NUIT ET JOUR

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Pro­prié­taire d’un pe­tit ga­rage, June Ha­vens mène une vie sans his­toire jus­qu’au jour où Roy Miller la re­marque dans un aé­ro­port. Fei­gnant une ren­contre for­tuite, cet homme mys­té­rieux tente d’em­pê­cher la jeune femme de prendre le même avion que lui, en vain. Après avoir li­qui­dé pas­sa­gers et agents de bord, il n’a d’autre choix que de lui avouer la vé­ri­té. Agent se­cret en dis­grâce, Roy doit pro­té­ger un pe­tit gé­nie et son in­ven­tion, une su­per pile, des ma­ni­gances de Fitz­ge­rald, un an­cien col­lègue qui a conclu un ac­cord avec un tra­fi­quant d’armes. D’abord ré­cal­ci­trante, June fi­nit par lui prê­ter main-forte, ap­pre­nant ain­si les fi­celles du mé­tier d’es­pion.

CE QU’ON EN PENSE

Tour­nant dé­fi­ni­ti­ve­ment le dos aux oeuvres feu­trées de ses dé­buts, James Man­gold éta­blit da­van­tage son sta­tut de réa­li­sa­teur à tout faire avec Nuit et jour. Ce film sans fi­nesse re­pose sur une in­trigue ba­nale et cou­sue de fil blanc. Ma­ni­fes­te­ment conçue pour ex­ploi­ter la zone de confort des deux ve­dettes, cette grosse pro­duc­tion mé­ca­nique dis­pense ici et là quelques ré­pliques pé­tillantes, mais ir­rite par son in­ca­pa­ci­té à main­te­nir un rythme tré­pi­dant, condi­tion sine qua non au suc­cès de ce genre d’en­tre­prises. En­fin, on s’étonne du manque to­tal de chi­mie entre Ca­me­ron Diaz et Tom Cruise, pour­tant convain­cants en amants né­vro­sés dans Un ciel cou­leur va­nille. Il faut dire que les deux ve­dettes semblent pour l’oc­ca­sion s’être conten­tées d’en­clen­cher le pi­lote au­to­ma­tique.

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