FIN DE LA PA­RADE LIVRE ET UN DVD

Le Journal de Quebec - Weekend - - CE WEEK-END SUR - Mi­chelle Coudé-Lord MCLORD@JOUR­NALMTL.COM

MON­TRÉAL | Il aime le mot mam­mouth, « ça lui donne le goût de se cou­cher des­sus », dit-il, il ou­blie qu’il a une voi­ture de cour­toi­sie, donc la cherche déses­pé­ré­ment dans le sta­tion­ne­ment, il vient de s’ache­ter une table de ho­ckey comme les pros et se ré­jouit comme un pe­tit gars… et il ter­mine l’aven­ture de son spec­tacle. Suivre la pa­rade en don­nant à ses mil­liers de fans un livre qui ra­conte sa tour­née de « rock star » et un DVD… la pla­nète de Louis-Josée Houde est au fond un beau clin d’oeil à la vie au quo­ti­dien.

Il s’ins­talle dans le pe­tit ca­fé rue SaintLaurent. Louis-Jo­sé Houde a l’air d’un étu­diant sym­pa­thique. Rien de la star à la grosse tête ou à l’ego qui ne passe plus dans la porte.

« Les gens sont tel­le­ment gen­tils au Québec avec les ar­tistes qu’ils aiment. Je me sens tout sim­ple­ment pri­vi­lé­gié d’être un des leurs », confie-t-il en feuille­tant son livre Suivre la pa­rade en­core tout chaud.

Suivre la pa­rade était son deuxième spec­tacle so­lo. Il l’a pré­sen­té 412 fois, entre le 6 juin 2007 et le 27 fé­vrier 2010, et comme il le confie dans son livre, « il a fait une sieste le 28 fé­vrier 2010… » Une vraie confi­dence à la Louis-Jo­sé Houde.

Et bien sûr, il a fait cinq fois le Centre Bell. Dire qu’il avait plu­tôt dans les plans de faire une car­rière tran­quille, un­der­ground.

« Di­sons qu’on peut dire que j’ai ar­rê­té ma car­rière un­der­ground. Je gagne des tro­phées pour mon ani­ma­tion du ga­la de l’Adisq, j’ai 30 000 amis sur fa­ce­book et des fans qui font la file pour moi après mon spec­tacle… di­sons que j’ai vrai­ment ra­té ma car­rière un­der­ground », ré­pète-t-il en riant.

Mais n’al­lez pas croire que Louis-Jo­sé Houde s’en plaint. Au contraire, il as­sume par­fai­te­ment sa place au fir­ma­ment des étoiles… sans faire tou­te­fois la grosse tête.

« Le suc­cès m’est ar­ri­vé gra­duel­le­ment et le monde est tel­le­ment fin avec moi. Je crois que, dans ce mé­tier, si tu cherches à plaire, les gens vont vite s’en aper­ce­voir et ça va son­ner faux. J’aime cette re­la­tion di­recte et in­time que m’a per­mis ce spec­tacle Suivre la pa­rade. Ce fut une belle ex­pé­rience de vie et de mé­tier », dit Louis-Jo­sé Houde.

SUIVRE LA PA­RADE

Suivre la pa­rade était d’ailleurs son spec­tacle le plus in­time.

« L’écri­ture de ce show-là fut as­sez in­tense et com­pli­quée. C’est pour­quoi je suis heu­reux de pou­voir of­frir aux gens les textes dans le livre Suivre la pa­rade. Moi, j’aime re­lire les écrits des Pierre Lé­ga­ré et Yvon Deschamps, je ne me com­pare pas né­ces­sai­re­ment à eux, mais j’ap­pré­cie cette dé­marche qui me donne l’im­pres­sion de pas­ser un mo­ment dans leur tête et de re­vi­si­ter le spec­tacle », af­firme l’hu­mo­riste. Que re­tient-il de cette vaste tour­née? « Je di­rais que lorsque je se­rai vieux, je me sou­vien­drai de Suivre la pa­rade comme ma der­nière tour­née de gang, car j’ai eu vrai­ment du fun avec mes boys. Je me suis payé toute une traite, di­sons épui­sante, mais to­ta­le­ment jouis­sive avec mon monde. On ne l’a pas bap­ti­sée “mon rock tour” pour rien… Et avec 412 spec­tacles, di­sons que j’en ai vu des chambres d’hô­tel, au point où mes chums me disent que le dé­cor de ma mai­son res­semble à une chambre d’hô­tel », lance-t-il en riant.

DIRE SES OPI­NIONS

Tout en écri­vant ses nu­mé­ros pour le pro­chain ga­la de l’Adisq, un man­dat qu’il aime énor­mé­ment, Louis-Jo­sé Houde couche dé­jà sur pa­pier des idées de son pro­chain spec­tacle… tout pro­ba­ble­ment en 2012.

« Je veux prendre mon temps. Mais je sais dé­jà que ce se­ra un spec­tacle moins per­son­nel que Suivre la pa­rade. Ce se­ra un show où j’ex­pri­me­rai plus mes opi­nions. Ac­tuel­le­ment, j’écris des idées sur pa­pier… Je re­père des si­tua­tions de la vie et je note. J’aime rire du pas­sé ré­cent, de ce qui était hot en 2004 par exemple… comme le palm… ce pe­tit gad­get sur le­quel on écri­vait avec un pe­tit crayon. »

Le rire l’émeut. Pas­sion­né de ho­ckey, lors­qu’il s’est vu dans les cou­loirs du Centre Bell et faire le même pas­sage de l’un de ses idoles, Pa­trick Roy, il n’en re­ve­nait pas.

« C’est mer­veilleux la scène. Tu te sens pe­tit et grand à la fois. J’aime cette adré­na­line avant les spec­tacles et cette connexion avec le pu­blic. En­tendre le pu­blic rire me rend le plus heu­reux du monde », conclut Louis-Jo­sé Houde qui, à 33 ans, est un hu­mo­riste com­blé par son pu­blic… comme la Poune, di­rait-il.

CE LIVRE PER­MET AUX JEUNES DE S’IN­TÉ­RES­SER PEUT-ÊTRE À LA LEC­TURE ET À MON PU­BLIC DE RE­VI­SI­TER D’UNE MA­NIÈRE EN­CORE PLUS IN­TI­MISTE MON SPEC­TACLE », CONFIE LOUIS-JO­SÉ HOUDE.

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