RAS-LE-BOL DE LA FA­MILLE!

Qui prend ma­ri prend pays. Le dic­ton ne sau­rait être com­plet sans ajou­ter qui prend épouse marie aus­si la... fa­mille. Un thème pra­ti­que­ment uni­ver­sel au coeur de la comédie Tel­le­ment proches.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - De­nise Mar­tel Le Jour­nal de Québec

Même si le su­jet est pous­sé presque au pa­roxysme, plu­sieurs y trou­ve­ront des si­mi­li­tudes avec leurs propres ex­pé­riences fa­mi­liales, tel­le­ment le film écrit et réa­li­sé par le tan­dem Eric To­le­da­no et Olivier Ma­kache fait ré­fé­rence à des si­tua­tions qu’à peu près tout le monde a eu à vivre, à un mo­ment ou un autre de sa vie.

Si les liens sont sou­vent tis­sés ser­rés entre frères et soeurs, ils ne le sont gé­né­ra­le­ment pas au­tant pour les beaux-frères et belles-soeurs.

TEM­PÊTE

C’est exac­te­ment ce qui se pro­duit avec Alain (Vincent El­baz) qui en a plus que marre de de­voir al­ler man­ger, tous les sa­me­dis soirs, chez Ca­the­rine (Au­drey Da­na) et Jean-Pierre (François-Xa­vier De­mai­son), avo­cat et frère de sa femme, Na­tha­lie (Isabelle Car­ré), où se pointe Roxane (Jo­sé­phine De Meaux), sa soeur, avec Bru­no (Omar Sy), un amou­reux at­tra­pé au vol dans l’es­poir de mettre fin à son cé­li­bat.

Alain en a ras-le-bol de se faire faire la le­çon et de se ta­per, chaque fois, les re­mon­trances sur ses fa­çons d’agir, sur Lu­cien, leur tur­bu­lent fis­ton — c’est le moins qu’on puisse dire — et les in­évi­tables spec­tacles de Gaëlle, l’aî­née du couple qui semble vou­loir en faire un pe­tit chien sa­vant. Jus­qu’à ce que tout éclate!

EX­TRA­VA­GANCES

La comédie entraîne bien sûr quelques ex­tra­va­gances, mais elle re­pose sur un fonds de vé­ri­té qui fait fran­che­ment sou­rire et par­fois même rire de bon coeur.

Le rythme est bon et il n’y a pas de lon­gueur.

Les gags sont drôles — même si cer­tains re­posent sur des cli­chés et des pré­ju­gés, sur­tout en ce qui a trait au pauvre Bru­no, un in­terne que tout le monde prend pour autre chose qu’un mé­de­cin parce qu’il est noir — et viennent épi­cer la si­tua­tion dra­ma­tique qui sous-tend la comédie.

Les ac­teurs sont très bons et bien as­sor­tis à leur per­son­nage res­pec­tif. On n’a au­cune dif­fi­cul­té à leur em­boî­ter le pas dans Tel­le­ment proches. On ar­rive même à y croire quand Alain, at­ta­chant Vincent El­baz, et Jean-Pierre, avo­cat vé­reux sur les bords, de­viennent pra­ti­que­ment amis mal­gré toutes leurs di­ver­gences.

Tel­le­ment proches, une comédie ri­go­lote sur un air connu mais bien ex­ploi­té.

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