L’EU­ROPE, UN JOUR, PEUT-ÊTRE…

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND MUSIQUE - -Da­ny Bou­chard

MON­TRÉAL | Ma­rieC­han­tal Tou­pin n’a ja­mais mis une croix sur son sou­hait d’al­ler chan­ter en Eu­rope, de ten­ter sa chance au­près du pu­blic fran­çais.

« C’est pas mort, mais c’est pas fort. J’ar­rête pas d’acha­ler Édouard (Éduar­do Da Cos­ta, son gé­rant) parce que je veux y al­ler. Un jour, on va y al­ler. Juste chan­ter dans les bis­tros, n’im­porte quoi… Es­sayer deux ou trois res­tos pour voir com­ment ça marche. (...) En même temps, c’est un nou­veau dé­fi : les Fran­çais vont-ils ai­mer ça? C’est re­com­men­cer à zé­ro », dit-elle.

Pre­mier bai­ser n’est pas taillé pour une conquête du mar­ché eu­ro­péen, mais Marie-Chantal Tou­pin y voit quelques pistes qui se­raient sus­cep­tibles d’in­té­res­ser les Fran­çais.

« Ce se­rait l’fun qu’il (son gé­rant) aille leur faire écou­ter Mal d’amour, que j’aime par­ti­cu­liè­re­ment. On pour­rait al­ler chan­ter dans des bis­tros. Je suis tan­nante avec ça, je le lâ­che­rai pas… Un jour », dit-elle.

Si ce n’avait été de sa sé­pa­ra­tion pro­fes­sion­nelle avec Éduar­do Da Cos­ta (qui était aus­si son amou­reux à l’époque), Ma­rieC­han­tal Tou­pin est convain­cue qu’elle au­rait peut-être dé­jà sa place en France.

« Je se­rais al­lée en Eu­rope parce qu’on avait fait les dé­marches. On avait dé­jà un contrat là-bas.

« Mais je ne vis pas vrai­ment en ar­rière, moi, je vis plus en avant », dit-elle, le re­gard pé­tillant.

Marie-Chantal Tou­pin et Éduar­do Da Cos­ta se sont sé­pa­rés en 2005, mais ils ont re­noué — pro­fes­sion­nel­le­ment — en 2007.

« Avant, c’était mon chum et il était beau­coup plus te­nace. Le non, c’était le dé­but d’un oui, ça fait que quand il di­sait non, t’étais faite. Là, quand je dis non, c’est non.

« C’est le cham­pion des gé­rants dé­voués. Je suis contente de l’avoir en­core dans ma vie parce que mon rêve reste en­core le sien, dans le sens qu’on a tou­jours de beaux pro­jets. (...) On a une col­la­bo­ra­tion ex­tra­or­di­naire. On ne s’obs­tine plus, dit-elle en riant. C’est zen, c’est calme. Édouard lâche prise as­sez vite et moi aus­si. »

BIEN­TÔT LA QUA­RAN­TAINE

Marie-Chantal Tou­pin au­ra 40 ans en juillet pro­chain.

« Je dis dé­jà que j’ai 40 ans, comme ça quand je vais l’avoir, je vais être moins trau­ma­ti­sée, dit-elle en sou­riant.

« T’es pas moins am­bi­tieux, mais tes prio­ri­tés changent, dit-elle à pro­pos de cette étape de vie. Main­te­nant, c’est de prendre plus soin de moi, de ne pas me rendre ma­lade à faire des shows, et prendre tout ce qui passe parce que j’ai peur de man­quer le train. C’est de sa­voir bien do­ser. »

La chan­teuse en sait quelque chose. À la fin de l’été 2009, Marie-Chantal Tou­pin, épui­sée, a pris la dé­ci­sion de ne pas ani­mer, comme pré­vu, une émis­sion quo­ti­dienne sur les ondes de Musimax.

« Quand je suis fa­ti­guée, au lieu de pous­ser et pous­ser, j’ar­rête. Pour de vrai. J’ai un sys­tème d’alarme as­sez ef­fi­cace; quand ça sonne, ça sonne », dit-elle.

Tou­jours cé­li­ba­taire, la chan­teuse se voit en­core sur scène dans dix ans. « En san­té et en­core en train de chan­ter. Du rock », pré­ci­set-elle.

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