SIN­CÈRE DANS LA VIE COM­MEÀL’ÉCRAN

Qu’ar­rive-t-il après la mort? C’est une ques­tion qui in­ter­pelle beau­coup de gens, y com­pris Clint East­wood qui s’y in­té­resse dans son tout der­nier film, Au-de­là.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Liz Braun

Dans ce long mé­trage, qui ar­rive sur les écrans le 22 oc­tobre, East­wood tisse les unes avec les autres les his­toires de trois per­sonnes qui se dé­battent au mi­lieu de ré­flexions sur la vie et la mort, puis re­lie ces deux uni­vers.

Les trois pro­ta­go­nistes sont une femme qui a eu une ex­pé­rience de mort im­mi­nente, un gar­çon qui a per­du la per­sonne qui était la plus proche de lui et un voyant qui peut com­mu­ni­quer avec les morts, mais qui se re­fuse à le faire.

Le voyant hé­si­tant est en quelque sorte le ca­ta­ly­seur de l’ac­tion dans

Au-de­là, et si le film fonc­tionne et qu’on y croit, c’est aus­si et sur­tout parce qu’East­wood a confié ce rôle à Matt Da­mon, qui vient d’avoir 40 ans le 8 oc­tobre. C’est le deuxième film consé­cu­tif que les deux hommes font en­semble, après Invictus en 2009.

L’in­ter­prète du hé­ros amné­sique Ja­son Bourne, du so­cio­pathe Tom Ri­pley ( Le Ta­len­tueux M. Ri­pley), du pion­nier de la CIA Ed­ward Bell Wilson ( Le bon ber­ger) et du ca­pi­taine de rug­by Fran­cois Pie­naar ( Invictus) est tou­jours convain­cant avec son jeu phy­sique qui donne tou­jours confiance aux spec­ta­teurs.

AB­SENCE D’AR­TI­FICES

Bryce Dal­las Ho­ward, qui par­tage la ve­dette avec Da­mon, af­firme que la confiance qu’il sus­cite est due à l’hon­nê­te­té de ses per­for­mances d’ac­teur. « Il ré­vèle ses sen­ti­ments. Il est si vrai quand il joue, c’est un ac­teur tel­le­ment sin­cère qu’on ne peut faire au­tre­ment que d’y croire. Et, parce qu’on ne res­sent au­cun ar­ti­fice dans son jeu, on plonge avec lui dans ses films. »

Cette ab­sence d’ar­ti­fices dé­fi­nit Matt Da­mon à l’écran comme dans la vie. Drôle et sym­pa­thique, il est fa­cile de com­prendre pour­quoi il est si ap­pré­cié par les équipes de tour­nage et par les gens qu’il cô­toie au sein de l’in­dus­trie du ci­né­ma, no­tam­ment par ses col­lègues ac­teurs.

Lors du der­nier Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal du film de To­ron­to, en sep­temb- re, où il se trou­vait pour faire la pro­mo­tion du film (et conti­nuer son oeuvre hu­ma­ni­taire), l’ac­teur a pré­fé­ré faire l’éloge du réa­li­sa­teur et du scé­na­rio de Au-de­là, le­quel a été écrit par le dra­ma­turge Pe­ter Mor­gan, plu­tôt que de par­ler de lui.

« Je me sen­tais comme dans une pièce de théâtre, où chaque ré­ponse dont j’avais be­soin se trou­vait dé­jà là », a dit Matt Da­mon en par­lant du film. « Tout avait du sens et s’em­boî­tait bien. »

BELLE RÉUS­SITE

Matt Da­mon a gran­di à Cam­bridge, une ban­lieue de Boston. Il a dé­cro­ché d’Har­vard pour pour­suivre une car­rière d’ac­teur, une dé­ci­sion qu’il n’a ja­mais re­gret­tée, car dès 1997, avec le film Good Will Hun

ting, qu’il a écrit avec son ami d’en­fance, l’ac­teur et réa­li­sa­teur Ben Af­fleck, il a ob­te­nu le prix du meilleur scé­na­rio aux Os­cars, plus huit nominations lors de la même cé­ré­mo­nie.

De­puis Good Will Hun­ting, Matt Da­mon a joué dans des di­zaines de films et son agen­da est rem­pli pour plu­sieurs an­nées à ve­nir. On l’a vu, outre les films ci­tés plus haut, dans Dog­ma, Il faut sau­ver le sol­dat Ryan, L’in­con­nu de Las Ve­gas (et

ses deux suites), la fran­chise Ja­son Bourne, Les in­fil­trés, Sy­ria­na et La zone verte, pour n’en nom­mer que quelques-uns.

Matt Da­mon a son étoile sur le Walk of Fame à Hol­ly­wood. Il a été nom­mé l’homme le plus sé­dui­sant de la pla­nète par le ma­ga­zine Peo

ple en 2007 (ce qui lui avait fait dire, à l’époque : « Vous avez don­né à un père vieillis­sant de la ban­lieue la plus grande dose de confiance de sa vie. ») et ces jours-ci il est plu­tôt en lice pour le titre de père le plus ir­ré­sis­tible.

Sa femme Lu­cia­na Bar­ro­so et lui at­tendent leur troi­sième fille.

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