L’an­goisse du pour­boire

Le Journal de Quebec - Weekend - - TOURISME -

Tout voya­geur se re­trouve tôt ou tard dans une si­tua­tion où il se de­mande: « Dois-je don­ner du pour­boire? » Cette ques­tion en sus­cite aus­si­tôt une autre, plus an­gois­sante en­core: « Com­bien dois-je don­ner? » Le seul en­droit sur terre où l’on ne donne presque ja­mais de pour­boire, c’est au Ja­pon. « Je me suis dé­jà fait pour­suivre par les femmes de mé­nage d’un hô­tel (ja­po­nais) parce que celles-ci vou­laient me rendre l’ar­gent que je leur avais lais­sé dans ma chambre », ra­conte la chro­ni­queuse Dai­sann McLane, qui signe dans

Na­tio­nal Geo­gra­phic Tra­ve­ler un ar­ticle au su­jet de la dé­li­cate ques­tion du pour­boire. Elle com­mence son ar­ticle en rap­por­tant une anec­dote de voyage éton­nante: dans un hô­tel égyp­tien, elle se rend compte que sa salle de bain n’a pas l’eau cou­rante. L’hô­tel lui en­voie un homme à tout faire qui exa­mine la tuyau­te­rie et qui lui dit ne rien pou­voir faire pour elle. L’em­ployé de l’hô­tel lui tend la main, paume ou­verte… Mme McLane n’a pas en­vie de don­ner un bak­chich pour un ser­vice non ren­du, mais elle cède à la pres­sion. Sage dé­ci­sion, l’homme s’ar­range en­suite au­près de la ré­cep­tion de l’hô­tel pour lui of­frir une autre chambre d’une ca­té­go­rie net­te­ment su­pé­rieure.

Les pays du Tiers-Monde sont des cham­pions du pour­boire, puisque sou­vent les employés doivent l’es­sen­tiel de leurs re­ve­nus à la gé­né­ro­si­té des clients. Mme McLane donne aus­si ce conseil : si vous sa­vez qui fe­ra votre chambre pen­dant toute la du­rée de votre sé­jour, lais­sez-lui tout son pour­boire dès le pre­mier ma­tin. Si vous logez dans un hô­tel bas de gamme, la qua­li­té du ser­vice que vous re­ce­vrez risque d’aug­men­ter consi­dé­ra­ble­ment.

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