SON­MI­CRO EST EN FEU... PRÉ­PA­REZ-VOUS

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - PHOTO COUR­TOI­SIE

MON­TRÉAL | À 42 ans, Martin Pe­tit, un pa­pa heu­reux de deux jeunes gar­çons âgés d’un et de trois ans, em­brasse la scène à nou­veau avec son spec­tacle au titre ac­cro­cheur... Le mi­cro de feu. At­ten­dez-vous à ce que l’hu­mo­riste d’ex­pé­rience règle ses comptes et fasse tom­ber bien des ta­bous.

« Ce spec­tacle-là, je n’au­rais pas pu l’écrire à 20 ou 30 ans. C’est un show de

stand up dans la plus pure tra­di­tion, qui fouille les ta­bous. Au fait, je les at­taque pour me li­bé­rer, mais avant tout, je veux faire rire les gens de l’Abi­ti­bi à Mon­tréal, en pas­sant par Québec. La seule in­ten­tion de ce show-là, c’est de réus­sir à faire rire le monde », af­firme en en­tre­vue l’hu­mo­riste ve­dette Martin Pe­tit.

C’est le troi­sième spec­tacle so­lo de sa car­rière. Ce mé­tier-là, Martin Pe­tit le pra­tique de­puis main­te­nant 20 ans.

LE PAR­FAIT ÉQUI­LIBRE

Après quelques an­nées d’écri­ture, du­rant les­quelles il a tra­vaillé son scé­na­rio de film avec son bon ami Ken Scott, d’où est né Star­buck, Martin Pe­tit est sur­tout de­ve­nu père de deux pe­tits gar­çons.

« J’ai tou­jours eu une en­vie d’être père. Mais j’at­ten­dais le bon mo­ment dans ma vie. D’abord, j’ai trou­vé la blonde mer­veilleuse, Daph­né. Je n’ai ja­mais eu la peur des en­fants, j’avais plu­tôt peur de ne pas com­prendre, peur d’être un mau­vais père. Or, je di­rais que j’ai trou­vé l’équi­libre comme ja­mais, ayant au­tant de plai­sir à être avec les en­fants qu’avec les adultes. »

Des en­fants qui ont su lui don­ner de nou­veaux repères.

« J’ai l’im­pres­sion que je fais ce mé­tier-là pour les bonnes rai­sons. Je vis dans l’amour, la ouate et dans la joie avec ma fa­mille. Ce sen­ti­ment de bien-être m’a ap­por­té un cer­tain équi­libre dans mon écri­ture », ex­prime Martin Pe­tit.

À BAS LES TA­BOUS

C’est pour­quoi il se pro­met de par­ler haut et fort sur les ta­bous dans ce Mi­cro de feu.

« Je parle de can­cer, et Dieu sait que ma fa­mille a été tou­chée par cette ma­la­die avec l’his­toire de mon frère Ri­chard. Je parle de la guerre, du sexe des aî­nés, des nou­veaux éco­ter­ro­ristes. Et après avoir ro­dé ce show-là de­puis quelque temps, la ré­ac­tion des gens est ex­cel­lente. Je com­mence à croire qu’ils s’en­nuyaient vrai­ment », ra­conte avec fier­té Martin Pe­tit.

Vou­loir faire ex­plo­ser les ta­bous ne si­gni­fie sur­tout pas cho­quer.

« En tant qu’hu­mo­riste, lorsque tu écris, tu ne dois ja­mais ou­blier que tu n’as qu’un seul but... et c’est ce­lui de faire rire », rap­pelle avec jus­tesse Martin Pe­tit.

Il est fier du film Star­buck, qui est en plein tour­nage, pré­sen­te­ment.

« Je suis al­lé à bonne école, avec Ken Scott. D’ailleurs, c’est un peu à cause de moi, s’il n’a pas fi­ni son cours de scé­na­ri­sa­tion à l’uni­ver­si­té... donc je lui en de­vais une », ex­prime en riant Martin Pe­tit.

Très in­fluen­cé par le nou­veau vé­cu fa­mi­lial de son au­teur, le film ra­conte l’his­toire d’un gars qui s’aper­çoit que son sperme a été uti­li­sé plus de 500 fois et qu’il est le père de tous ces en­fants...

« J’ai eu tout un prof en Ken Scott. On se connaît tel­le­ment de­puis de nom­breuses an­nées, ayant fait les Bi­zar­roides en­semble. »

Il pro­met de cour­ti­ser à nou­veau le ci­né­ma, tel­le­ment l’ex­pé­rience fut in­té­res­sante.

LA VIE... AVEC DES EN­FANTS

Et aux jeunes qui croient que des en­fants, ça ne bous­cule pas une vie... il leur dit de vieillir un peu.

« Ils pensent que ça ne chan­ge­ra pas leur vie. Moi, je ré­ponds que des jeunes en­fants, ça tue ton an­cienne vie, mais ça t’en donne une se­conde. »

Martin Pe­tit avait connu un énorme suc­cès avec son spec­tacle Hu­mour libre. Il sen­tait l’ap­pel de la scène de­puis plu­sieurs mois.

« Je ne suis pas un ar­tiste in­sé­cure, donc je n’avais pas né­ces­sai­re­ment peur que les gens m’ou­blient... quoi­qu’il ne faut ja­mais ou­blier que chaque ar­tiste est rem­pla­çable. Mais sur la rue, de plus en plus de gens me di­saient avoir hâte de me re­trou­ver en show. Or, me voi­là avec mon Mi­cro de feu et prêt à faire rire le monde... »

Quant à son gar­çon de 3 ans, Martin Pe­tit s’amuse à lui ré­pondre qu’il est den­tiste, dans la vie...

« Il n’a au­cune no­tion de ce qu’est la scène, un show et le pe­tit écran, donc je le laisse rê­ver et moi, je me contente de jouer avec lui et de sa­vou­rer son jeune âge. Je vais trou­ver la tour­née plus dif­fi­cile, je crois, car j’adore être avec mes en­fants », conclut le fier pa­pa. Le mi­cro de feu, les 5, 6 et 7 oc­tobre, au Mo­nu­ment-Na­tio­nal de Mon­tréal. et du 21 au 23 oc­tobre, à la salle Al­bert-Rous­seau de Québec.

MARTIN PE­TIT

Mi­chelle Coudé-Lord MCLORD@JOUR­NALMTL.COM

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