MES­RINE - L’INS­TINCT DE MORT

Le Journal de Quebec - Weekend - - CINÉMA -

Paris, 1959. Ren­tré de la guerre d’Al­gé­rie trans­for­mé par les atro­ci­tés qu’il a été for­cé de com­mettre, Jacques Mes­rine met ra­pi­de­ment le cap sur une vie de bra­quages de banque et de truan­disme. Mais Jacques manque de contrôle sur lui­même et se fait des en­ne­mis à la pelle, tan­dis que, sur le front do­mes­tique, ses pa­rents, puis la ma­man de ses en­fants, déses­pèrent de le voir re­ve­nir dans le droit che­min. À la suite d’un sé­jour en pri­son sui­vi d’un pro­jet de ré­in­ser­tion so­ciale qui tourne court, Jacques re­prend les armes. Sa pas­sion sou­daine pour l’énig­ma­tique Jeanne Schneider lui fait prendre des risques qui le forcent à l’exil. À Mon­tréal, où ils sont ve­nus s’éta­blir en 1968, Mes­rine et Jeanne se font ra­pi­de­ment un nom.

CE QU’ON EN PENSE

La vie de Jacques Mes­rine est un ro­man touf­fu dont Jean-François Ri­chet a com­pri­mé les ins­tants mar­quants dans ce pre­mier vo­let mus­clé d’un dyp­tique qui com­porte éga­le­ment Mes­rine - L’en­ne­mi pu­blic n° 1. Parce que le scé­na­rio porte da­van­tage sur le « quoi » que sur le « pour­quoi », l’en­semble de­meure as­sez anec­do­tique et dé­pour­vu de pro­fon­deur. Quelles sont les rai­sons qui ont mo­ti­vé le cri­mi­nel? D’où lui vient sa pas­sion pour Schneider, qui l’a en­traî­né au som­met du ta­bleau des cri­mi­nels les plus re­cher­chés? Ri­chet reste avare d’ex­pli­ca­tions, as­semble les faits pour que ça bouge et fait grim­per la ten­sion pour te­nir en ha­leine.

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