«Her­cule m’a en­sei­gné la vie»

Agence QMI | Martin Larocque se dit loin de la nos­tal­gie et ne pense pas res­sas­ser ses sou­ve­nirs de Vir­gi­nie avec tris­tesse. Pour­tant, lors­qu’il parle de son per­son­nage d’Her­cule Bel­le­hu­meur, sa voix tra­hit beau­coup d’émo­tions.

Le Journal de Quebec - Weekend - - TÉLÉVISION -

Martin, que re­pré­sente pour vous le per­son­nage d’Her­cule Bel­le­hu­meur?

Her­cule m’a en­sei­gné la vie. C’est un bon vi­vant qui aime la bouffe, le sport et les femmes. J’ai­me­rais avoir son souffle. Je dois dire que tran­quille­ment je me suis rap­pro­ché de lui. Je me suis ac­ca­pa­ré sa confiance.

Dans quel contexte?

Au ni­veau des re­la­tions avec les femmes, par exemple. Fa­bienne La­rouche a tou­jours pla­cé Her­cule aux cô­tés des plus belles filles comme Mar­tine (In­grid Fa­laise) et Agathe (Ge­ne­viève Né­ron). Elle est comme ça, Fa­bienne, elle brise les murs; à part elle, per­sonne ne met­trait en couple un mo­nu­ment comme Her­cule avec d’aus­si belles filles. Ça m’a mon­tré que c’était pos­sible. Her­cule est un

sé­duc­teur et il a fal­lu que je l’as­sume.

Quel est votre plus beau sou­ve­nir de vos an­nées dans Vir­gi­nie?

J’ai vrai­ment un sou­ve­nir très clair de la pre­mière scène que j’ai tour­née dans le té­lé­ro­man. Je jouais avec Ji­Ci Lau­zon, Jacques L’Heu­reux et Pierre Cur­zi. Par un très heu­reux ha­sard, ma der­nière scène, je l’ai aus­si tour­née avec eux. J’ai vrai­ment ai­mé bou­cler la boucle de cette ma­nière.

Vous avez pris une pause après trois ans dans Vir­gi­nie pour y re­ve­nir plus tard, pour­quoi?

Mon troi­sième fils, Mi­ro, s’en ve­nait et j’avais tou­jours rê­vé d’être père au foyer. C’était l’oc­ca­sion de le de­ve­nir et j’ai ado­ré ça. Par contre, lorsque Fa­bienne m’a té­lé­pho­né pour me pro­po­ser de re­ve­nir, j’étais très heu­reux et ex­ci­té d’em­bar­quer à nou­veau. Dé­jà lors de mes études au conser­va­toire, je vou­lais faire du té­lé­ro­man avant tout.

Pen­sez-vous re­voir vos ca­ma­rades de jeu?

Si j’ai une in­quié­tude par rap­port à la fin de Vir­gi­nie, ce se­rait la peur de ne plus re­voir mon ami Ji­Ci Lau­zon. Vir­gi­nie m’a per­mis de faire cette ren­contre ex­tra­or­di­naire. Ji­Ci, je l’aime et j’es­père réus­sir à le re­trou­ver même si nous ne tra­vaillons plus en­semble. Pour­tant, on s’op­pose en tout. Alors qu’il est rem­pli d’idées très scien­ti­fiques, je suis plu­tôt émo­tif et il s’amuse par­fois de mes cô­tés éso­té­riques.

C’est Her­cule qui est a eu cette idée de con­ven­tum, après y avoir tant tra­vaillé, se­ra-t-il dé­çu?

Ça va qua­si­ment être le bor­del ! Tout ce qui ne de­vrait pas ar­ri­ver va ar­ri­ver. On va y bras­ser de grosses émo­tions, c’est du grand Fa­bienne La­rouche.

La ru­meur veut que Vir­gi­nie (Sté­pha­nie Crête-Blais) meure au der­nier épi­sode des suites de sa longue ma­la­die, que pou­vez-vous dire là des­sus?

Je sais que tout le monde a peur, mais la seule chose que je peux af­fir­mer, c’est qu’Her­cule, Mar­tine et Vir­gi­nie sont de la der­nière scène. C’est un mo­ment très poé­tique et oné­rique.

Newspapers in French

Newspapers from Canada

© PressReader. All rights reserved.