COUPS DE GUEULE

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Le réa­li­sa­teur Da­vid O. Rus­sell s’était bat­tu avec George Cloo­ney lors du tour­nage de Trois rois, les deux hommes ne pou­vant pas se blai­rer. Ce ne fut donc pas une sur­prise d’ap­prendre que des coups de poing avaient été don­nés lors du tour­nage du Coup de

grâce, et ce, pas juste entre les deux pro­ta­go­nistes du film.

«J’ai dû res­treindre phy­si­que­ment Di­ckie Ek­lund à plu­sieurs re­prises pour ne pas qu’il frappe Da­vid», a ra­con­té l’ac­teur Ch­ris­tian Bale, qui in­carne cet an­cien boxeur et toxi­co­mane dans ce film. L’ac­teur et pro­duc­teur Mark Wahl­berg in­carne le frère de Di­ckie Ek­lund, Mi­cky Ward. «Nous avions pour­tant pas­sé de très bons mo­ments lorsque nous ré­pé­tions dans la mai­son de et Secours à l’aube, alors je sa­vais que Bale conve­nait pour le rôle », a dit l’ac­teur et pro­duc­teur.

« Je com­prends pour­quoi cer­tains ac­teurs ont d’abord été at­ti­rés par le scé­na­rio, puis se sont fi­na­le­ment ra­vi­sés. Ce­la pou­vait être in­ti­mi­dant, mais Bale est un ac­teur qui n’a peur de rien », a-t-il ajou­té.

UNE SOURCE D’INS­PI­RA­TION

Peu de temps après que Bale eut confir­mé sa par­ti­ci­pa­tion, le réa­li­sa­teur Da­vid O. Rus­sell s’est joint au pro­jet. Alors que le pro­jet avan­çait, les vrais Ward et Ek­lund (dont sont ins­pi­rés les per­son­nages du film) ont dé­mé­na­gé de leur ré­si­dence de Lo­well, au Mas­sa­chu­setts, pour em­mé­na­ger dans la mai­son de Wahl­berg, à Los An­geles.

Le coup de grâce met en lu­mière la re­la­tion des deux frères, à la­quelle s’ajoute l’his­toire d’amour de Ward avec une femme qui tra­vaille dans un bar du coin (Amy Adams).

« Je pense que Di­ckie Ek­lund a d’abord été une in­croyable source d’ins­pi­ra­tion pour son frère, mais les choses se sont par la suite com­pli­quées, a af­fir­mé Bale. Son frère a alors vé­cu une grande confu­sion, parce que c’est une fa­mille ex­trê­me­ment fi­dèle. Lorsque Di­ckie a fi- Mark. Il a très cha­leu­reu­se­ment ac­cueilli Mi­cky Ward et Di­ckie El­kund chez lui. Ils ont ha­bi­té du­rant un cer­tain temps dans sa mai­son, a ra­con­té Bale. Il y a eu quelques chan­ge­ments dans le scé­na­rio, et Di­ckie a mis du temps à com­prendre que, par­fois, lors­qu’on condense la vie de quel­qu’un en deux heures, il faut opé­rer avec une cer­taine la­ti­tude. Les faits doivent être mé­lan­gés.» « Nous lui avons par­lé et Da­vid a par la suite dis­cu­té avec lui, a pour­sui­vi Bale. Je ne sais pas si Da­vid a dit à Di­ckie de ne pas s’en prendre à moi. Ce­la au­rait très bien pu se pro­duire ain­si. Il a fi­ni par vrai­ment com­prendre pour­quoi nous fai­sions les choses ain­si. Nous lui avons fi­na­le­ment mon­tré le film et il n’a frap­pé au­cun d’entre nous. » na­le­ment com­pris que sa chance était pas­sée, celle de Mi­cky était alors bien réelle. Il a alors fal­lu convaincre la fa­mille du bien-fon­dé de ce pro­jet, ce qui a pris un cer­tain temps. Di­ckie a alors tout fait pour ai­der Mi­cky. Je ne pense pas que le suc­cès de Mi­cky en tant que boxeur au­rait été pos­sible sans leur aide mu­tuelle. »

Le temps que Bale a pu pas­ser avec la per­sonne qu’il de­vait in­car­ner, Di­ckie Ek­lund, a gran­de­ment ai­dé l’ac­teur à per­fec­tion­ner son jeu. En plus de se trans­for­mer phy­si­que­ment, l’ac­teur gal­lois a aus­si pu re­le­ver les par­ti­cu­la­ri­tés de l’ac­cent de Boston de Di­ckie.

« Mark Wahl­berg a aus­si été d’une grande aide. Il n’avait be­soin de rien dire, il se conten­tait de lan­cer un cer­tain re­gard et je sa­vais tout de suite que ce n’était pas ça », a ra­con­té Bale.

« Mais j’ai tou­te­fois dû mo­di­fier le rythme na­tu­rel et la voix de Di­ckie, a pour­sui­vi l’ac­teur. Si j’avais par­lé exac­te­ment comme Di­ckie le fait, vous au­riez sans doute eu be­soin de sous-titres. » Ke­vin William­son

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.