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Le Journal de Quebec - Weekend - - ACTUALITÉ -

Amé­lie No­thomb n’a pas d’or­di­na­teur et ne va pas sur In­ter­net.

C’est un choix et je pré­fère de loin les cor­res­pon­dances pa­pier. C’est bi­zarre, mais on di­rait que dès l’ins­tant où une feuille de pa­pier in­ter­vient, et sur­tout une en­ve­loppe, les gens se tiennent mieux, de­viennent plus in­té­res­sants, plus pro­fonds, et se disent moins n’im­porte quoi. Bien sûr, je suis ab­so­lu­ment per­sua­dée qu’il y a beau­coup d’ex­cep­tions. »

L’écri­vaine écrit tous ses ro­mans à la main, avec un sty­lo Bic, dans des ca­hiers d’éco­lier.

L’in­ves­tis­se­ment phy­sique est beau­coup plus fort quand on écrit à la main que quand on écrit à l’or­di­na­teur. J’ai be­soin évi­dem­ment qu’écrire soit un acte phy­sique. Le sens d’une oeuvre est in­fi­ni­ment plus riche quand ce sens passe par le corps. »

Amé­lie No­thomb a connu des épi­sodes dif­fi­ciles dans sa vie dans son rap­port à la nour­ri­ture.

On peut consi­dé­rer que j’ai vé­cu, dans mon ado­les­cence, huit an­nées de troubles ali­men­taires. Donc, je suis pla­cée pour sa­voir que ça dure long­temps, que ce n’est pas un dé­tail de la vie et qu’il est dif­fi­cile d’en gué­rir. Je m’es­time dé­jà très heu­reuse d’en être sor­tie. »

Elle se lève à 4 h du ma­tin, sans ex­cep­tion, pour écrire.

L’état d’es­prit qu’on a au saut du lit, à 4 h du ma­tin, est un état d’es­prit qu’on ne re­trou­ve­ra à au­cune heure de la jour­née. Il y a une es­pèce de vir­gi­ni­té et de force qu’on a à ces heures-là, sur­tout quand on vient de se ré­veiller, qui fait comme une co­mète. Elle ne re­pas­se­ra pas. Il faut l’at­tra­per à ce mo­ment-là. »

Amé­lie No­thomb se dé­place à Paris en pre­nant le mé­tro et en écou­tant de la mu­sique dans son iPod. Elle écoute toutes sortes de mu­siques.

Ça va de Schu­bert à In­fec­ted Mush­rooms. J’adore Ar­cade Fire – j’aime énor­mé­ment

Lies (Rebellion). »

Elle se pas­sionne pour le cho­co­lat et le champagne

sim­ple­ment parce que ce sont les meilleures choses du monde et j’aime beau­coup les bonnes choses! » Le cho­co­lat, c’est sa gâ­te­rie de tous les jours et le champagne, elle le dé­guste « trois fois par se­maine ».

L’écri­vaine adore le Québec et sur­tout les Qué­bé­cois.

Je trouve qu’il y a un en­thou­siasme qué­bé­cois qui est ex­tra­or­di­naire. Ja­mais on ne tombe sur un Qué­bé­cois qui, comme un Pa­ri­sien, af­fec­te­ra de ti­rer la gueule ou de râ­ler tout le temps. Ça n’existe pas. Les Qué­bé­cois sont joyeux. Ils sont à la fois très in­tel­lec­tuels et très en­thou­siastes. C’est un cock­tail unique au monde et j’adore ça! »

Si elle n’était pas écri­vaine, elle se­rait... bou­lan­gère.

Parce qu’on a le même ho­raire! »

PHOTO COUR­TOI­SIE JEAN-BAPTISTE MON­DI­NO

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