DÉ­FI PHY­SIQUE POUR OLI­VIA WILDE La re­crue Hed­lund

Pen­dant qu’elle tour­nait dans la po­pu­laire sé­rie dra­ma­tique Dr House, qui est pré­sen­tée en ver­sion fran­çaise à TVA, l’ac­trice amé­ri­caine Oli­via Wilde a elle-même été plon­gée au coeur d’un mys­tère mé­di­cal. Qu’est-il donc ar­ri­vé à ses bras? Dans Tron : l’h

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Ke­vin William­son Agence QMI Ke­vin William­son Agence QMI

Son per­son­nage dans la sé­rie du ré­seau FOX chan­geait tran­quille­ment, mais sû­re­ment d’ap­pa­rence, en rai­son de sa pré­pa­ra­tion in­ten­sive pour le film Tron : l’hé­ri­tage.

Elle n’avait tou­te­fois pas be­soin du diag­nos­tic d’un doc­teur sar­cas­tique pour sa­voir ce qui lui ar­ri­vait. Pen­dant des se­maines, elle s’était dé­jà en­traî­née pour les be­soins de son rôle de Quor­ra dans le film Tron : l’hé­ri­tage, dans le­quel elle in­carne une guer­rière dans l’uni­vers du jeu de gla­dia­teurs créé par Ke­vin Flynn (Jeff Bridges).

« Il est ve­nu un point où toutes les heures pen­dant les­quelles je pou­vais m’en­traî­ner ont été uti­li­sées pour faire la cho­ré­gra­phie pour les scènes de ba­taille, pour ma­nier l’épée et me battre avec le disque. Tous mes mo­ments libres ont été mis à contri­bu­tion, mais c’était quelques heures par jour d’en­traî­ne­ment croi­sé d’arts mar­tiaux et de car­dio. »

Pour lui don­ner la lé­gi­ti­mi­té vou­lue à l’écran, soit celle d’une fille très en forme, on a fait ap­pel au groupe 87ele­ven, de Los An­geles, qui a dé­jà col­la­bo­ré avec les équipes des films 300, La ma

trice et Fight Club. « Plus qu’une simple for­ma­tion pour bien pa­raître, on vou­lait se concen­trer sur la fa­çon de se dé­pla­cer de Quor­ra et sur la fa­çon dont elle se sen­tait, ra- conte l’ac­trice. Une fois que j’ai réus­si à faire ce tra­vail d’arts mar­tiaux et que j’ai ob­te­nu des muscles dont je n’avais ja­mais en­ten­du par­ler, j’ai su sou­dai­ne­ment que je me sen­tais comme elle. Je pou­vais me pro­té­ger moi­même.»

« Je ne me suis ja­mais dit : ‘Oh non, je suis dans Tron, je vais de­voir m’en­traî­ner’. » Tous ces ef­forts l’ont lais­sée dans une « forme folle ».

« C’était tout nou­veau pour moi. Plus jeune, j’ai­mais dan­ser. Je n’ai ja­mais été une spor­tive et je me di­sais : ‘Quoi? Il faut vrai­ment que je boive ces sup­plé­ments pro­téi­nés?’ »

LE COS­TUME

Une autre amé­lio­ra­tion de sa sil­houette dans le film tient à son cos­tume en fibre syn­thé­tique élas­tique et à sa per­ruque d’un noir lui­sant. Le choix de ce look pour­rait ame­ner les gens à croire que Quor­ra est une femme fa­tale.

En fait, tout ce qu’elle n’est pas, ex­plique Wilde.

« Si elle avait été cette ten­ta­trice, ce per­son­nage trop sexuel, trop femme fa­tale, qu’elle au­rait fa­ci­le­ment pu de­ve­nir, no­tam­ment en rai­son de son cos­tume, ce­la au­rait contri­bué à en faire trop, à être re­don­dant. C’était in­té­res­sant qu’elle soit sé­dui­sante mal­gré elle. Elle est forte et ath­lé­tique, elle porte ce cos­tume parce que c’est son ar­mure. Mais, à l’in­té­rieur, elle de­meure une en­fant. Elle a cette in­no­cence. »

LA PRE­MIÈRE CHOI­SIE

Wilde a été, dans les faits, le pre­mier membre de l’équipe à être re­cru­té (ex­cep­tion faite de Jeff Bridges) et elle a même été la pre­mière ac­trice à au­di­tion­ner pour le per­son­nage de Quor­ra.

Le réa­li­sa­teur Jo­seph Ko­sins­ki l’a con­tac­tée après son au­di­tion, à la­quelle lui-même et le pro­duc­teur Sean Bai­ley (main­te­nant le pré­sident de la pro­duc­tion au sein des stu­dios Dis­ney) ont as­sis­té. « Nous nous sommes re­gar­dés et nous avons dit : ‘C’est elle.’ » Nous sa­vions alors ins­tan­ta­né­ment qu’elle avait toutes les qua­li­tés que nous vou­lions que Quor­ra ait », ra­conte M. Ko­sins­ki.

