Sous l’eau dans la Loge de Jules

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND TOURISME - Louis-Phi­lippe Mes­sier

Très peu connu au Québec ou dans la Fran­co­pho­nie, le ma­ga­zine aus­tra­lien Get Lost se dé­marque des autres re­vues de voyage par sa fougue et par son ima­gi­na­tion. Cette pu­bli­ca­tion s’adresse aux voya­geurs plu­tôt aven­tu­reux. Si vous cher­chez un bon com­plexe hô­te­lier tout com­pris pour vous la cou­ler douce quelque part, n’ache­tez pas cette re­vue. Ache­tez-la si vous avez en­vie de sor­tir des sen­tiers bat­tus. Dans cette édi­tion de Get Lost, voi­ci quelques sug­ges­tions ori­gi­nales :

La Loge de Jules est un an­cien la­bo­ra­toire ma­rin si­tué à une ving­taine de pieds sous l’eau, dans un la­gon flo­ri­dien, qui n’est ac­ces­sible qu’aux plon­geurs. Le Jules’ Un­der­sea Lodge est équipé de tout ce qu’il faut pour vivre, cui­si­ner et se di­ver­tir. La loge compte deux chambres et une salle com­mu­nau­taire. Si vous n’avez pas en­vie de trans­por­ter votre nour­ri­ture sous l’eau en plon­gée et de la pré­pa­rer vous-même dans la cui­sine, vous pou­vez em­bau­cher un chef plon­geur qui vien­dra vous concoc­ter un dé­lice ma­rin… que vous pour­rez man­ger dans la mer (lit­té­ra­le­ment). Al­lez je­ter un coup d’oeil au plan de la loge de Jules à l’adresse : www.jul.com.

L’Au­berge de la loutre est un pro­jet ar­tis­tique hô­te­lier sué­dois où, au lieu que ce soit vous qui re­gar­diez les pois­sons na­ger dans l’eau d’un aqua­rium, c’est vous qui vous don­nez en spec­tacle de­vant les pois­sons éba­his en lo­geant dans un « ter­ra­qua­rium » im­mer­gé trois mètres sous l’eau. L’Au­berge de la loutre (Ut­ter Inn en sué­dois et Ot­ter Inn en an­glais) a de loin l’air d’une mai­son­nette rouge, imi­ta­tion de l’ha­bi­ta­tion ru­rale sué­doise ty­pique, ju­chée sur un quai flot­tant, à un ki­lo­mètre du ri­vage. Votre ca­bane flot­tante avec chambre sous­ma­rine est pour­vue d’un poêle. L’oeuvre de Bob Dylan vous fait pla­ner? Alors, pour­quoi ne vous fe­rait-elle pas voya­ger?

Get Lost a en­voyé l’un de ses re­por­ters sillon­ner les ÉtatsU­nis d’Amé­rique sur les traces de lieux men­tion­nés dans des chan­sons cé­lèbres de Dylan. Hé­las! C’était une mis­sion im­pos­sible : « Il y a des cen­taines de ré­fé­rences ter­ri­to­riales dans les chan­sons de Dylan. (...) Même si ce­la m’a fait mal au coeur, j’ai li­mi­té mon pè­le­ri­nage dy­la­nien à cinq des­ti­na­tions. »

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