Dans l'arène de Mark Wahl­berg

L’ac­teur et pro­duc­teur Mark Wahl­berg a ac­cu­sé bien des coups au cours des der­nières an­nées, mais il est mal­gré tout tou­jours en selle. Plus im­por­tant en­core, son pro­jet de film a été me­né à terme.

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Ke­vin William­son Agence QMI EN LIGNE › Bande-an­nonce ca­noe.ca/coup­grace

En salle de­puis hier, le film Le coup de grâce ra­conte l’his­toire vraie du boxeur « Irish » Mi­cky Ward (Wahl­berg) et de son en­traî­neur et de­mi-frère Di­ckie Ek­lund (Ch­ris­tian Bale), qui était lui-même un boxeur pro­met­teur avant de de­ve­nir dé­pen­dant au crack.

Après de nom­breux faux dé­parts, Mark Wahl­berg est fi­na­le­ment par­ve­nu à por­ter au grand écran son pro­jet ci­né­ma­to­gra­phique de longue date.

Il y a quatre ans, lorsque son pro­jet de film avait été an­non­cé, Matt Da­mon avait été ap­pro­ché pour jouer Di­ckie. Lors­qu’il a aban­don­né le pro­jet, la pro­duc­tion avait alors contac­té Brad Pitt, qui avait ac­cep­té de re­le­ver le dé­fi. Il a tou­te­fois dû re­non­cer à par­ti­ci­per au tour­nage, tout comme le réa­li­sa­teur Dar­ren Aro­nof­sky.

Mark Wahl­berg, qui a agi à la fois en tant qu’ac­teur et pro­duc­teur pour ce film, est tou­te­fois res­té im­per­tur­bable, « et a agi sous le coup du déses­poir pour que ce film soit réa­li­sé ».

« J’avais dé­jà pro­mis aux vrais Mi­cky et Di­ckie que ce film al­lait se concré­ti­ser… Tous les gens im­pli­qués dans le film sa­vaient que nous al­lions le faire. Ça nous ap­pa­rais­sait alors comme étant une évi­dence. Nous avons dû nous unir pour que ça fonc­tionne, en fai­sant preuve de pure vo­lon­té et de dé­ter­mi­na­tion, un peu comme Mi­ckey est par­ve­nu à rem­por­ter son titre. »

HU­MOUR ET ÉMO­TION

Le coup de grâce a com­men­cé à se concré­ti­ser lorsque Wahl­berg a re­cru­té l’ac­teur Ch­ris­tian Bale et le réa­li­sa­teur Da­vid O. Rus­sell, qui avait di­ri­gé Wahl­berg lors des tour­nages de Trois rois et de J’aime Hu­cka­bees.

« Nous avions dé­jà com­men­cé à tis­ser des liens avec Ch­ris­tian, alors je l’ai ap­pro­ché pour qu’il se joigne au pro­jet. Je sa­vais que nous avions l’oc­ca­sion de faire quelque chose de vrai­ment spé­cial. Da­vid a ap­por­té quelque chose d’unique au film. Je ne pense pas que qui­conque y se­rait par­ve­nu. Il a ap­por­té un cer­tain ni­veau d’hu­mour et d’émo­tion », a ex­pli­qué Wahl­berg.

En ef­fet, mal­gré le su­jet, Le coup de grâce n’est pas un film sombre. Wahl­berg croit que d’autres réa­li­sa­teurs au­raient pu in­sis­ter trop lour­de­ment sur la dé­pen­dance de Di­ckie Ek­lund.

« Si nous avions em­prun­té cette voie obs­cure, le film ne se se­rait adres­sé qu’à un pu­blic très li­mi­té. Nous croyions qu’il avait beau­coup plus à of­frir, que les hommes et les femmes, jeunes ou vieux, bé­né­fi­cie­raient de cette his­toire et y trou­ve­raient quelque chose de di­ver­tis­sant et d’ins­pi­rant. C’est ce que Da­vid (le réa­li­sa­teur) a mis sur la table. »

EN­GA­GE­MENT PHY­SIQUE

Pour Wahl­berg, l’en­ga­ge­ment a été aus­si phy­sique que men­tal. Même lorsque le pro­jet lan­guis­sait et tar­dait à se concré­ti­ser, l’ac­teur et pro­duc­teur a pour­sui­vi son en­traî­ne­ment quo­ti­dien de plu­sieurs heures, afin d’être fin prêt pour jouer le boxeur Mi­cky Ward.

« Je me di­sais que si j’ar­rê­tais, c’est un peu comme si je re­non­çais au film, ce que je n’ai ja­mais vou­lu faire, a confié Wahl­berg. Il y a évi­dem­ment eu des mo­ments où il était dif­fi­cile de sor­tir du lit, tout ça pour s’en­traî­ner pour un film qui n’al­lait peut-être pas se réa­li­ser. »

Qu’est-ce qui a pous­sé Wahl­berg à ne ja­mais aban­don­ner? De toute évi­dence, l’his­toire de ces cols bleus de Lo­well, au Mas­sa­chu­setts, in­ter­pel­lait l’ac­teur de 39 ans ori­gi­naire de Boston. « J’ai connu beau­coup de dif­fi­cul­tés, a dit Wahl­berg. Vous sa­vez, dans cha­cune de nos fa­milles, il y avait neuf en­fants qui gran­dis­saient à moins de 30 mi­nutes les uns des autres. »

Ain­si, avec le film Le coup de grâce, qui a fait beau­coup par­ler de lui jus­qu’à main­te­nant, Wahl­berg ne peut être que ra­vi… et sou­la­gé.

D’au­tant plus que son « com­bat » pour se mettre en forme est ter­mi­né. « Mon nou­veau ré­gime est com­po­sé d’une bou­teille de vin rouge et de beau­coup de nour­ri­ture. Et je m’amuse. Ma femme m’a fait re­mar­quer que je com­men­çais à moins bien pa­raître. Elle m’a dit : “Je suis un an­cien man­ne­quin, si tu veux me gar­der, tu dois faire quelque chose”. Alors, je suis dé­jà de re­tour dans la salle de gym. »

PHOTO COUR­TOI­SIE

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