ADULTES s’abs­te­nir !

Pas fa­cile pour un adulte de ne pas s’en­dor­mir pen­dant la re­pré­sen­ta­tion de Yo­gi l’ours, re­vu et cor­ri­gé pour le XXIe siècle, c’est-à-dire en 3D et avec les voix de Jus­tin Tim­ber­lake et Dan Ay­kroyd.

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA - Isabelle Hontebeyrie Agence QMI

Film de Eric Bre­vig : avec les voix, en ver­sion ori­gi­nale an­glaise, de Jus­tin Tim­ber­lake et Dan Ackroyd. À l’af­fiche pré­sen­te­ment. Yo­gi l’ours 3D ★★

Yo­gi l’ours est un film mê­lant ani­ma­tion et live ac­tion (vrais ac­teurs dans un vrai dé­cor) à ran­ger aux cô­tés des Mar­ma­duke et autres longs mé­trages du genre. De plus, il ne s’a- dresse qu’aux en­fants de 11 ans et moins en rai­son de la pla­ti­tude ex­trême du scé­na­rio. Même si le tout est me­né ron­de­ment – 1h23 au to­tal –, l’adulte fi­nit ra­pi­de­ment par s’en­nuyer, car ab­so­lu­ment rien n’a été pen­sé pour lui.

Le ran­ger Smith (Tom Ca­va­nagh), res­pon­sable du parc de Jel­lys­tone, doit ab­so­lu­ment trou­ver un moyen de sau­ver cette ré­serve fau­nique. Car, à la veille du 100e an­ni­ver­saire de cet en­droit où la na­ture est reine, le maire de la bour­gade (Andrew Da­ly) s’ap­prête à en vendre les droits d’ex­ploi­ta­tion fo­res­tière.

Pa­ral­lè­le­ment, Ra­chel, une jeune ci­néaste (An­na Fa­ris), ar­rive à Jel­lys­tone pour tour­ner un do­cu­men­taire sur les ours bruns. Et qui de mieux que Yo­gi (voix de Dan Ackroyd dans la ver­sion ori­gi­nale) et le pe­tit Boo Boo (voix de Jus­tin Tim­ber­lake) pour en être les ve­dettes prin­ci­pales? Mais le ran­ger Smith pour­ra-t-il sau­ver le parc avec l’aide de Ra­chel, sans que Yo­gi ne vienne mettre leurs ac­tions en pé­ril?

Évi­dem­ment, au­cun sus­pense dans cette his­toire des­ti­née aux en­fants. Tout se ter­mine bien, les gen­tils triomphent et les mé­chants se font ri­di­cu­li­ser. On note quand même l’uti­li­sa­tion ju­di­cieuse du 3D qui per- met des scènes ri­go­lotes – en­voi de feux d’ar­ti­fice et d’eau di­rec­te­ment dans les yeux des spec­ta­teurs – qui tirent des cris de ra­vis­se­ment aux bam­bins dans la salle.

Les pa­rents qui n’ont pas le choix d’ac­com­pa­gner leur pro­gé­ni­ture pro­fi­te­ront de cette séance pour s’of­frir une sieste car, même avec la meilleure vo­lon­té du monde, Yo­gi l’ours n’est pas un di­ver­tis­se­ment à conseiller pour les plus de 11 ans!

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