Elle ad­met qu’elle était « in­ti­mi­dée » à l’idée de tra­vailler au­près de Bridges. « Je sa­vais que c’était im­por­tant que nos per­son­nages aient une so­lide re­la­tion entre eux. Ils ont été exi­lés en­semble pour ce qui re­pré­sente, dans le monde de Tron, 200 ans », dit l’ac­trice. « Nous avons eu de longues conver­sa­tions à pro­pos de tout, de la tech­no­lo­gie à la phi­lo­so­phie, jus­qu’au boud­dhisme. Tra­vailler avec lui a été comme as­sis­ter à une classe de maître. » Quand au sort ré­ser­vé au per­son­nage de Wilde dans Dr House, le­quel a pris congé lors de la fi­nale de la sixième sai­son, elle s’at­tend à ef­fec­tuer un re­tour plus tard dans la sai­son ac­tuelle, la sep­tième. Mais elle se­ra alors non ar­mée.

Pour Hed­lund, qu’on a vu dans Troie, Era­gon et Les lu­mières du ven­dre­di soir, la pres­sion est évi­dente, voire im­mense, le film au bud­get as­tro­no­mique pour les stu­dios Dis­ney re­po­sant en grande par­tie sur ses épaules.

« Pour moi, ce­la a été une ex­pé­rience très, très dif­fé­rente. Je n’ai ja­mais été ce­lui qui avait be­soin d’être sur le pla­teau tous les jours, toute la jour­née, a-t-il dit. Avant, je cam­pais tou­jours des rôles de sou­tien. Pour ce­lui-ci, l’équipe, le réa­li­sa­teur et le pro­duc­teur sont de­ve­nus ma fa­mille parce que je pou­vais comp­ter sur eux pour re­trou­ver mon éner­gie et m’ai­der à pas­ser à tra­vers. Et si vous pou­vez être en­thou­siaste, vous res­tau­rez vous aus­si l’éner­gie de tout le monde. C’est du don­nant, don­nant. »

Bien sûr, les propres sou­ve­nirs de Hed­lund à l’égard de

Tron sont quelque peu li­mi­tés, con­si­dé­rant que l’ac­teur de 26 ans n’était même pas né quand le film a pris l’af­fiche. Il l’a éven­tuel­le­ment vu en 2003.

« J’ai été éton­né par l’es­prit ayant créé et ima­gi­né cet uni­vers quand j’ai vu le film pour la pre­mière fois. Je me suis dit : ‘À quoi ce gars pen­sait?’ » Ce gars, c’est le réa­li­sa­teur du film ori­gi­nal et au­jourd’hui le pro­duc­teur de la suite, Ste­ven Lis­ber­ger. « Et de voir Jeff Bridges en ma­niaque si éner­gique... Il est un gé­nie fou, com­plè­te­ment ex­plo­sif à pro­pos de la tech­no­lo­gie et de ses créa­tions. »

ÉTAPE DÉ­LI­CATE

Des cen­taines d’ac­teurs ont au­di­tion­né ou ma­ni­fes­té leur in­té­rêt pour le rôle. Pour­quoi ont-ils ar­rê­té leur choix sur Hed­lund?

« Trou­ver ce­lui qui pour­rait in­ter­pré­ter le fils de Jeff Bridges a été une étape dé­li­cate, parce que c’est un mé­lange unique de qua­li­tés qui fait Jeff, a dit le réa­li­sa­teur de Tron : l’hé­ri­tage, Jo­seph Ko­sins­ki. Jeff n’a pas de fils dans la vraie vie, alors il n’y avait pas de com­pa­rai­son pos­sible. Gar­rett avait cette com­bi­nai­son de confiance dé­con­trac­tée et, bien sûr, le phy­sique de l’em­ploi. »

Bridges est un mo­dèle pour Hed­lund. « Il m’a tou­jours ins­pi­ré en tant qu’ac­teur. Par exemple, dans le film La trappe dans le plan­cher, je me di­sais que ce gars était la per­sonne la plus cool qui soit. »

Et un dé­tail mi­li­tait en fa­veur de la can­di­da­ture de Hed­lund : son in­té­rêt pour la mu­sique se re­flète sur ce­lui de Bridges. Plus qu’un heu­reux ha­sard, alors que Bridges a ga­gné un os­car plus tôt cette an­née pour son in­ter­pré­ta­tion d’un croo­ner de la mu­sique coun­try désa­bu­sé dans Cra­zy Heart, Hed­lund joue pour sa part dans Coun­try Strong, dans le­quel il campe une ve­dette coun­try en pleine as­cen­sion.

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Gar­rett Hed­lund

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