GAINS­BOURG (VIE HÉROÏQUE)

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

À Paris, du­rant l’Oc­cu­pa­tion, le pe­tit Lu­cien Gins­burg, fils d’im­mi­grés russes juifs, nargue les of­fi­ciers SS en ré­cla­mant son étoile de Da­vid avant qu’on ne la lui im­pose. Après la guerre, l’in­so­lent jeune homme entre-prend une car­rière de peintre, mais il peine à per­cer. En bi­fur­quant vers la chan­son, Lu­cien, qui se fait main­te­nant ap­pe­ler Serge Gains­bourg, connaît ses pre­miers vrais suc­cès. Il écrit pour Ju­liette Gre­co et France Gall, fait les 400 coups avec Boris Vian et de­vient la co­que­luche du tout-Paris. Au mi­lieu des an­nées 1960, bien que ma­rié, il en­tame une liai­son avec l’ac­trice Bri­gitte Bar­dot, qui lui ins­pire quel­que­suns de ses plus grands suc­cès. Sa ren­contre avec la co­mé­dienne an­glaise Jane Bir­kin se­ra plus dé­ter­mi­nante en­core, tant sur le plan ar­tis­tique que fa­mi­lial.

CE QU’ON EN PENSE

Pré­sen­té comme un conte plu­tôt qu’une bio­gra­phie clas­sique, ce pre­mier film du bé­déiste Joann Sfar trace en ef­fet un por­trait per­son­nel, libre et fan­tai­siste de l’ar­tiste Gains­bourg. Ce­la dit, s’il met l’ac­cent sur les dé­buts de peintre du contro­ver­sé au­teur-com­po­si­teur-in­ter­prète, Sfar tait com­plè­te­ment son ap­port au sep­tième art. Du reste, la pre­mière par­tie du film s’avère plus ima­gi­na­tive et écla­tée, les an­nées de suc­cès du chan­teur puis ses frasques éthy­liques des an­nées 1980 étant illus­trées de fa­çon da­van­tage conve­nue, sans réelles sur­prises.

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