Des sai­gnées de mé­dio­cri­té

TO­RON­TO | Prends mon âme est le pre­mier film écrit et réa­li­sé par Wes Cra­ven de­puis plu­sieurs an­nées, mais ceux qui s’at­tendent à un film de même ca­libre que Les Griffes de la nuit ou Fris­sons risquent d’être dé­çus.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Liz Braun Agence QMI

Ce film, pré­sen­té comme un film d’hor­reur, est da­van­tage dé­goû­tant qu’épeu­rant. Prends mon âme se si­tue dans la pe­tite ville de Ri­ver­ton, où un tueur en sé­rie a dis­pa­ru sans lais­ser de traces.

Le film dé­bute dans le sang, avec une scène de meurtre chao­tique. L’ar­ri­vée des po­li­ciers de­vait per­mettre de ré­ta­blir l’ordre, mais les choses s’ag­gravent tou­te­fois et le tueur, qui est fi­na­le­ment abat­tu, quitte les lieux en am­bu­lance. Mais est-il bel et bien mort?

Le film fait un saut dans le temps de 16 ans. La nuit où le meur­trier a sé­vi, sept en­fants sont nés à Ri­ver­ton. Main­te­nant de­ve­nus des ado­les­cents, ils fêtent leur an­ni­ver­saire en­semble. Seize ans plus tard, la lé­gende du tueur en sé­rie est tou- jours bien pré­sente à Ri­ver­ton, au grand dam de la po­lice.

Lorsque les sept ado­les­cents com­mencent à mou­rir tour à tour (le plus po­pu­laire en pre­mier – mer­ci Wes!) les gens com­mencent réel­le­ment à se de­man­der si le tueur est bel et bien de re­tour à Ri­ver­ton. D’autres se de­mandent s’il ne s’est pas plu­tôt ré­in­car­né dans le corps d’un des ados. Mais cette théo­rie ne nous in­trigue pas vrai­ment, pas plus que les autres d’ailleurs. Dom­mage que le film n’ex­plique pas ce que le so­sie de Ha­grid fait à tour­ner en rond dans cette his­toire. En congé de Har­ry Pot­ter, peut-être?

Prends mon âme est un film par­fai­te­ment mé­diocre avec des bouts de gorges tran­chées et des sai­gnées à pro­fu­sion. Il est trop gen­til pour ceux qui se dé­lectent d’images d’hor­reur, en plus d’être trop ba­vard et sans in­trigue pour tout le monde.

Pour ajou­ter l’in­sulte à l’in­jure, ce film est en 3D, ce qui est to­ta­le­ment in­utile. Ce­la si­gni­fie que vous de­vez por­ter une paire de ces en­nuyantes lu­nettes, ce qui vous em­pêche d’en­voyer des SMS à vos amis, de ré­di­ger votre liste d’épi­ce­rie ou de faire quelque chose d’utile pen­dant le film. N’est-ce pas désa­gréable?

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