Une guerre qui fait en­core mal

La guerre de Bos­nie est peut-être ter­mi­née de­puis long­temps, mais Angelina Jo­lie conti­nue d’échan­ger des tirs avec cer­taines per­sonnes qui ont souf­fert lors de ce conflit dé­vas­ta­teur qui a frac­tu­ré la You­go­sla­vie en plu­sieurs nou­veaux pays.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Agence QMI

Un groupe bos­niaque ap­pe­lé l’As­so­cia­tion des femmes vic­times de la guerre a en­voyé ré­cem­ment une re­quête aux Na­tions unies pour qu’on re­tire à Angelina son sta­tut d’am­bas­sa­drice de bonne vo­lon­té pour le Haut Com­mis­sa­riat des Na­tions unies pour les ré­fu­giés. La rai­son? Son pre­mier film en tant que réa­li­sa­trice ra­conte l’his­toire d’une re­la­tion amou­reuse entre un gar­dien de pri­son serbe et une mu­sul­mane pen­dant la guerre de Bos­nie.

Le film qui est dé­jà en boîte, mais qui n’a pas en­core de titre, a été prin­ci­pa­le­ment tour­né en Hon­grie, pen­dant que le mi­nis­tère de la Culture de la Bos­nie s’at­tar­dait à lire (at­ten­ti­ve­ment) le scé­na­rio. Ce der­nier a fi­na­le­ment don­né son aval au pro­jet, du moins pour le tour­nage de cer­taines scènes.

TOU­JOURS F­CHÉE

Pour­tant, l’as­so­cia­tion a ac­cu­sé l’ac­trice d’avoir ba­na­li­sé la tra­gé­die qui a se­coué la ré­gion des Bal­kans du­rant les an­nées 90, et elle est tou­jours fâ­chée que Jo­lie n’ait pas vou­lu ren­con­trer ses membres lors de son pas­sage en Bos­nie.

« Chaque ac­teur en­ga­gé pour jouer dans le film est ori­gi­naire de la ré­gion, a dit Angelina pour sa dé­fense. Et la grande ma­jo­ri­té d’entre eux, soit 95 %, ont vé­cu cette guerre et sont les en­fants de celle-ci. Et ils sont im­pli­qués dans ce pro­jet et ils le sou­tiennent. C’est leur his­toire. »

PHOTO D’ARCHIVES

Angelina Jo­lie sur le pla­teau de tour­nage de son pre­mier film en tant que réa­li­sa­trice.

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