DEUX FRÈRES SUR LE RING

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ke­vin William­son

L’ac­teur Ch­ris­tian Bale a dû se trans­for­mer phy­si­que­ment pour jouer un ex-boxeur pro­fes­sion­nel dans Le coup de grâce, qui sort en salle au Québec le 17 dé­cembre. Ce n’était tou­te­fois pas la pre­mière fois qu’il se mé­ta­mor­pho­sait pour un rôle au grand écran.

Il avait dû dé­ve­lop­per sa mus­cu­la­ture pour son rôle de meur­trier et sé­dui­sant homme d’af­faires de Wall Street dans le

drame Ame­ri­can Psy­cho, , en 2000. Pour

son rôle d’in­som­niaque dans The Ma­chi

nist,, il avait dû perdre quelque 60 livres (qu’il a ra­pi­de­ment re­pris après le tour-tour

nage, et plus en­core pour Bat­man : Le

com­men­ce­ment).

Quel est le se­cret pour un homme de 36 ans pour perdre au­tant de poids qu’un adepte de Jen­ny Craig (la reine des ré­gimes min­ceurs aux États-ÉtatsU­nis)? « Ha­bi­tuel­le­ment,Ha­bi­tuel­le­ment, je dis que je fais beau­coup de coke chaque fois que je veux perdre du poids, mais je ne suis pas sûr que ce soit drôle pour ce film. »

Ins­pi­ré de faits vé­cus, Le coup de grâce ra­conte la re­la­tion tu­mul­tueuse entre le boxeur pro­fes­sion­nel Mi­cky Ward (Mark Wahl­berg) et son en­traî­neur et de­mi-frère Di­ckie Ek­lund (Bale), qui était lui-même un boxeur pro­met­teur avant de de­ve­nir dé­pen­dant au crack. Sa per­for­mance d’homme ra­va­gé par la drogue (les yeux vi­treux, sque­let­tique et chauve) fait de Bale un pré­ten­dant sé­rieux dans la course aux ré­com­penses.

Bale semble mi­ni­mi­ser les ef­forts phy- si­ques­siques que lui a de­man­dés ce film. « Je cou­rais comme un fou. Je pou­vais cou­rir pen­dant des heures et je me sen­tais vrai­ment en bonne san­té. Il n’y a pas de se­crets pour se mettre en forme », a ra­con­té l’ac­teur.

Il n’y en a pas non plus quant à sa­voir com­ment le rôle est ve­nu à Bale. L’ac­teur Mark Wahl­berg, qui est aus­si un des pro­duc­teurs du film, a tra­vaillé d’ar­rache-pied pen­dant plu­sieurs an­nées pour que ce film soit fi­na­le­ment réa­li­sé. Lors­qu’il a croi­sé Bale à la ma­ter­nelle que fré­quentent leurs filles res­pec­tives, il l’a abor­dé en lui ten­dant le scé­na­rio de son pro­jet.

Le per­son­nage de Di­ckie a été as­so­cié à plu­sieurs ac­teurs de haut ni­veau au fil des ans. Matt Da­mon avait d’abord été ap­pro­ché pour jouer aux cô­tés de Wahl­berg. Lors­qu’il a aban­don­né le pro­jet, Brad Pitt avait été ap­pro­ché. Ce der­nier a tou­te­fois dû re­non­cer à par­ti­ci­per au tour­nage.

Avec Bale dans le rôle de Di­ckie, Wahl­berg­berg a com­pris « qu’il était le gars qui n’avait pas peur de jouer ce rôle ». « Tout le monde ai­mait bien l’idée de ce per­son­nage, mais per­sonne n’avait réel­le­ment en­vie de s’en­ga­ger dans cette voie. J’avais vu les films The Ma­chi­nist

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