« Twi­light Hé­si­ta­tion est une épo­pée » — Da­vid Slade

C’est au­jourd’hui, sa­me­di 4 dé­cembre, que sortent les édi­tions DVD et Blu-ray de Twi­light Hé­si­ta­tion, troi­sième vo­let de la sa­ga avec Robert Pat­tin­son, Kris­ten Ste­wart et Tay­lor Laut­ner. Le réa­li­sa­teur Da­vid Slade nous entraîne dans les cou­lisses de la pr

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isabelle Hontebeyrie

Près de 700 mil­lions de dol­lars de re­ve­nus en salle à tra­vers le monde pour

Twi­light Hé­si­ta­tion et 1,76 mil­liard pour les trois pre­miers vo­lets de la fran­chise. Et pour­tant, mal­gré ce suc­cès pla­né­taire phé­no­mé­nal, Da­vid Slade, troi­sième réa­li­sa­teur, ne s’est nul­le­ment sen­ti in­ti­mi­dé par le pro­jet.

De sa voix po­sée, douce, où fleure bon un ac­cent bri­tan­nique, le ci­néaste de 41 ans sur­tout connu pour ses pu­bli­ci­tés (la der­nière est pour As­sas­sin’s

Creed Bro­the­rhood, nou­veau vo­let du jeu vi­déo d’Ubi­soft), dit « voir » un film dès la lec­ture d’un scé­na­rio.

« Avec Hé­si­ta­tion, j’ai im­mé­dia­te­ment vu une épo­pée, tour­née et jouée d’une ma­nière spé­ci­fique, pré­cise. Il fal­lait aus­si que toutes les sé­quences aient l’air vraies, an­crées dans la réa­li­té. »

Mal­gré la pré­sence de Ste­phe­nie Meyer sur le pla­teau, en plus de celles des pro­duc­teurs, Da­vid Slade n’a ja­mais eu la moindre pres­sion. « Le film pré­sen­té au pu­blic est ex­trê­me­ment proche de ce que j’avais ima­gi­né au dé­but. Oui, bien sûr, Hé­si­ta­tion a évo­lué au cours des étapes de la pro­duc­tion, mais le ré­sul­tat fi­nal est presque une co­pie de l’image men­tale que j’avais », prend-il le temps de sou­li­gner.

Outre le film, l’édi­tion spé­ciale de Twi-

light Hé­si­ta­tion en deux DVD com­prend un disque en­tier de sup­plé­ments (in­cluant les com­men­taires de Robert Pat­tin­son et Kris­ten Ste­wart), dont un do­cu­men­taire en six par­ties sur le ma­king of du film. Ef­fec­tué lors du tour­nage, ce­lui­ci dé­voile de nom­breux se­crets de pro­duc­tion et per­met de consta­ter l’am­biance bon en­fant qui ré­gnait sur les dif­fé­rents pla­teaux de Co­lom­bie-Bri­tan­nique.

ROB, KRIS­TEN, TAY­LOR...

Contrai­re­ment à ce qu’on pour­rait pen­ser, il n’y pas de com­mu­ni­ca­tion par­ti­cu­lière entre les dif­fé­rents réa­li­sa­teurs des vo­lets de la sa­ga. « Oui, j’ai par­lé à Chris Weitz briè­ve­ment une fois, mais je n’ai ja­mais dis­cu­té, ni avec Ca­the­rine Hard­wicke ni avec Bill Con­don, ré­vèle-t-il. On sur­es­time la né­ces­si­té de rendre hom­mage aux films pré­cé­dents. Les ac­teurs et moi étions beau­coup plus in­té­res­sés à avan­cer qu’à re­gar­der en ar­rière. »

