La dif­fi­cile conquête de nou­veaux mar­chés

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - Mi­chelle Coudé-Lord Le Jour­nal de Mon­tréal «Ma femme Ni­cole s’ha­bi­tue à vivre avec une per­son­na­li­té pu­blique. Ce n’est pas évident, car elle est très pri­vée», sou­ligne Gre­go­ry Charles. PHOTOS JO­CE­LYN MALETTE

MON­TRÉAL | Gre­go­ry Charles ne cache pas qu’il ai­me­rait que sa car­rière in­ter­na­tio­nale soit dé­jà dé­mar­rée. « Si ça ne fonc­tionne pas, je se­rai dé­çu, c’est cer­tain. J’ai­me­rais être un am­bas­sa­deur cultu­rel de chez nous, par­tout sur la pla­nète », confie l’ar­tiste.

Il sait qu’il lui fau­dra pro­vo­quer les oc­ca­sions.

« Gil­bert Ro­zon et le groupe Juste pour rire tra­vaillent au­tant sur le conti­nent eu­ro­péen qu’amé­ri­cain. On cible aus­si Londres. Je crois que j’ai quelque chose de dif­fé­rent à of­frir, comme ar­tiste. Il faut juste que le ti­ming soit par­fait. »

Il ra­conte alors ses ren­dez-vous man­qués.

« À New-York, en 2005, j’ai failli avoir un théâtre dis­po­nible pour quelques se­maines, mais Ju­lia Ro­berts a dé­ci­dé de faire du théâtre, et tout est tom­bé à l’eau; puis je de­vais par­tir en France, un mois, lorsque je suis tom­bé de la scène. Puis il y a eu, en 2009, ces trois mois dans une salle de 600 per­sonnes, au théâtre De­ja­zet.

Au dé­but, ce fut dif­fi­cile, mais nous avons ter­mi­né sold out les trois der­nières se­maines, et le théâtre n’était plus dis­po­nible. De­puis, on cherche la meilleure for­mule. Pour le pu­blic qué­bé­cois, avec qui j’ai une his­toire d’amour for­mi­dable, je suis un en­ter­tai­ner. Pour les Fran­çais, ils ont de la mi­sère à me dé­fi­nir, à trou­ver ma niche. Je sais qu’ils ont ap­pré­cié mes ta­lents mu­si­caux; donc, le pro­chain spec­tacle, si j’y re­tourne, se­ra né­ces­sai­re­ment très mu­si­cal. »

MUSICMAN, VER­SION USA

Il croit tou­te­fois que son style est plus amé­ri­cain.

« Je me vois pré­sen­ter mes spec­tacles entre New York, Los An­geles, Chi­ca­go, Ve­gas. Je sais que, sur scène, je vis, je montre, là, toutes mes forces. Je ne suis pas Cé­line ou U2, mais j’ai des ha­bi­le­tés en mu­sique qui peuvent m’ame­ner à réus­sir sur la scène in­ter­na­tio­nale. Il faut juste avoir le bon pro­jet, le bon ti­ming et un peu de chance, je crois », dit-il.

Lorsque Gre­go­ry Charles parle de la scè- ne, ses yeux brillent.

« Je suis un ar­tiste to­ta­le­ment heu­reux sur scène, même si j’ai­me­rais en­core dé­ve­lop­per des pro­jets de té­lé et de ra­dio, mais je suis ha­bi­té par un dé­sir spon­ta­né de per­for­mer. »

RÉUS­SIR…

Il ne cache pas que réus­sir ce dé­fi dans des nou­veaux mar­chés est une de ses grandes prio­ri­tés.

« Si on ne par­vient pas à ou­vrir une brèche sé­rieu­se­ment, sur le mar­ché an­glo­saxon ou dans le mar­ché fran­çais, j’au­rai l’im­pres­sion d’avoir man­qué mon coup. Ma mo­ti­va­tion pre­mière est d’être sur scène. Je suis un bou­li­mique », conclut l’ar­tiste dé­ci­dé.

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