LES PLUS GRANDS

Dans Le monde de Bar­ney, Ma­cha Gre­non in­carne So­lange, une ac­trice ve­dette de O’ Mal­ley of the North, soap dé­jan­té dans le­quel elle joue une in­fir­mière face à Paul Gross... en moun­tie! Ap­pro­chée au prin­temps 2009 alors qu’elle ter­mi­nait le tour­nage de L’e

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isabelle Hontebeyrie Agence QMI

Est-ce­le­fait­de­pas­serd’un­rô­le­grave–ce­lui­deMi­miMa­thieu–àune co­mé­die­qui­vou­sa­plu­dansLe­mon­de­deBar­ney?

La ques­tion est in­té­res­sante, car ce n’est pas ce que je di­rais de prime abord. Mais, en y re­pen­sant, c’est vrai qu’en li­sant les scènes, j’ai éprou­vé une sorte d’ex­ci­ta­tion qui m’a fait me dire qu’on de­vait s’écla­ter en jouant ce­la. Donc, ef­fec­ti­ve­ment, ce fac­teur a pro­ba­ble­ment fait par­tie de ma dé­ci­sion. Au-de­là de ce­la, il y avait, dans Le monde de Bar­ney, des ar­tistes qui sont par­mi les plus grands de leur gé­né­ra­tion et c’était un pri­vi­lège de tra­vailler avec eux.

Est-ce­tou­joursl’équi­pe­dans­so­nen­sem­ble­qui­vous­fait ac­cep­te­run­rôle?

C’est un pro­ces­sus in­ex­pli­cable, qui va­rie chaque fois. C’est [une dé­marche] presque phy­sique et l’on peut être at­ti­ré par un pro­jet pour toutes sortes de rai­sons, que l’on dé­couvre en le fai­sant. À la base, il y a sim­ple­ment un élan qui est pré­sent ou non.

Quan­del­le­jouel’in­fir­mière,vo­tre­per­son­na­ge­deSo­lan­ge­res­semble étran­ge­men­tàC­ri­quette/Ash­ley,per­son­na­ge­deLe­coeu­ra­ses­rai­sons! Faut-ily­voi­ru­ne­sim­ple­coïn­ci­dence?

Moi aus­si j’ai été éton­née de cette si­mi­li­tude. Si l’on com­pare Le monde de Bar­ney avec le ro­man de Mor­de­cai Ri­chler, les scènes de stu­dio de O’Mal­ley of the North ont été re­trans­crites à la lettre. So­lange est bien une in­fir­mière sexy dans le soap et ce sont les seuls mo­ments où l’on peut faire le pa­ral­lèle avec Le coeur a ses rai­sons. De plus, le film couvre une pé­riode de 30 ans. Pour rendre So­lange dans la ving­taine, la pro­duc­tion s’est ins­pi­rée de photos de moi, jeune. J’avais les che­veux beau­coup plus roux, plus longs et je por­tais une frange. La per­ruque uti­li­sée pour ces scènes fait aus­si pen­ser à celle d’Ash­ley! Et oui, c’est un ha­sard com­plet, ex­tra­or­di­naire; le ro­man ayant été écrit en 1997, il n’y a pas de pa­ral­lèle pos­sible!

Cess­cè­ne­shi­la­ran­tes­son­tel­le­saus­si­drô­lesà­tour­ner quel’est­le­ré­sul­ta­tàl’écran?

Il y a un ni­veau de pré­sence re­quise. [Si l’on pense à Le coeur a ses rai­sons], bien sûr, on riait. Mais ce que les gens n’ima­ginent pas, c’est que ce­la de­man­dait aus­si une très grande ri­gueur. L’ab­surde de­mande de la ri­gueur, si­non, l’hu­mour ne passe pas et de­vient du ca­bo­ti­nage. Le coeur a ses rai­sons a été une grande école pour moi. Et oui, pen­dant le tour­nage de Le monde de Bar­ney, nous avons ri. Voir Cro­nen­berg di­ri­ger un mau­vais soap et de­man­der des in­di­ca­tions [au réa­li­sa­teur], c’était sur­réa­liste... [Rires] Je me sou­viens m’être tour­née vers Paul Gross et lui avoir dit: «J’ai l’im­pres­sion d’être dans un étrange rêve!» [Rires]

PHOTO COUR­TOI­SIE

Ma­cha Gre­non en com­pa­gnie de Dus­tin Hoff­man.

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