HO­CKEY

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND CINÉMA - Jim Slotek Agence QMI

TO­RON­TO | Oui,plus de trente ans ont pas­sé, mais elle se fait en­core ap­pe­ler San­dy « de temps en temps »,re­con­naît Oli­via New­ton-John en par­lant de son rôle de bonne fille aux cô­tés de John Tra­vol­ta dans Brillan­tine.

« Ce film est tel­le­ment spé­cial, on ne peut pas vrai­ment y échap­per », dit l’ac­trice et chan­teuse.

Ces jours-ci, par contre, en plus de s’en­ga­ger au sein d’or­ga­nismes de bien­fai­sance pour le can­cer et pour des pro­duits san­té, l’in­ter­prète du suc­cès Phy­si­cal chante à pro­pos du ho­ckey.

New­ton-John in­carne une mère dans Score : A Ho­ckey Mu­si­cal, son pre­mier rôle au ci­né­ma en une dé­cen­nie. Ce film est une re­pré­sen­ta­tion un peu ca­ri­ca­tu­rale de notre sport na­tio­nal qui a d’ailleurs cho­qué les ci­néastes sé­rieux quand il a été pré­sen­té au Fes­ti­val in­ter­na­tio­nal du film de To­ron­to, en sep­tembre.

NÉO­PHYTE

Oli­via New­ton-John re­con­naît qu’elle n’a as­sis­té qu’à un seul match de ho­ckey dans sa vie, quand son ma­ri, John Eas­ter­ling, l’a traî­née à l’am­phi­théâtre des Pan­thers de la Flo­ride, où ils vivent.

« Qu’est-ce que le ho­ckey re­pré­sente pour moi? Peu de choses », dit-elle en riant.

« Je n’étais pas fa­mi­lière avec le ho­ckey sur glace, dit-elle. Mon ma­ri m’a ame­née à un match des Pan­thers. C’était très ra­pide, de sorte que je ne pou­vais pas suivre la ron­delle. C’était frus­trant et drôle à la fois. Je ne me sou­viens pas d’avoir vu un com­bat, mais les joueurs se frap­paient contre la bande tout le temps. Ce­la me semble in­juste. Je n’aime pas la vio­lence. »

Cette mé­con­nais­sance du ho­ckey l’a tou­te­fois bien ser­vie pour son rôle dans Score. Le film, réa­li­sé par Mi­chael McGo­wan ( Sept jours), ra­conte l’his­toire – sous forme de comédie mu­si­cale – de Far­ley Gor­don (Noah Reid), un en­fant qui est re­con­nu pour son jeu ra­pide sur une pa­ti­noire de son quar­tier.

Le pro­prié­taire d’un club ju­nior A (Ste­phen McHat­tie), convain­cu des ta­lents du jeune, dé­cide de le lan­cer dans le vrai jeu, sans plus at­tendre. Le hic, c’est que Far­ley se re­fuse à toute vio­lence, ce qui com­plique ses pre­miers pas au sein du club. Le fait qu’il soit un pa­ci­fiste qui fuit la vio­lence a peut-être à voir avec le fait que ses pa­rents sont de la mou­vance New Age (Oli­via New­tonJohn et l’au­teur-com­po­si­teur et in­ter­prète ca­na­dien Marc Jor­dan, dans son pre­mier rôle).

Tous deux sont at­ter­rés quand leur fils se joint à l’équipe et sont conster­nés par le trai­te­ment qu’il re­çoit pour sa phi­lo­so­phie de non-vio­lence (mal­gré tous ses buts, les mé­dias se moquent de lui comme non-Ca­na­dien et pour son re­fus de lais­ser tom­ber les gants).

Pour ceux qui connaissent la car­rière de Jor­dan qui re­monte à son suc­cès des an­nées 1970, Ma­ri­na Del Ray, il ne se­ra peut-être pas sur­pre­nant de sa­voir qu’il a joué un rôle clé pour la par­ti­ci­pa­tion de New­ton-John dans le film. Les deux (en plus de la femme de Jor­dan, la chan­teuse Amy Sky) sont des amis de­puis près de 30 ans. Leur ami­tié est née grâce au com­po­si­teur Steve Kip­ner (au­teur de la fa­meuse chan­son Phy­si­cal, en 1981), qui pen­sait qu’ils tra­vaille­raient bien en­semble.

UNE FEMME À CONVAINCRE

Oli­via New­ton-John est franche et af­firme que Jor­dan a joué un rôle dé­ter­mi­nant pour la convaincre de ve­nir tour­ner le film à To­ron­to. « Ce­la au­rait été au­tre­ment plus dif­fi­cile si j’avais dû tra­vailler avec quel­qu’un que je ne connais­sais pas dé­jà. Il est bon, n’est-ce pas? Il de­vrait jouer plus sou- vent », a-t-elle dit.

Re­pous­sant le com­pli­ment en riant, Jor­dan a iro­ni­sé en di­sant : « C’est ve­nu na­tu­rel­le­ment , comme ils disent. Les femmes peuvent feindre l’or­gasme, mais les hommes peuvent si­mu­ler une re­la­tion en­tière

« Ma femme, Amy, Oli­via et moi avons écrit la chan­son an­ti­vio­lence Hugs, qu’Oli­via et moi chan­tons. »

MA­MAN ET­MU­SIQUE

En lui de­man­dant ce qu’elle avait fait de­puis les an­nées 1990, New­ton-John a dit :

« Dieu que le temps file! J’ai pro­ba­ble­ment été une mère et joué ma mu­sique. J’ai fait quelques films pour la té­lé, mais la meilleure chose a pro­ba­ble­ment été It’s My Par­ty (film trai­tant du sida) réa­li­sé par Ran­dal Klei­ser, qui était à la barre de Brillan­tine. »

Il y a main­te­nant un centre du can­cer du sein qui porte le nom d’Oli­via New­ton-John à Mel­bourne, en Aus­tra­lie. Rap­pe­lons qu’elle a vain­cu la ma­la­die dans les an­nées 1990. « J’ai une re­traite de san­té en Aus­tra­lie. Mon ma­ri et moi avons une com­pa­gnie d’herbes de l’Ama­zone. Nous ap­por­tons des com­plé­ments ali­men­taires de l’Ama­zone et ai­dons les po­pu­la­tions au­toch­tones à ob­te­nir les titres des terres où ils vivent à par­tir d’un pour­cen­tage des pro­fits.

Cette vie, elle la trouve plus gra­ti­fiante que la cé­lé­bri­té comme chan­teuse et ac­trice. « Je ne pense pas que ma vie doit se ré­su­mer dans un rôle au ci­né­ma. C’est plu­tôt d’ai­mer et de prendre soin des gens qu’on aime qui im­porte. Je ne pense pas que quel­qu’un qui est en train de mou­rir tend la main pour son disque d’or », a-t-elle conclu en ri­go­lant.

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1. Oli­via New­ton-John, Marc Jor­dan et Al­lie MacDo­nald in­carnent la fa­mille du ho­ckeyeur non violent. 2. Nel­ly Fur­ta­do joue une par­ti­sane hors pair dans Score. 3. Une vic­toire pour l’équipe de Far­ley! 4. Tout com­mence par du ho­ckey de ruelle pour le jeune Far­ley Gor­don.

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