Et c’est cette at­ti­tude qui lui a per­mis de di­ri­ger Robert Pat­tin­son, Kris­ten Ste­wart, Tay­lor Laut­ner et la plé­thore d’ac­teurs de ma­nière ef­fi­cace puis­qu’il a pris soin d’iden­ti­fier les as­pects les plus réus­sis des vo­lets pré­cé­dents. « Comme pour tous mes autres films, j’ai com­men­cé par ren­con­trer les co­mé­diens sé­pa­ré­ment pour leur par­ler de leurs per­son­nages. Le reste est ve­nu de lui-même, j’ai fait confiance à la vi­sion que j’avais en sa­chant que je dis­po­sais des mêmes ac­teurs et que l’his- toire se si­tuait dans la conti­nui­té des pré­cé­dentes. Par contre, la toile de fond était plus adulte et pos­sé­dait plus de dé­tails, no­tam­ment au ni­veau du pas­sé des membres de la fa­mille Cul­len. »

De plus, il rend hom­mage à l’en­semble des co­mé­diens, sou­li­gnant qu’il ne lui a pas été dif­fi­cile de s’in­té­grer à cette « fa­mille Twi­light ». « Quand les ac­teurs ont be­soin d’un psy­cho­thé­ra­peute, oui, on peut avoir cer­taines dif­fi­cul­tés en tant que réa­li­sa­teur. Mais dans ce cas pré­cis, je n’en ai éprou­vé au­cune. »

RES­PECT DES FANS

Dans les sup­plé­ments, on ap­prend que des pho­to­gra­phies prises par la com­pagne de Da­vid Slade ont été uti­li­sées pour dé­co­rer la cui­sine de la mai­son de la fa­mille Cul­len. Ce sont les seuls ob­jets per­son­nels que le ci­néaste a in­clus dans

Twi­light Hé­si­ta­tion, mais il re­grette au­jourd’hui de ne pas avoir conser­vé « les fausses dents de vam­pire que mon di­rec­teur de pla­teau avait mis dans un verre, sur une table de nuit. J’au­rais vrai­ment dû les gar­der dans la sé­quence, mais j’étais trop de mau­vaise hu­meur cette jour- née-là pour goû­ter l’hu­mour de cette plai­san­te­rie », confie-t-il.

Dans les dif­fé­rents cof­frets DVD et Blu­ray de Twi­light Hé­si­ta­tion, on trouve aus­si deux scènes cou­pées au montage (ce ne sont pas les seules) que Da­vid Slade a te­nu à com­men­ter : « La dif­fé­rence entre ce film et les autres que j’ai réa­li­sés est le fait que Twi­light est une sous-culture qui pos­sède un nombre très im­por­tant de fans. Je me suis donc sen­ti une res­pon­sa­bi­li­té mo­rale de par­ta­ger les rai­sons qui m’ont pous­sé à les sup­pri­mer lors du montage fi­nal. »

Et quand on lui de­mande pour­quoi la sa­ga Twi­light est un suc­cès uni­ver­sel, Da­vid Slade ré­pond : « L’ex­pres­sion “amour de ma vie” est ex­trê­me­ment dif­fi­cile à pro­non­cer dans la so­cié­té dans la­quelle on vit, nous vi­vons dans un monde tel­le­ment cy­nique. Pour­tant, cet amour com­pa­rable à ce­lui de Ro­méo et Ju­liette est un concept au­quel n’im­porte qui peut s’iden­ti­fier. » Les dif­fé­rentes édi­tions DVD et Blu-ray de Twi­light Hé­si­ta­tion sont en ma­ga­sin dès au­jourd’hui.

Da­vid Slade donne des conseils à

Kris­ten Ste­wart avant le tour­nage

d’une scène.

La cou­leur des fleurs n’a pas été choi­sie au ha­sard, le mauve étant la cou­leur pré­fé­rée de Bel­la (Kris­ten Ste­wart). « Ce champ est un en­droit où Ed­ward et Bel­la se sentent en sé­cu­ri­té. Il fal­lait que le pu­blic le res­sente », ex­plique le ci­néaste.

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