LA POP-FOLK A UN PRÉ­NOM

Mé­lange de No­rah Jones et de Sa­rah McLa­chlan, une jeune Qué­bé­coise de 19 ans, qui fait car­rière avec son pré­nom, Krys­tale, pré­sente en ce mo­ment son pre­mier disque épo­nyme.

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND MUSIQUE - Serge Drouin Le Jour­nal de Québec

La chan­teuse, ori­gi­naire des Lau­ren­tides, pro­pose un al­bum aux cou­leurs de pop-folk as­su­mé. « J’écoute tous les genres de mu­sique. J’aime bien le jazz », dit-elle en par­lant de ses in­fluences mu­si­cales.

Krys­tale nage dans la mu­sique de­puis qu’elle a quatre ans. Dé­jà, à cinq ans, elle pre­nait des cours de chant.

Après avoir fait par­tie de quelques chorales, la jeune femme a com­men­cé à écrire ses chan­sons à 13 ans. « C’étaient des chan­sons plu­tôt naïves. Je crois qu’à ce mo­ment-là, j’écri­vais pour faire sor­tir des émo­tions », se rap­pelle-t-elle.

Puis, il y a quelques an­nées, la chan­teuse a dé­ci­dé d’en­re­gis­trer un dé­mo. « Mes pa­rents l’ont en­voyé à plu­sieurs per­sonnes et, fi­na­le­ment, nous avons été mis en contact avec Paul Gal­la­ti. C’est ce der­nier qui m’a pré­sen­té le réa­li­sa­teur, co­au­teur, pro­duc­teur et ar­ran­geur du disque Ti­no Iz­zo (Cé­line Dion, Bob­by Ba­zi­ni...). »

THÈMES CHERS

Dans ses chan­sons, Krys­tale parle de thèmes qui lui sont chers. La pièce Smile to Sell traite de ces man­ne­quins trop maigres que pro­posent di­vers ma­ga­zines.

Krys­tale signe la ma­jo­ri­té des textes de son disque, ex­cep­tion faite de la pièce Wild Horses, qu’elle a prise dans le ré­per­toire des Rol­ling Stone. « C’était le groupe pré­fé­ré de mon père et j’ai beau­coup en­ten­du les Stones à la mai­son. Je pense que j’étais aux couches et j’écou­tais ce groupe. Je trouve cette chan­son par­ti­cu­liè­re­ment belle. C’est pour cette rai­son que je vou­lu l’in­clure sur le disque », note-t-elle.

LES ÉTUDES

Mal­gré sa car­rière en chant, Krys­tale ne né­glige pas ses études pour au­tant. En ce mo­ment, elle étu­die au cé­gep Saint-Laurent en mu­sique. Elle sou­haite pour­suivre sa for­ma­tion en mu­sique à l’uni­ver­si­té, l’an pro­chain.

Pour le mo­ment, la chan­teuse ne compte pas par­tir en vé­ri­table tour­née au Québec.

Elle met l’ac­cent sur la pro­mo­tion de son disque et sur ses études.

Si elle a choi­si l’an­glais comme moyen d’ex­pres­sion, « c’est que l’an­glais est la langue dans la­quelle je peux m’ex­pri­mer le mieux. Mes amis parlent an­glais. Je me sens plus à l’aise. Je ne dis pas non au fran­çais. Un jour, j’ai­me­rais chan­ter en fran­çais et même en es­pa­gnol », ter­mine la jeune femme.

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