L’ana­nas de Ch­ris­tophe Co­lomb?

Sa­vou­reux et ra­fraî­chis­sant, l’ana­nas n’est pas exac­te­ment un fruit, mais plu­tôt une «in­fru­tes­cence », c’est-àdire une mul­ti­tude de baies (les « yeux » de l’ana­nas) qui se forment après la fu­sion des fleurs sur l’épi. Le mot ana­nas vient du tu­pi-gua­ra­ni (

Le Journal de Quebec - Weekend - - SAVEURS - Cinzia Cu­neo Col­la­bo­ra­tion spé­ciale

L’ana­nas est riche en vi­ta­mines et en man­ga­nèse et contient de la bro­mé­line, un en­zyme qui aide à scin­der les pro­téines et par­ti­cipe donc au pro­ces­sus de di­ges­tion. C’est pour cette rai­son qu’on l’uti­lise comme ac­com­pa­gne­ment des plats de porc et qu’on l’ajoute aux ma­ri­nades pour attendrir les viandes. Ori­gi­naire du Pa­ra­guay et du sud du Bré­sil, l’ana­nas était dé­jà dis­sé­mi­né dans toute l’Amé­rique du Sud et Cen­trale au 15e siècle. C’est Ch­ris­tophe Co­lomb qui «dé­cou­vrit» ce fruit en Gua­de­loupe en 1493. Mais ce­lui qui en do­cu­men­ta en pre­mier les ver­tus par écrit(1) fut mon propre an­cêtre, Mi­chael de Cu­neo, ami d’en­fance de Co­lomb et son com­pa­gnon lors du 2e voyage de ce­lui-ci. « La plante res­semble à celle de l’ar­ti­chaut... Le fruit a la forme d’une pomme de pin, mais est deux fois plus gros, et son goût est ex­cellent. On peut le cou­per à l’aide d’un cou­teau, comme un na­vet, et il pa­raît très sain. » Comme vous voyez, l’in­té­rêt pour la bonne chère est dans mes gènes de­puis plus de 500 ans! (1)lettre à Ge­ro­la­mo An­na­ri, 15 oc­tobre 1495, conser­vée à la bi­blio­thèque de l’Uni­ver­si­té de Bo­logne, en Italie.

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