LES MOTS POUR LE DIRE

Le Journal de Quebec - Weekend - - CE WEEK-END SUR - - Mi­chelle Coudé-Lord

L’AVOR­TE­MENT

Il était très in­ti­miste dans son spec­tacle

Suivre la pa­rade. Le jour où il a vé­cu l’avor­te­ment avec sa blonde, il ap­pre­nait que les jeunes du Québec le vou­laient comme père grâce au concours de po­pu­la­ri­té de Vrak-TV. Il écrit : « Les jeunes de ton pays ai­me­raient t’avoir comme père! Ça ne se peut pas, ce n’est pas hu­main comme jour­née! La vie ne peut pas te ‘’cross-che­cker’’ dans la face de même! C’est quoi ça! Et ce n’est pas fi­ni. Parce que pour une fille, je pense qu’il n’y a rien de plus contre na­ture que l’avor­te­ment. Et même si c’est une dé­ci­sion prise à deux, quand ta blonde se fait avor­ter, après ça se peut qu’à ses yeux, tu ne sois pas tout à fait l’homme de l’an­née. C’est une épreuve dont on ne s’est pas re­mis et un ma­tin, elle est par­tie. »

SUR­VIVRE LA DES­CENTE

Il écrit sur son mé­tier... comme il vous l’a ra­con­té sur scène: « J’aime beau­coup mon mé­tier, mais ça me rend fou cette job-là. Elle me rend fou parce que je suis tou­jours en train d’écrire, j’ob­serve le monde et je trouve des idées. Je suis tou­jours en train de re­gar­der le monde, je note tout, tout m’ob­sède. »

LE JOB DE PRE­MIER MI­NISTRE

« Est-ce qu’il y a vrai­ment de la com­pé­ti­tion pour la job? Qui veut faire ça? Quelle vie bi­zarre, pleine de contra­dic­tions et de pa­ra­doxes. Juste la course à la chef­fe­rie... Course à la chef­fe­rie, quelle fa­ran­dole! Oui, oui, fa­ran­dole. Et j’ajou­te­rais même mas­ca­rade. Dans une course à la chef­fe­rie, tu as trois, quatre per­sonnes qui tra­vaillent dans le même par­ti de­puis des an­nées et là, tout d’un coup, ils partent en cam­pagne l’un contre l’autre pour être chef. Donc, pen­dant un mois, ça se crie des noms... Paul n’est pas fiable, Paul n’a pas d’ex­pé­rience, Paul n’a pas de lea­der­ship, Paul n’a pas de vi­sion. Sauf qu’à un mo­ment don­né, Paul gagne. Et tu vois les deux autres qui, sou­dai­ne­ment, se ral­lient der­rière Paul.... Puis, tout à coup, Paul a une vi­sion, de l’ex­pé­rience, du lea­der­ship... fait que tas­sez-vous, Paul est là. Je pense que j’au­rais ai­mé ça faire ça dans la vie, de la po­li­tique. Je pense que j’au­rais été bon. Et je ne veux faire peur à per­sonne, mais, et c’est vrai ce que je vais dire, il y a plus de gens qui ont vu mon der­nier spec­tacle que de gens qui ont vo­té aux der­nières élec­tions mu­ni­ci­pales par­tout au Québec. Ce qui fait que dans les son­dages, je suis en avance... »

VO­CA­BU­LAIRE

En re­li­sant son spec­tacle, on s’aper­çoit vite de la force de Louis-Jo­sé Houde... la magie des mots. D’ailleurs lors­qu’on lui de­mande de nous dire un de ses mots pré­fé­rés... il lance en riant

cro­qui­gnole... « Un mot que Be­noit Brière m’a fait dé­cou­vrir cet été lors du tour­nage du film

Le sens de l’hu­mour. » Égout est un mot qui l’agresse....« J’ai des pro­blèmes près de chez moi pré­sen­te­ment... »

L’HU­MOUR ET LES MOTS

Et quand il est ques­tion de son mé­tier, LouisJo­sé Houde en parle avec res­pect, plai­sir et pas­sion. C’est pour­quoi ce livre Suivre la pa­rade nous fait ren­trer dans sa tête d’une belle ma­nière... comme lors­qu’il lit les textes d’Yvon Deschamps. Dans sa pré­face, il écrit : « J’aime les mots, leur so­no­ri­té, leur mu­si­ca­li­té et par­fois même leur ap­pa­rence. Pour moi, le texte est le mo­teur de l’hu­mo­riste, le coeur du spec­tacle, le joyau de l’ar­tiste ». Et on le croit. Le livre Suivre la pa­rade et le DVD en ma­ga­sins dès la se­maine pro­chaine. Le DVD Le show ca­ché a été ven­du à plus de 45 000 exem­plaires. Et plus de 350 000 billets pour le spec­tacle Suivre la pa­rade. Les photos du livre sont d’Alexis Char­trand, le pho­to­graphe de la tour­née de Louis-Jo­sé Houde.

PHOTO JO­CE­LYN MALETTE

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