La po­li­tique l'in­té­resse mais... GRE­GO­RY CHARLES EMBARASSE NOËL

<< Ce temps si­len­cieux et d'amour est ne­ces­saire >>

Le Journal de Quebec - Weekend - - LA UNE - Mi­chelle Coudé-Lord MCLORD@JOUR­NALMTL.COM Gre­go­ry Charles est en spec­tacle au Ca­pi­tole jus­qu’à la fin dé­cembre.

MON­TRÉAL | L’an­née 2010 en fut une rem­plie d’émo­tions pour Gre­go­ry Charles. À tra­vers ses mul­tiples en­ga­ge­ments pro­fes­sion­nels, il a dit oui à Ni­cole Col­let en oc­tobre der­nier. Un grand pas dans la vie de l’homme de 42 ans. Ar­tiste et ci­toyen en­ga­gé, Gre­go­ry Charles nous parle de la vie avec un grand V. En ce temps de Noël, où on a l’im­pres­sion que le temps fige, il ré­flé­chit à voix haute sur son pré­sent et son fu­tur.

Le soir de notre ren­contre, une vraie belle tem­pête de neige nous don­nait un réel goût de vivre Noël.

« La messe de mi­nuit, c’est ma­gique. Pour moi, ce sont des sou­ve­nirs ma­gni­fiques de mu­sique, de dou­ceurs avec tous les membres de ma fa­mille. Cette an­née, pour la pre­mière fois, je par­tage tout ce­la avec mon épouse. Ça donne dé­fi­ni­ti­ve­ment un nou­veau sens à ces mo­ments pri- vi­lé­giés­vi­lé­giés », confie Gre­go­ry, en verbe.

Oui, il est croyant et aime quand le temps s’ar­rête ain­si à Noël.

« Je suis to­ta­le­ment pour le temps des Fêtes qui nous donne l’oc­ca­sion de prendre le temps de se dire qu’on s’aime. Je dis… al­lez don­nons-nous de l’amour, ou­blions, le temps d’une nuit, nos sou­cis, nos peines et ras­sem­blons-nous. Noël pour tout son sens de paix et d’amour est la plus belle des fêtes. »

CROIRE EN PLUS GRAND QUE SOI

Il dit ne pas vou­loir évan­gé­li­ser les gens mais oui, il aime croire.

« La vraie li­ber­té pour moi passe par un vé­ri­table amour. Et oui je crois que quelque chose est plus grand que moi. Sans ce­la on se li­mite. Et quand tu crois tu vas né­ces­sai­re­ment plus loin. À Noël, je prends le temps de ré­flé­chir à tout ce qu’il y a de beau et de grand », ra­conte un Gre­go­ry émou­vant.

Il dit avoir un mer­veilleux mo­dèle d’amour avec ce­lui que ses pa­rents lui ont mon­tré chaque jour.

« Dieu qu’ils s’aiment et ils me mettent la barre tel­le­ment haute. Ma mère souffre d’Alz­hei­mer et je vois mon père ai­mer si ten­dre­ment ma mère, l’ai­der, l’ap­puyer, la ré­con­for­ter… c’est un amour in­con­di­tion­nel. J’es­père y par­ve­nir car c’est tel­le­ment beau et fort », ex­plique-t-il.

VIVRE IN­TEN­SÉ­MENT

Lors­qu’on lui de­mande sa dé­fi­ni­tion de la vie, il ré­pond du tac au tac : « Pour moi la vie c’est le feu. Si tu n’es pas en feu, t’es pas en vie. Par­fois le feu est plus tran­quille mais j’ai tou­jours vu la vie comme une boule de feu. »

Bien sûr qu’il rêve à ses pro­chains Noël avec ses en­fants.

« Si Dieu le veut ce se­ra mon der­nier Noël sans être père. Ni­cole et moi on y tra­vaille et en rêve. » En com­pa­gnie de son Choeur vo­cal de La­val, il par­court le monde de­puis plus de 20 ans.

« Ce tra­vail m’a mon­tré la force d’une équipe et a fait de moi un homme en­core meilleur. Tant mieux si j’ai ai­dé des jeunes à voir grand et loin. »

Vé­ro­nique Ber­ge­ron, qui fait par­tie du Choeur de La­val de­puis plus de dix ans, parle de Gre­go­ry comme d’un guide ex- traor­di­naire.traor­di­naire.

« Son éner­gie, son ima­gi­na­tion dé­bor­dante nous al­lument tout sim­ple­ment. Il a de plus de vraies va­leurs fa­mi­liales. Il nous a mon­tré la dis­ci­pline, le tra­vail, la ri­gueur et la joie de vivre. C’est un édu­ca­teur-né qui nous per­met de gran­dir et de voir grand », té­moigne Vé­ro­nique Ber­ge­ron, qui a fait de ce Choeur sa se­conde fa­mille.

LA SUITE…

Bien sûr qu’il rêve en­core à sa car­rière in­ter­na­tio­nale.

« J’ai at­teint une ma­tu­ri­té comme ar­tiste et je crois que je peux en­core conti­nuer à tra­vailler à concré­ti­ser ce rêve. Je me vois avec ma fa­mille voya­ger entre les grandes ca­pi­tales amé­ri­caines; aus­si dans mon rêve il y a la France et la Grande-Bretagne. J’offre mon spec­tacle et sur scène je suis vi­vant. Si ça n’ar­ri­vait pas je se­rais dé­çu. Mais je crois que 2011 se­ra rem­plie de belles sur­prises », conclut en sou­riant l’unique Gre­go­ry Charles.

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