connais ma va­leur, et mon pu­blic, qui vien­dra voir ce show-là, je sais ce qu’ils veulent. Donc, ça de­vrait bien al­ler. Et c’est à 22 heures, les en­fants sont cou­chés », lance-t-il en riant.

DANS SON DOUBLE GA­RAGE

Son show pré­en­re­gis­tré se dé­rou­le­ra dans un ga­rage double. Il y au­ra un in­vi­té dif­fé­rent chaque soir. Il dé­bute avec son fi­dèle com­plice Louis Morissette et le len­de­main, il a réus­si à faire sor­tir de son sa­lon Yvon Deschamps.

«Ça de­vrait m’en­cou­ra­ger et me don­ner tout un élan. Car avoir la confiance d’Yvon sur mon pla­teau pour le dé­but de mon show, c’est tout un ca­deau », dit-il fiè­re­ment.

Ses chro­ni­queurs fe­ront ja­ser avec les Mike Ward, Tam­my Verge, Phi­lippe La­prise, Ma­thieu Gad­bois.

Et Jean-François Mer­cier n’a que des bons mots pour son co­con­cep­teur, Ni­co­las Le­may.

«On va se faire un beau trip. Mike Ward, qui de­vient mon fai­seur d’images, donc, il va nous dire com­ment al­ler cher­cher des cotes d’écoute, ça de­vrait être amu­sant. »

Il est fier aus­si de la vi­trine qu’il donne aux hu­mo­ristes de la re­lève, les­quels au­ront aus­si un seg­ment à son émis­sion quo­ti­dienne.

«J’ai com­men­cé en fai­sant des shows de­vant huit per­sonnes qui ne sa­vaient même pas s’ils étaient là... donc, si je peux leur évi­ter ça, je suis content », as­sure l’hu­mo­riste.

PRENDRE DES RISQUES

Il dit être prêt à tout et ai­mer par­ti­cu­liè­re­ment prendre un tel risque.

«J’au­rais pu res­ter chez nous et com­men­cer à écrire un nou­veau show. Or, j’ai pré­fé­ré al­ler ris­quer me cas­ser la gueule, mais c’est aus­si ce que j’aime dans ce mé­tier-là. Je veux sur­prendre, mais je ne veux pas que les gens pensent dé­jà que cette émis­sion-là se­ra un dé­po­toir où tout se­ra per­mis de je­ter. Je veux leur of­frir un show di­ver­tis­sant, mais pas cho­quant. Et quand on a Phi­lippe La­prise comme chro­ni­queur san­té, ça de­vrait don­ner quelque chose que les autres ré­seaux n’ont pas », pré­cise JeanF­ran­çois Mer­cier.

PE­TIT MOT À MA­RIO DU­MONT

In­ter­ro­gé sur le fait qu’il ré­chauffe la place à Ma­rio Du­mont, Jean-François Mer­cier ra­conte une anec­dote suave.

Ma­rio Du­mont, alors chef de l’ADQ, avait dé­jà dit à Jean-François Mer­cier à quel point il ai­mait les Bou­gon.

« Or, je lui ai dit, ça veut dire que t’aime ça, toi, Ma­rio, un gars qui se fait mettre un fu­ret dans le cul... et il m’avait ré­pon­du en riant: ‘’pas vrai­ment’’. »

Il pro­met donc qu’Un gars le soir se­ra le Mer­cier que ses fans aiment.

« Je ne de­viens pas quel­qu’un d’autre parce que je fais de la té­lé­vi­sion. Et je sais qu’ils ont ac­cep­té le pro­jet parce que je suis aus­si ce Mer­cier-là », dit-il avec confiance.

PAS DE BYE BYE... SANS GA­RAN­TIES

En­fin, il ne se­ra pas de la grande fi­nale de Vir­gi­nie et il ne peut rien dire sur son per­son­nage. On peut s’ima­gi­ner qu’il meurt... Il rit, lors­qu’on lui sou­met l’idée.

Quant à son in­vi­ta­tion comme au­teur au pro­chain Bye bye de son com­plice Louis Morissette, Jean-François Mer­cier in­dique ne pas avoir eu d’in­vi­ta­tion.

«Et di­sons que je ne si­gne­rais sû­re­ment pas le même contrat. Je voudrais cette fois­ci des ga­ran­ties. Car je n’ai écrit au­cun sketch qui a fait ja­ser et pour­tant, ça m’a tom­bé des­sus. Donc, non, je suis pas du Bye bye... pour le mo­ment».

Concer­nant sa nou­velle émis­sion, il pré­cise, op­ti­miste et confiant: « Di­sons que c’est ma ver­sion de La fin du monde est à 7 heures, mais en 2010.» Dès lun­di, 22 heures, à V. Un gars le soir, avec Jean-François Mer­cier. Du lun­di au jeu­di. Le ven­dre­di, ce se­ra un best of de la se­maine.

PHOTO MARTIN CHE­VA­LIER

JELESAISQUEJESUISUN FACTEURDERISQUESPOURUN DIF­FU­SEUR. C’EST­SANS­DOUTE POURCELAQUEÇ’APRISPLUS DEDIXANSÀFAIREACCEPTER CE­PRO­JET-LÀ », CONFIEJEANFRANÇOISMERCIER.

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