Tout sur la lotte

Au cours de la der­nière an­née, j’ai chan­gé mes ha­bi­tudes ali­men­taires. Ce doit être l’ef­fet Kampaï! Une chose est sûre : c’est que je suis beau­coup plus conscient du fait que ce que nous man­geons in­fluence di­rec­te­ment notre san­té.

Le Journal de Quebec - Weekend - - SAVEURS - la cui­sine de Sté­fa­no Ste­fa­no Fai­ta Col­la­bo­ra­tion spé­ciale Photos Jo­ce­lyn Malette

À la mai­son, nous consom­mons donc beau­coup plus de fruits et de lé­gumes, ain­si que des pro­téines ti­rées du pois­son. Je de­meure du type viande, mais je dois re­con­naître que le pois­son et les fruits de mer prennent de plus en plus de place dans mon me­nu. En fait, nous man­geons main­te­nant du pois­son au moins trois fois par se­maine et je me sens plus lé­ger. La re­cette que je vous pro­pose au­jourd’hui a rem­pla­cé une de nos pâtes heb­do­ma­daires et je pense que toute la fa­mille est bien contente!

La lotte n’est peut-être pas le pois­son le plus pres­ti­gieux qu’on trouve dans l’océan, mais bien ap­prê­tée, elle est dé­li­cieuse. On dit par­fois de la lotte qu’elle est le « homard des pauvres », parce que la tex­ture de sa chair, une fois cuite, rap­pelle celle du homard. C’est aus­si l’une des es­pèces les plus pê­chées à la ligne. On trouve de la lotte un peu par­tout dans le monde, mais on la pêche sur­tout dans l’At­lan­tique-Nord : on la dé­pèce di­rec­te­ment sur le ba­teau, pour ne gar­der que queue, très vian­deuse, et le foie, qui est dé­li­cieux. Ha­bi­tuel­le­ment, la queue pèse entre 1 et 4 livres et la cou­leur de sa chair, re­cou­verte d’une fine mem­brane gris-bleu, va­rie de beige à gris pâle. Une fois cuite, cette chair est ferme et son goût doux et lé­gè­re­ment su­cré n’est pas sans rap­pe­ler ce­lui du pé­toncle. Chez le pois­son­nier, choi­sis­sez la lotte qui a des traces de sang rouge là où la chair a été cou­pée : c’est un in­dice que le pois­son est frais. Si la chair montre des traces bru­nâtres de sang coa­gu­lé, c’est que le pois­son com­mence à vieillir. La lotte fraîche peut se conser­ver deux ou trois jours sur la glace, au ré­fri­gé­ra­teur.

À par­tir de là, comme vous êtes en voie de de­ve­nir des ex­perts de la lotte, il ne vous reste qu’à vous faire la main en la cui­si­nant. Cette re­cette simple et sa­vou­reuse de­vrait faire plai­sir à toute la fa­mille. Dans mon cas, elle me fait me sen­tir bien, la bouche pleine! J’es­père qu’elle vous plai­ra.

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