His­toires de fa­mille

Après avoir pré­cé­dé Suivre la pa­rade, de Louis-Jo­sé Houde, 412 fois, dont 50 à la salle Al­bert-Rous­seau, Phi­lippe Bond y re­vient avec son pre­mier spec­tacle, seul sur scène cette fois. En­fin pas tout à fait, puis­qu’il y se­ra avec toute sa fa­mille!

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - De­nise Mar­tel Phi­lipe Bond vien­dra pré­sen­ter son pre­mier spec­tacle so­lo à la salle Al­bert-Rous­seau, le 9 no­vembre et les 17 et 18 dé­cembre.

Vous ne ver­rez pas les membres de sa fa­mille, mais ils se­ront là, puisque pour son pre­mier spec­tacle so­lo, l’hu­mo­riste a dé­ci­dé de ra­con­ter ses his­toires de fa­mille.

De vraies his­toires ins­pi­rées prin­ci­pa­le­ment de son père, mais aus­si de ses frère et soeur, de ses ne­veux, de sa grand­mère qui souffre de dégénérescence maculaire et que, vi­si­ble­ment, il aime beau­coup.

« Mon père, qui ne s’ap­pelle pas James, mais Robert et qui vient de la Gas­pé­sie, est une source in­épui­sable de gags. Je ne re­tiens pas du voi­sin! Rien n’est ja­mais ba­nal avec lui, il a tou­jours de quoi à ra­con­ter, des anec­dotes... En plus, c’est un fon­ceur, il n’y a rien qui l’ar­rête. C’est un peu le ‘’For­rest Gump’’ de La­val », ra­conte Phi­lippe Bond avec un large sou­rire.

« Je ris des membres de ma fa­mille avec eux. Avec leur bé­né­dic­tion. Chaque fois que j’écris un nu­mé­ro sur eux, je les consulte. Tout ce que je ra­conte dans mon spec­tacle, c’est vrai. Ce sont toutes des choses qui sont ar­ri­vées pour vrai. D’ailleurs, lors de la pre­mière à Mon­tréal, ils sont mon­tés sur scène à la fin du spec­tacle. Ils ont eu droit à une ova­tion », ra­conte l’hu­mo­riste avec une pointe de fier­té.

« On est une fa­mille tri­co­tée très ser­ré et mes pa­rents cé­lé­bre­ront bien­tôt leur 40e an­ni­ver­saire de ma­riage.

Mon spec­tacle, c’est un peu une fa­çon de leur rendre hom­mage. J’ai ha­bi­té chez mes pa­rents jus­qu’à 27 ans. Ils m’ont tou­jours en­cou­ra­gé à fon­cer. Se lan­cer en hu­mour, ce n’était pas évident au dé­but, mais en ha­bi­tant à la mai­son, je pou­vais me concen­trer sur l’écri­ture. C’est vrai­ment grâce à eux si je suis là », dit l’hu­mo­riste de 31 ans, de pas­sage à Québec ré­cem­ment.

« Mon père, qui était di­rec­teur d’une caisse po­pu­laire avant de prendre sa re­traite, me de­mande sou­vent si je réa­lise que je gagne ma vie à faire rire », pour­suit ce­lui qui, tous les ma­tins, se lève à 4 h pour col­la­bo­rer à l’émis­sion ma­ti­nale à la ra­dio NRJ (98,9 FM à Québec). Le spec­tacle, mis en scène par Jo­seph Saint-Ge­lais, qui a été son pro­fes­seur à l’École na­tio­nale de l’hu­mour, et script-édi­té par l’hu­mo­riste Sylvain Larocque, est dit-il, un feu rou­lant.

PA­TIENCE PAYANTE

« Ça fai­sait long­temps que je vou­lais mon­ter mon propre spec­tacle, mais mon gé­rant me di­sait tou­jours d’at­tendre, que le mo­ment n’était pas ve­nu. Après avoir fait la pre­mière par­tie de Louis-Jo­sé Houde 412 fois, je réa­lise que la vi­si­bi­li­té qu’il m’a ap­por­tée est in­croyable et j’ai pris de l’ex­pé­rience. Au­jourd’hui, je sais que la pa­tience, c’est bon », sou­tient ce­lui qui a tra­vaillé sur Les gags de Juste pour rire, avec une ca­mé­ra ca­chée, pen­dant trois ans et de­mi.

L’hu­mo­riste n’a ja­mais ar­rê­té de tra­vailler. Si son pre­mier spec­tacle so­lo parle de sa fa­mille, il a dé­jà plein d’idées et de textes pour le pro­chain. « J’avais écrit des gags pour trois heures de spec­tacle, mais il fal­lait choi­sir une ligne di­rec­trice et on a dé­ci­dé de concen­trer le spec­tacle sur la fa­mille. Peu­têtre que pour le pro­chain show, je se­rai ren­du ailleurs et que mes textes ne ser­vi­ront pas, mais je ne suis pas in­quiet, je suis sûr que l’ins­pi­ra­tion y se­ra », dit en ter­mi­nant Phi­lippe Bond.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.