LE MÉ­TIER DANS LA PEAU

MON­TRÉAL | L’unique Mi­chel Le­grand croit to­ta­le­ment en son ta­lent. Étienne Dra­peau et Nad­ja lui ont confié leur car­rière res­pec­tive. Il a sa propre com­pa­gnie de disque MP3 et il pré­pare sa re­traite sur sa nou­velle terre à Saint-Jo­se­ph­du-Lac, son nou­veau v

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - Mi­chelle Coudé-Lord Le Jour­nal de Mon­tréal

« J’ai tel­le­ment de choses en tête que les jour­nées n’ont pas as­sez de 24 heures. J’aime quand ça bouge et si vous sa­viez que sur mon trac­teur sur ma terre, je suis un homme com­blé », confie l’homme heu­reux.

Pas éton­nant que cet al­bum Tou­jours de nous res­pire le bon­heur.

« J’as­sume qui je suis et je sais aus­si que je peux com­po­ser des chan­sons et gui­der des jeunes ar­tistes. Je connais as­sez mon mé­tier pour pou­voir le par­ta­ger », dit-il.

Et que conseille-t-il à ses jeunes pou­lains?

« De fon­cer, d’oser et de lais­ser la pas­sion les en­va­hir. Le pu­blic se­ra alors au ren­dez-vous, car ce se­ra vrai. Le contact doit être au­then­tique. Moi, je sais que du­rant 30 ans de car­rière, mon pu­blic m’a tou­jours com­pris et a même ac­cep­té cer­taines de mes er­reurs. C’est de cette vé­ri­té-là que je parle », af­firme Ma­rio Pel­chat.

LE RISQUE

Lors­qu’on lui de­mande s’il a eu peur de tout perdre dans ses grands mo­ments de doute et de désar­roi, Ma­rio Pel­chat ré­pond : « Oui, car la vie de­vient alors si fra­gile. » Qu’est-ce qui vous a rac­cro­ché? « Le pu­blic en­core une fois, car je sen­tais dans les salles qui étaient pleines que les gens étaient là pour moi, qu’ils croyaient en­core en moi. Ce fut une marque de confiance in­croyable. C’est dur lors­qu’un ar­tiste fait les man­chettes pour les mau­vaises rai­sons. Je me re­vois en­core lors de la der­nière tour­née, mon­té sur scène hon­teux parce que j’avais ces pro­blèmes avec la jus­tice. Le pu­blic était là de­vant moi de­bout, à m’ap­plau­dir. J’ai su alors que je pou­vais conti­nuer sans crainte. »

L’AL­BUM DE LA CONFIANCE

C’est ce qu’on sent d’ailleurs sur cet al­bum Tou­jours de nous, de la confiance, de la ma­tu­ri­té et du bon­heur.

« C’est vrai. Du­rant tout le pro­ces­sus de créa­tion, je me suis sen­ti à ma place. Le bon­heur est dé­fi­ni­ti­ve­ment au ren­dez-vous et très pré­sent sur cet al­bum. Au fond, j’es­sayais de trou­ver le bon­heur dans les fu­ti­li­tés. La vie m’a rap­pe­lé à l’ordre. Et moi, les gens doivent sa­voir que je suis un per­fec­tion­niste et que je ne me par­donne pas fa­ci­le­ment mes er­reurs, sur­tout celle-là, de conduite en état d’ébrié­té. Je le ré­pète, ja­mais je ne le re­fe­rai. » Et on le croit.

Ce nou­vel al­bum marque un cha­pitre im­por­tant dans sa car­rière.

« Ce sont mes 30 ans de mé­tier. Il y a du bon­heur, de la vie, des mots qui font ré­flé­chir, pleu­rer. Et je sais aus­si que le bon­heur, on le re­trouve dans les choses simples de la vie. Mon pu­blic c’est moi, des gens simples qui mènent une vie mou­ve­men­tée rem­plie de joies, de peines et de dé­fis. J’ai écrit Tou­jours de nous avec une belle gang, le coeur rem­pli d’amour et de joie », conclut un Ma­rio Pel­chat, heu­reux.

Cet al­bum au­rait pu aus­si s’in­ti­tu­ler À moi de vous.

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