Un « Bonne nuit » avant la tra­gé­die

Le Journal de Quebec - Weekend - - MUSIQUE - — Cé­dric Bé­lan­ger

« J’ai vu John pour la der­nière fois le soir où il a été tué. On avait tra­vaillé en­semble. À la fin de la session, je me suis di­ri­gé vers l’as­cen­seur, lui ai sou­hai­té bonne nuit et vingt mi­nutes plus tard, quel­qu’un est ve­nu m’an­non­cer qu’il avait été abat­tu. »

De son propre aveu, Jack Dou­glas a mis cinq ans à se re­mettre de la mort tra­gique de John Len­non. Cinq ans au cours des­quels il n’a ces­sé de re­pas­ser la cas­sette des évé­ne­ments de ce 8 dé­cembre 1980 dans sa tête.

« Nor­ma­le­ment, je le rac­com­pa­gnais chez lui en voi­ture. Mais j’avais un autre ren­dez-vous ce soir-là. Pen­dant ces an­nées, je me di­sais que je n’étais pas dans la voi­ture, que je n’avais pas vu le gars et que ça au­rait tout chan­gé. J’ai dû ar­rê­ter de me re­jouer cette cas­sette, car ça me ren­dait fou », lance Dou­glas, qui croit que le monde a per­du bien plus qu’un mu­si­cien lors de cette soi­rée tra­gique.

« C’était un lea­der. Une gé­né­ra­tion a réel­le­ment per­du sa voix. Il ex­pri­mait plu­sieurs choses pour nous. (S’il n’était pas mort), le monde au­rait été dif­fé­rent. Cha­cun de nous avons un im­pact sur notre monde. Mais John avait un grand im­pact. Et il est par­ti. »

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