LE TOP DES SPEC­TACLES

Vous êtes ce ma­niaque de mu­sique qui ne veut rien ra­ter et qui est prêt à cam­per toute une nuit, à la pluie bat­tante, de­vant l'en­trée des plaines d'Abra­ham pour être le pre­mier de­vant la scène et cou­rir la chance d'at­tra­per l'une des ba­guettes que le batt

Le Journal de Quebec - Weekend - - WEEKEND - Cé­dric Bé­lan­ger CEDRIC.BE­LAN­GER@JOUR­NAL­DE­QUE­BEC.COM

1. Ar­cade Fire, sur la scène Bell des plaines d’Abra­ham, le 12 juillet

Ex­cep­tion faite d’une es­ca­pade dans le ter­rain de sta­tion­ne­ment d’un centre com­mer­cial de Lon­gueuil, Ar­cade Fire a joué dans trois villes du Québec, l’été der­nier, Sher­brooke (concerts de ro­dage), Québec (Fes­ti­val d’été) et Mon­tréal (Fes­ti­val Oshea­ga). Sans chau­vi­nisme au­cun, et pour avoir vu le groupe dans les trois villes, on peut af­fir­mer que le groupe a été à son mieux sur les plaines d’Abra­ham. Le choix et l’ordre des chan­sons étaient par­faits tan­dis que Will But­ler, le frère de l’autre, d’or­di­naire sur­vol­té, était car­ré­ment pos­sé­dé par le dé­mon. Un grand mo­ment!

2. Muse, au Colisée Pep­si, le 21 oc­tobre

Le groupe bri­tan­nique a réus­si là où Guns N’ Roses et Ja­son Mraz avaient plus ou moins échoué avant lui en 2010 : faire vi­brer ce vieux Colisée Pep­si qui fait fuir, dit-on, les grandes stars du rock. Non seule­ment Muse n’a pas bou­dé l’édi­fice, mais il y a même ins­tal­lé son im­po­sant et fu­tu­riste at­ti­rail scé­nique. Tout ce­la au grand bon­heur d’une foule de 15 000 per­sonnes, sû­re­ment l’une des plus en­jouées et bon en­fant qu’on a vue de­puis long­temps à un show rock au Colisée. Ajou­tez à ce­la tous les suc­cès de Muse et vous aviez tous les in­gré­dients pour une soi­rée par­faite.

3. Gilles Vi­gneault, sur la scène Bell des

plaines d’Abra­ham, le 14 juillet

Qui a dit que la chan­son fran­co­phone n’avait pas sa place au Fes­ti­val d’été? Ce­lui-là n’était cer­tai­ne­ment pas pré­sent sur les plaines d’Abra­ham, en cette belle soi­rée de juillet, quand Gilles Vi­gneault a fê­té ses cin­quante de car­rière avec des di­zaines de mil­liers de per­sonnes de toutes les gé­né­ra­tions. Le poète de Na­ta­sh­quan nous a fait pas­ser par toute la gamme des émo­tions. Il nous a émus avec Le doux cha­grin, nous a fait chan­ter sur Pen­dant que les ba­teaux et s’est même of­fert quelques pas de gigue pen­dant La danse à Saint-Di­lon.

4. Ramm­stein, sur la scène Bell des plaines

d’Abra­ham, le 18 juillet

Pré­cé­dé d’une ré­pu­ta­tion scé­nique sul­fu­reuse, Ramm­stein n’a pas dé­çu les hordes d’ad­mi­ra­teurs qui ont en­va­hi les plaines d’Abra­ham pour cette pre­mière vi­site au Québec en presque dix ans du sex­tuor al­le­mand. Lance-flammes, feux d’ar­ti­fice, torche hu­maine et une balade en ca­not pneu­ma­tique sur la foule ne sont que quelques-uns des ef­fets que Ramm­stein dé­ploie pour en mettre plein la vue. Quant à nos oreilles, elles se sont fait bom­bar­der par les lourds ac­cords des suc­cès de la for­ma­tion mé­tal. Une ex­pé­rience!

5. Black Eyed Peas, sur la scène Bell des plaines d’Abra­ham, le 16 juillet, et Green Day, à l’Ago­ra du Vieux-Port, le 20 août

De la vi­site hy­per at­ten­due des pre­miers, on se sou­vien­dra sur­tout de cette ma­rée hu­maine qui a en­va­hi les plaines d’Abra­ham. En fait, on se de­mande même si on ne rap­pelle pas de cette soi­rée da­van­tage pour l’énor­mi­té de la foule que pour la per­for­mance du groupe pro­pre­ment dit. Ils étaient beau­coup moins (7 500) à l’Ago­ra pour Green Day. N’em­pêche, la soi­rée a été aus­si mé­mo­rable, gra­cieu­se­té de la gé­né­ro­si­té du trio ca­li­for­nien, qui a gar­dé la pé­dale au fond pen­dant trois heures, n’ou­bliant au­cun de ses suc­cès.

RAMM­STEIN

GILLES VI­GNEAULT

MUSE

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