Robert Nay­lor LE RES­CA­PÉ

À 14 ans, Robert Nay­lor – qu’on a pu voir dans plu­sieurs pu­bli­ci­tés – pos­sède une ma­tu­ri­té peu com­mune.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isabelle Hontebeyrie Agence QMI

Ce­lui qui n’avait que 12 ans et de­mi au mo­ment du tour­nage ana­lyse ain­si son per­son­nage de Tom­my, jeune hy­per violent, agres­sif ver­ba­le­ment et por­té sur le sexe : « Tout ce qui lui ar­rive n’est pas né­ces­sai­re­ment de sa faute. C’est comme ça qu’il a ap­pris à vivre. Pour ces en­fants-là, leur seul but est de sur­vivre. » Mais la clé du per­son­nage − et du film − est, pour l’ado­les­cent, « l’amour. Il a be­soin d’amour et il ne sait pas ai­mer. »

S’il avoue avoir été in­té­res­sé par le rôle de Tom­my pour le dé­fi, il n’a pas vou­lu, au contraire de Da­niel Grou et de Claude Legault, vi­si­ter des éta­blis­se­ments pour jeunes en dif­fi­cul­té, de peur de ne li­vrer qu’une co­pie d’un en­fant aper­çu un jour. De plus, il confesse avoir ap­pris beau­coup de Tom­my : « Il y a des émo­tions que je ne sa­vais pas que j’avais. Je ne trouve pas que la vie est juste; il faut qu’on aide les en­fants et les pa­rents. »

Le tour­nage de 10 ½ n’a pas été sans heurts, mal­gré la pré­sence d’un coach, d’un tu­teur pri­vé et celle, constante, de sa mère ou de son frère. « Oui, j’ai trou­vé dif­fi­cile de sor­tir du per­son­nage pour al­ler à l’école. [...] Mais le plus dur a été la deuxième scène du dé­but [NDLR : Tom­my agresse sexuel­le­ment un en­fant]. Je de­vais m’as­su­rer que le jeune ac­teur était cor­rect. C’était tough pour moi de re­gar­der le co­mé­dien. »

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