Le droit à l’er­reur

Pa­trick Se­né­cal s’in­surge contre cette men­ta­li­té per­fec­tion­niste à ou­trance et note que l’his­toire peut se lire, au pre­mier de­gré, comme une aven­ture, mais aus­si, au deuxième de­gré, comme une prise de conscience de ce phé­no­mène. Au­quel cas, il s’adresse a

Le Journal de Quebec - Weekend - - LIVRES - Marie-Frace Bor­nais Le Jour­nal de Québec

« Il ne faut pas ter­ri­fier les en­fants avec l’idée que s’ils font des er­reurs, ils ont man­qué leur coup. On a tous droit à l’er­reur et s’il y a un mo­ment où on a droit à l’er­reur, c’est bien quand on est en­fant. N’ou­blions pas que nos en­fants ont le droit de se trom­per et ar­rê­tons de leur mettre une pres­sion épou­van­table par rap­port à la per­for­mance. Ça n’a pas de sens. »

Ce­la dit, ses en­fants ont très bien ac­cueilli Ma­dame Wen­ham, qu’il a mis trois ans à écrire. « Ils ont dé­jà com­men­cé à me de­man­der s’il y au­ra un troi­sième, mais je ne veux pas m’avan­cer. Je ne veux pas don­ner de date, je ne veux pas faire ça sous pres­sion. Je vais le faire quand je vais avoir en­vie de le faire. À mon avis, ça va ar­ri­ver à un mo­ment don­né, mais pas tout de suite parce que j’ai trop de pro­jets. »

L’au­teur sou­tient ne pas être un écri­vain jeu­nesse à la base. « Mon pre­mier mo­teur, ce sont mes en­fants. Mon grand plai­sir, c’est de pen­ser au plai­sir que mes en­fants au­ront à le lire, à se re­con­naître. Ça me fait du bien d’écrire pour les en­fants parce que ça me sort de mon uni­vers très très sombre, très dur, très pes­si­miste. Ça de­meure de l’épou­vante mais ça fi­nit bien, c’est op­ti­miste. J’aime na­ger dans ces eaux plus claire, c’est sa­lu­taire pour moi. Ça me fait du bien. »

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