LE RE­TOUR D’AU­DREY TAUTOU

Après avoir in­car­né Co­co Cha­nel dans Co­co avant Cha­nel, Au­drey Tautou est à l’af­fiche de De vrais men­songes, la nou­velle comédie fran­çaise de Pierre Sal­va­do­ri ( Hors de prix). Sor­ti en France la se­maine der­nière, le film a été plu­tôt bien ac­cueilli par la

Le Journal de Quebec - Weekend - - NEWS -

De­ve­nue cé­lèbre grâce à son rôle dans Le fa­bu­leux des­tin d’Amé­lie Pou­lain de Jean-Pierre Jeu­net, Au­drey Tautou se laisse plu­tôt dé­si­rer dans le ci­né­ma fran­çais. Celle qui au­rait pu fa­ci­le­ment en­chaî­ner film sur film après cet énorme suc­cès tourne ra­re­ment plus de deux films par an. De­puis Un long di­manche de fian­çailles en 2004, on parle car­ré­ment d’un seul film par an­née. Avec sa gouaille ju­vé­nile et sa fraî­cheur, l’ac­trice reste tout de même l’une des va­leurs sûres du ci­né­ma fran­çais et son seul nom suf­fit à at­ti­rer les spec­ta­teurs dans les salles obs­cures.

UNE COMÉDIE DE SI­TUA­TION

Dans De vrais men­songes, une comédie de si­tua­tion où les qui­pro­quos s’en­chaînent, Au­drey Tautou campe le rôle d’une coif­feuse, Émi­lie, qui re­çoit un jour une lettre d’amour ano­nyme.

Aus­si­tôt lue, la lettre est je­tée à la pou­belle sous les yeux de son em­ployé, Jean (Sa- mi Boua­ji­la), l’au­teur de cette fa­meuse mis­sive… Émi­lie se dit tou­te­fois que cette belle lettre ins­pi­rée pour­rait re­quin­quer sa mère (Na­tha­lie Baye), dé­pri­mée de­puis le dé­part de son ma­ri. Elle dé­cide alors de la re­trans­crire mot pour mot et de lui en­voyer ano­ny­me­ment par la poste. Il n’en fal­lait pas plus pour sor­tir sa mère de son iso­le­ment et de sa tris­tesse et pro­vo­quer toute une sé­rie de mal­en­ten­dus et de si­tua­tions lou­foques chez les trois per­son­nages.

« De l’en­chaî­ne­ment sans faille de ces say­nètes qui font hon­neur au co­mique de si­tua­tion, Pierre Sal­va­do­ri tire ce mer­veilleux di­ver­tis­se­ment dont la mise en scène sou­ligne dis­crè­te­ment la confu­sion entre le théâtre et la vie », écrit Le Monde. L’heb­do­ma­daire Té­lé­ra­ma sou­ligne quant à lui les « gag gra­cieux » et les dia­logues «de qua­li­té». Même Li­bé­ra­tion, si sou­vent vi­ru­lent, avoue que « sur le fond, Sal­va­do­ri et son cos­cé­na­riste Be­noît Graf­fin ont ins­til­lé suf­fi­sam­ment d’am­bi­guï­té pour que le pro­pos ne vire pas au gâ­tisme».

La comédie fran­çaise est un genre sou­vent bou­dé par la cri­tique. Trop po­pu­laire, trop lé­gère, trop com­mer­ciale. Cer­taines co­mé­dies ar­rivent tou­te­fois à sor­tir du lot et connaissent un beau suc­cès cri­tique et com­mer­cial. On n’a qu’à pen­ser ré­cem­ment à L’ar­na­coeur de Pas­cal Chau­meil avec Romain Du­ris et Va­nes­sa Pa­ra­dis.

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